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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 05:57
L'écume de meuse

Le groupe fait trembler les murs du café tenu par les français. Un groupe russe qui déverse un grind-core d'un classicisme chiant. Tout le monde a l'uniforme du bon métalleux et quand la fille de garçon tout maigre débarque, l'incongruité de son apparence avec le reste des gens présent dans le café me fait sourire. On doit sortir avec elle ensuite pour une histoire de vengeance. On doit aller dans le café ou son ex-mec doit être avec sa nouvelle nana a ce que j'ai compris. Bordel j'ai dis a garçon tout maigre, il faut jamais faire les choses par rapport aux autres dans ces cas la, il faut vivre par rapport a soi. Elle a 18 ans me hausse des épaules garçon tout maigre avec un certain fatalisme. Je regrette de ne pas avoir pris mes bouchons car le groupe joue assez fort, je me dis que c'est mieux sans le chanteur ce que me confirmera garçon qui cherche des filles sur le net. Il est avec une fille qui semble un peu toxico ce qui est un euphémisme pour une liégeoise. On boit nos bières dehors jusqu'à la fin du concert qu'on entend pas si mal en terrasse. Il fait un temps gris, un peu lourd, un peu sec, comme si l'air ne parvenait pas a se débarrasser d'une certaine électricité. Le groupe ne joue pas très longtemps, ce qui semble ne chagriner personne. On se décide pour aller boire un godet au pot au lait. On part tout les cinq avec garçon qui cherche des filles sur internet et la fille qui irait bien avec garçon tout maigre. Ce n'est qu'une étape avant d'aller au fameux lieu de la vengeance. Le Charlemagne bordel s'appelle le dernier café ou on doit aller. Rien que le nom fait peur. C'est un rade vers saint Lambert ou un type mixe. On va se retrouver avec des petits jeunes et on regardera la fille de garçon tout maigre draguer des types. Le programme de fin de soirée me déprime un peu. J'avais déjà chaperonné la sœur jumelle de fille de 18 ans a Paris. Elle m'avait demandé de l'emmener dans un endroit lesbien et on s'était retrouvé au troisième lieu. Sa plastique de bombe anatomique de 16 ans avait affolé les foules lesbiennes et je m'étais retrouvé à lui courir partout après dans les chiottes, dehors, enfin un peu partout quoi, et je m'étais couché à 6 heures du matin dans un état d'épuisement nerveux que je ne voudrais plus connaître pour rien au monde. On se boit notre verre au pot au lait, je me rends compte que je ne supporte plus la jupiler. Garçon tout maigre à raison, elle est devenu dégueulasse, ou alors c'est nos foies de pré-cinquantenaire qui ne supporte plus rien. Garçon qui cherche des filles sur le net boit toujours des mazout, un truc infâme, ou l'on verse un fond de coca qu'on recouvre de bière. Une sorte de kalimutcho houblonnesque si tu vois ce que je veux dire. A minuit on se pointe au fameux Charlemagne. J'ai décidé d'arrêter de boire ce qui fait que la nuit va être longue. Un type mixe une techno un peu hardcore qui me semble vieillotte. Je suis halluciné que la musique résonne sur toute la place saint lambert. Je vais me chercher une frite vers 3 heures du matin mais la mayonnaise est trop citronné. Je discute avec un connard qui me raconte deux blagues débiles et comme je ne ris pas me dit qu'il va danser avec les gens de son âge. Fille de 18 ans papote avec un animateur radio. Garçon tout maigre - qui se demandera plus tard quand nous rentrerons comment j'ai pu tenir toute la nuit sans drogue et auquel je répondrai ça fait 30 ans que je tiens sans drogue - me dira tu es courageux. Un type me dira je ne suis pas raciste la preuve mes cousins sont haïtiens, ce a quoi je lui répondrai je ne suis pas raciste la preuve ma grand-mère était rousse. Un voisin de la place viendra gueuler qu'il y a trop de bruit, sans résultat. On rentrera dans l'aube, traversant les ponts qui nous sépare de longdoz. Le type qui joue dans les films de bouli lanners semblera totalement halluciné ou extasié, c'est selon, tout au long de la nuit. En traversant le dernier pont, je regarderais les bateaux sur la meuse. Je chercherais le fantôme sur la rive ou sur une embarcation. Mais non, elle sera dans mon lit. Elle sera dans mes bras.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:33
Un petit peu de pas grand chose

On discute en terrasse de ce café ou j'avais été pour une fête d'un mariage punk. Ils ont divorcés peu après. J'ai vu la mariée l'autre soir. La gueule couverte de piercing. On papote avec ce chanteur qui a le même âge que garçon tout maigre et qui semble plus vieux que lui de 10 bonnes années. Le problème a liège c'est les dents. Un mélange de pauvreté et de came et tout le monde à les dents pourris. On se promène un peu dans le quartier Zaïrois, et puis on échoue dans le centre, vers la place du commissaire Maigret ou un personnage de pierre ressemblant au commissaire susnommé est assis sur un banc de pierre. Avec un chapeau et une pipe dès fois qu'on est pas compris. Le ciel est d'un gris qui s’apparente aux couleurs de la ville, impression étonnante ou l'environnement ne semble faire qu'un. Le ciel n'est plus qu'un dégradé de gris, comme s'il devenait la suite des immeubles de la ville. Une perspective intéressante. Liège est sombre. J'achète quelques livres dans la bouquinerie que j'aime bien, et qui s'appelle au commissaire maigret, ensuite seuls en terrasse au Randaxhe sous la pluie avec garçon tout maigre, on se met sous un parasol qui nous protège de la pluie. Je regarde des types qui font de l'aviron sur le fleuve. Je marche à l'envers d'eux on se croise au niveau de la péniche techno ou j'ai échoué une fois au petit matin. Je me perds un peu dans la ville, m'écarte du centre, envahi par des hordes de gens qui veulent profiter des soldes. Il fait lourd et chaud sur la ville, qui semble sur le point d'exploser, mais même s'il pleut en peu, l'orage ne vient jamais vraiment. Je cherche le fantôme sur les pavés de la ville, je cherche les yeux du fantôme dans les vitrines de la ville, remplis de mannequins immobiles. Je caresse la pluie qui tombe sur ma joue, je réajuste ma casquette, et je prends la main du fantôme, dans la lumière grise de la ville, sans qu'on puisse distinguer le ciel des immeubles, on pourrait presque croire qu'on s'enfonce dans le ciel. Qu'on s'enfonce vers le ciel.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 09:55

Je dois être le seul type sur terre qui trouve que liège ressemble a missoula montana. J'en tire pas gloriole. Un peu comme si tu trouve que queretaro mexico te rappelle charleville mèziere dans les ardennes. Le rapport entre Missoula et Liège c'est cette absolue fuite en avant, cette façon de mettre le doigt dans l'engrenage jusqu'à ce qu'il vous entraîne et vous broie tout le cœur. Que disait le père Antoine ce mineur de fonds qui a fondé une église. Tu souffres donc tu apprends. Les antoinistes tu parle d'un ordre. Mais sinon les barakis sont les mêmes, a liège ils portent des chapeaux melons avec des shorts, écoute de la musique techno à fond les houblons, l'habitant de missoula ajoutant à cela qu'on ne peut pas réguler le commerce des armes et qu'il est impensable que le mariage gay existe. Le type me fonce dessus alors que nous glougloutons une jupiler au pot au lait et que je suis de plus en plus d'accord avec garçon maigre pour dire que la jup' est de plus en plus dégueu. Le type arrive et me dit salut dédé comment tu vas. Garçon tout maigre rigole dans son pétard alors que je lui dis d'un air serein ça m'arrive toutes les semaines. Je suis pas dédé je dis au type. Tu n'es pas dédé il me répète des fois que je change d'avis. Non je suis pas dédé je lui répète je m'appelle drink. Le type ne semble pas convaincu mais je crois que mon accent français le fait basculé dans mon sens. Le type repassera plusieurs fois comme pour essayer de me convaincre que je ressemble au fameux dédé. Il me cite le nom d'un bar dans le carré, et me conseil d'y aller pour voir a quel point je ressemble au zigue susnommé. On rentre dans la chaleur lourde de liège, on traverse le pont qui nous fait rejoindre outremeuse. Je regarde le fleuve qui s'écoule, je me demande si la nuit un jour succédera au jour, oui ce genre de questions qui n'a pas de fin. J'ai l'impression que nos vies sont des cours d'eau qui ne s'arrêtent jamais. Je m'allonge alors que le houblon ne me remonte pas jusqu'au cerveau. Je cherche le fantôme mais elle n'est pas tout à fait la. Elle n'est pas encore la. Mais je la prends dans mes bras. Je la tiens contre moi.

Roture et meuse
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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 09:02
L'écume des nuits

Deux jeunes américains qui se retrouvent inopinément face à face dans le train se mettent a jacter. Le type à un drôle d'accent, Montana peut-être, mais comme je suis en train de lire Robicheaux a Missoula je suis influencé. La fille je dirais Chicago. Je mange mes cerises en regardant le paysage au-dehors. Je suis peinard dans ce train du matin, dans la classe des bourgeois, loin des enfants et de la populace de la seconde. Je me suis levé tôt pour prendre le train du matin, moins cher, d’où la classe bourgeoise. Je rejoins la furie. Dans 24 heures je serais encore debout, en train de boire mon dernier gin-tonic en terrasse du petit bougnat. Je me trompe de bus en sortant de la gare, je prends le 4 qui fait tour de la ville, passant par saint lambert puis par saint léonard et même la caserne Fonck avant d'arriver enfin outremeuse. Je dors un peu après mon arrivée, après le café, le papotage et le repas. Après la sieste, garçon tout maigre me fait faire vingt minutes a pied pour aller dans un supermarché biélorusse ou la bière est moins cher. Et ou il aime bien une caissière. Il achète un truc pour l'apéro qui s'avérera être du cheval séché. On mange chez gentil garçon, avec son appartement et la vue sur tout liège, j'apprends avec stupéfaction lors du dîner que Sullitzer est citoyen d'honneur de la ville. Garçon gentil a arrosé le riz avec une sauce pimenté qui enflamme mon palais. Un autre type arrive, garçon tour de contrôle, qui passe son temps a regarder au loin comme s'il attendait des ovnis. On va a l'ancien tipi qui à un nom a la con maintenant, on boit quelques bières et je m'aperçois que je connais la fille qui monte sur scène. Elle a vachement maigri je dis a garçon tout maigre. On dirait qu'elle a découvert la drogue il me répond, pragmatique. Le groupe est moyen, electro-punk très à la mode en Belgique. Garçon qui sort avec des filles de l'est arrive à ce moment-la. Il est avec une nana qui semble complètement à la ramasse et avec son pote qui est gentil mais qui est très lent, ultra-calme, on dirait un type qui fonctionne au ralenti, d'après garçon tout maigre, c'est parce qu'il travaille avec des handicapés. Ensuite je me prends une claque monumentale avec le concert de Prince Harry. Je reste sur le cul devant l'énergie que dégage ce groupe, un tuerie sonique qui me laisse pantois. Les garçons fument des pétards en haut mais je reste devant la scène. Ensuite on se casse, on s'assoit en terrasse, sur la place entre le petit bougnat et l'autre café dont je sais jamais le nom. C'est la que j'en ai marre de la bière et que je passe au gin-tonic. Tu as claqué 100 euros alors que la bière coûte deux euros et le ginto 4,50 euros me dira le lendemain garçon tout maigre. Je me souviens a ce moment du grand duduche ivre mort qui a pissé dans mon verre de gin tonic, je me souviens du type totalement défoncé qui courait autour des tables et qui passait son temps a me piquer ma casquette, je me souviens du type debout sur la table qui dansait avec lui-même. La nuit s'écoule ainsi, entre les verres, les discussions sans queue ni tête, les personnages qui semblent tous en permission de la maison de la folie. Un jeune rouquin dit à garçon tout maigre mais t'es un vieux pédé toi, dans ton cul réponds celui ci pragmatique. Comme quoi tout les rouquins ne sont pas sympathiques soulignera garçon tout maigre le lendemain en rigolant. L'ivresse et les drogues rendent tout le monde un peu inconscient de la folie furieuse. Le jour se lève, on dira qu'il va faire beau. On rentre tranquillement vers les 8 heures. Les garçons discutent jusqu'en fin de matinée pendant que déjà je ronfle. Le fantôme est allongé contre moi, mi-amusé, mi contrarié. Tu devrais faire attention a toi elle me dit. Je ne fais que ça je réponds. Je ne fais que ça, faire attention a toi.

L'écume des nuits
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:17

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Je te cherche sur le pont en traversant la meuse alors que le vent nous balaie petits fétus de paille alors que la vie nous éloigne alors que l'ivresse nous conduit de bars en bars de rêves en rêves et d'oublis en oublis. L'amour à la couleur de tes yeux et de ta voix, l'amour à la son de tes yeux et de ta voix, je t'attends sourire dans la ronchonnitude du matin. Je descend du train sur le quai dans un état un peu froissé, il faut dire que la dernière nuit fut difficile, enfin l'avant-dernière plus tôt. Dans le premier lieu, j'aime beaucoup le second groupe, une sorte de chaînon manquant entre sonic youth et pavement. Le garçon maigre reste au bar pendant que gentil a casquette boit des mazout ce truc dégueu composé de coca et de bière, et petit gros a lunettes s'avère vachement sympa et gouailleurd. Je cherche sur les pavés de la ville, dans les images sur les murs, sur les tags, j'aimerais effacer les douleurs de la vieille dame et ta fatigue mais je n'en suis pas capable alors je souris a la nuit, alors je verse des larmes à l'aube pour faire repousser les fleurs fanés. L'ancien café des punks et des losers magnifiques, des filles fracassées et énervées en tout genre, la café de ce qui fut peut-être la coeur battant de la ville est devenu un havre glauque et froid. Du violoncelle sur le givre, le coeur des âmes errantes, une fille aux yeux de cendres, dense, des patins aux pieds sur le canal gelé. J'aimerais te prendre les mains que nous partions vers d'autres rives, sous d'autres cieux. Tes rires comme des vapeurs de rose, ton rire et la vie qui s'éveille. Je regarde la seine qui déborde et recouvre le bout de l'île de la cité. Je continue d'arpenter la nuit de l'autre ville. Je continue de vivre dans tes nuits et mes jours, dans tes jours et mes nuits, je précède ton appel, je surprends ton sourire. J'aime que la vie me dessine, j'anime l'esquisse sur le mur, je devine tes lèvres sous la neige et le brouillard. Je retiens le temps qui passe en attendant de le relacher. Je retiens ton temps.

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 15:11

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Je cours dans les rues de roture je cours après le fantôme et je danse sur une chanson a la con avec cette fille obèse que personne n'invite et je sais que le fantôme me regarde avec bienveillance car je suis gentil et je veux offrir un verre a la fille avec laquelle veut sortir avec garçon maigre et elle décline en me regardant avec l'aménité d'un criminel de guerre et je ne sais plus dans quel endroit je suis parce que les endroits succèdent les uns aux autres et le premier groupe du concert s'appelle lapin cru et le garçon sympa boit des mazout ce truc improbable mélange de bière et de coca et je fume une cigarette entre le premier lieu et le second lieu et je me souviens que je mange une frite entre le second lieu et le troisième lieu et que je retire de l'argent entre le troisième lieu et le quatrième lieu et je me noie dans la belgitude des choses et je me souviens de comme j'étais heureux a Bruxelles et je cherche le fantôme dans les lueurs de la nuit je vacille un peu sur le chemin quand on rentre et qu'il fait jour et que la nuit nous a déjà oublié et je me souviens que le patron du petit bougnat me dit et qu'est ce qu'il veut boire monsieur drink c'est pour ma pomme et je lui dis je veux une brune mais vous ne pouvez me l'offrir et il rigole et ça fait tressauter son double menton et le bar semble vaciller mais peut-être est-ce la salle de concert ou la caserne ou l'on dansait quelques heures auparavant et je danse un slow avec toi même si tu ne le sais pas mais je crois bien que tu t'en doute un peu et que tu me souris dans la nuit en attendant le jour en attendant ce jour ou tu viendras car tu sais que je n'attends que ça. Ce jour ou tu viendras.

 

 

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 14:15

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Le type avec les dreadlocks n'en peut plus de rire, la fille alcoolique sourit, l'australien rit de bon encore, le sicilien se marre aussi. Garçon tout maigre est ivre mort. Je ne le suis pas du tout. Ivre. Je paie ma tournée pendant qu'ils n'en peuvent plus de rire. Je suis levé depuis l'aube. La veille pas vraiment remis de la soirée de l'avant-veille, ne réussissant à faire une sieste, je me suis couché très tôt. Depuis je me réveille il fait à peine jour. On boit le café avec garçon tout maigre, on écoute l'hilarante chronique de thomas gunzig sur la radio francophone, et puis on sort s'en boire un autre en terrasse au bord de la meuse pendant que son linge tourne à la wassorette du coin. Le café est a un septante et puis je le laisse sêcher son linge et utiliser mon ordinateur pour des recherches administratives et je me dirige vers le centre. Je vais a cette chouette librairie qui se trouve en face de l'université, j'y erre pendant une bonne heure, je discute avec les vendeuses, j'achète quelques livres. Je reviens avec mes bières, tout le monde rigole encore du sobriquet dont m'affuble mon plus vieil ami. Ben quoi dis garçon tout maigre, il est roux, il est doux, c'est roudoudou. Pour ma dernière soirée a liège, on avait prévu de sortir. On était parti outremeuse, et dans le quartier roture on voulait aller dans ce café ou il y a parfois des concerts. Sauf que c'était soirée blues, et que la perspective de voir un groupe poussif jouer devand dix gugusses semblant déjà déprimé à l'idée d'écouter du blues ne nous avaient pas semblé le truc le plus bidonnant qui soit. On avait décidé d'aller vers le carré, en passant rue roture, une fille derrière une petite table d'écolier semblait répéter un texte dramatique. J'avais reconnu la place ou la fête de maty l'ohé battait son plein l'été précèdent. On avait décidé de repartir vers le carré et puis en longeant l'université on s'était rendu compte qu'il y avait un concert à l'île aux pirates. Et nous étions rentrés dans le rade. Je sors de la librairie allégé d'un peu d'argent, alourdi d'un peu de culture, je traîne un peu dans le coin. Une flamande me demande ou se trouve  l'université et je lui montre le bâtiment. Curieux on dirait une flamande sympa, c'est peut-être une néerlandaise je me dis. Elle rigole et s'excuse et je lui montre mon  plus beau sourire sous le ciel gris. Ensuite je retourne errer outremeuse. Je vais au bout de la rue puits en sock et je me paie un café au randaxhe. Même si c'est plus cher qu'une bière. Je suis un garçon très raisonnable. On se prend deux bières au comptoir, c'est du grind core me demande garçon tout maigre entre deux morceaux. Plutôt du death métal je dirais et même vu que le groupe est suisse du death emmental je rajoute. Il en revient pas de ma connerie. En fait le groupe termine son set. La fille finlandaise qui parle pas finlandais mais allemand vient nous dire bonjour, ils se tournent depuis deux ans autour avec garçon tout maigre, je me sens d'humeur badine pour accélerer le mouvement. Je reconnais aussi la fille dont j'avais été au mariage dans un café du centre, une fille dont la gueule est recouverte de piercing, quand elle enlève tout, sa gueule doit ressembler à du gruyère je me dis pris dans ma fixette suisse. Bordel je dis la serveuse a grossi depuis le mois d'aout j'en reviens pas je dis à garçon tout maigre. Oui il réplique ça s'appelle être enceinte, je t'expliquerais un jour il me dit en haussant les épaules. Il y a aussi le garçon australien qui porte fièrement sa chemise hawaïenne alors que tout le monde rivalise de tee-shirt noirs. Comme souvent dans les concerts de métal, vu que tout le monde est recouvert de tatouages, hormis mézigue, une des principales activités une fois le concert terminé est de montrer ses derniers tattoos voire ses derniers piercings. On s'occupe comme on peut. Je termine de me balader dans le quartier, dans ses petites ruelles ou se trouve parfois des autels un peu à la manière des bouddhistes et puis je retraverse la meuse et je rejoinds garçon tout maigre place du marché. On se met en terrasse, et on regarde le défilé des classes d'enfants devant le monument liègeois. Bien sur apparait charlemagne qui comme toutes les célébrités françaises, johnny hallyday, salvatore adamo, claude barzotti, est né en belgique. Ce qui est assez drôle c'est que le monument de bois menace de s'effondrer et qu'on l'a ceinturé avec des espèces de tendeurs de porte bagage pour qu'il tienne encore debout. Architecture baraki. On reste là un bout de temps a regarder, a parler de tout et de rien, sirotant nos jupiler. Le type sympa d'origine sicilienne prend le relais pour mixer après le concert une alternance de morceau disco et métal et punk est du plus bel effet. Pantera succède aux bee gees, sépultura a yazoo. Je dis bonjour a ce type qui porte ses lunettes de soleil sur le front ce qui me laisse perplexe. Chez les femmes j'ai fini par comprendre ou on a fini par m'expliquer que ça servait a tenir les cheveux mais ce qui me laisse rêveur c'est que le type est chauve. Absolument chauve. Et je pense qu' a dix heures du soir dans la nuit liègeoise ses lunettes ne servent pas a grand chose. Un type porte une casquette sylvester staline. Il y a la conne a goitre aussi qui nous tourne autour et je retiens garçon tout maigre qui semble excedé par son attitude, ne rentre pas dans son jeu je lui dis, elle veut juste que tu pête les plombs. Des histoires de bruxelles vieilles de dix ans qui trâinent encore je me dis. Tout le monde est bourré vers les une heure du matin, sauf moi curieusement, je dois me lever tellement tôt c'est peut-être pour ça, le français qui tient le café fait des photos de chacun d'entre nous avec une bouteille de bière derrière notre tête. Je laisse garçon tout maigre discuter avec la finlandaise qui ne parle pas finlandais mais allemand et je danse un peu avec les suisses. Je regarde admiratif ce type habillé comme l'inspecteur gadget chapeau et imper gris et qui n'a pas bougé de la soirée. Assis sur le canapé. Un type dort ivre mort sur le bar. Je commande une dernière bière. Et puis je pense a toi. Rien qu'a toi.

 

 

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 08:35

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Garçon tout maigre paie le billet pour maastrich avant que j'ai le temps de glisser mon billet, tu me paieras un coca pour me rembourser sur la place il me dit. Le guichetier de la gare de liège est hilare, j'espère que vous n'allez pas a maastricht pour boire un coca ! Elle court vers lui. Il sait que ce n'est qu'un mirage. Il sait que c'est sa vie. Il voudrait qu'elle ne parte plus jamais, il voudrait la conquérir. C'est une vie en suspens, il voudrait l'enlever et ne plus avoir mal. Jamais, jamais, jamais. Il fait un soleil de plomb sur maastricht, tout est propre et clean comme partout au pays-bas, c'est un peu la cité des schtroumpfs, évidemment ça change de baraki land. Garçon tout maigre me désigne une fille qui regarde une vitrine et me dit on dirait fille qui avait des menottes dans son sac. Il va pas mieux lui je me dis, et je réponds que ça pourrait être elle qui aurait perdu 30 kilos. Ses lèvres heurtent ses lèvres et elle ne veut pas lâcher son bras. Mais la vie n'est pas si simple. Et ses yeux pleurent, et ses bras craquent, et son corps s'effondre comme des vies en fuite. Des vivre en sursis.  C'est bien elle. On se demande tous comment ça se fasse qu'on soit la. Elle est a maas pour une sorte de fiac local. On se promène et puis on va dans ce parc ou il y a des maisons sous la terre. Enfin un truc dans le genre. Vous n'avez pas changé elle dit, enfin garçon tout maigre a un peu blanchi et drink à un peu grossi. Toi par contre tu as vachement maigri je lui dis. Oh oui 5 ou 6 kilos elle dit. Je vais te perdre je sais et de manière ferme et définitive et pourtant elle tend ses lèvres et il se dit je penserais a elle chaque heure de ma vie. Il court derrière elle, il ne sait pas encore qu'il ne pourra pas la rattraper, il croit que les choses sont compliquées, mais en fait tout n'est pas si simple. La vie en parfois, les vies du peut-être. Il sent le goût de ses larmes, il s'entend dire que tout ira bien. Parfois je ressens la tension entre les deux anciens amants, plus tard garçon tout maigre me dira on croirait qu'elle voulait encore régler des trucs dix ans après. Tu ne veux pas te remettre avec elle je lui propose, j'essaie de lui trouver une fille a tout prix depuis qu'il a viré la cinglée hystérique de sa vie. C'est ce que j'aime bien avec toi, il dit, toujours dans la finesse. Elle dit ça me fait plaisir de vous voir tous les deux, je vous ai toujours considéré comme un duo indissociable. Ah vos grandes discussions philosophiques auquel je ne comprenais rien. Je te rassure moi non plus je lui dis. Il l'embrasse comme si sa vie en dépendait, il est train de la tuer il le sait bien, il se maudira plus tard. On ne devrait pas briser la vie des gens. Et puis il se dit c'est ma vie désormais. Il se demande s'il ne risque pas la noyade, nager au milieu des rochers et de la tempête c'est pas nager dans une piscine. Il comprends que leur destin sont liés désormais, que leur vie ne font qu'une. On se donne des nouvelles de bruxelles, enfin elle nous donne des nouvelles des gens qu'on connaissait, tout le monde est un peu fâché avec tout le monde de ce que je comprends. Le truc un peu classique. Elle me dit ça me fait plaisir de vous voir. Ensuite elle me dit qu'elle sort avec l'ancien copain de la colocataire qui venait m'embrasser sur la bouche en petite culotte pour me dire bonsoir sous l'oeil rigolard des autres colocs. J'ai parfois la bruxhellstalgie je lui dis, c'est sans doute pour ça que je n'y retourne jamais. On se dit au revoir un peu plus tard, on repart vers la gare avec garçon tout maigre. On va bronzer en terrasse en attendant le train pour liège. Sa vie se vide de sa substance maintenant qu'elle est partie. Il se convainc que c'est l'éphémère qui veut ça, l'impossibilité de tout, il va devenir le garçon au bout du quai. Après tout ce n'est pas plus mal, il sait ce qu'il attendra, il sait pourquoi il attendra, après tout ce n'est pas si mal. C'est sans doute mieux d'être vivant. Même loin d'elle il se dit, au moins je suis vivant. Ca faisait si longtemps. Si longtemps.

 

 

 

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Unsane Minds Unsane Bodies

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