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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 09:02
Le retour aux affaires

Au loin j'entends l'avion du fantôme qui décolle alors que je suis encore scotché au sol dans la fournaise californienne. J'effectue quelques longueurs de piscine puis je parle avec l'anglais de bristol et son incroyable accent cockney. Je ne ressens pas de nostalgie de partir, je suis toujours content de rentrer à paris, la ville qui me fait respirer, ou je suis né et ou je mourrais. Et puis je suis content de retrouver la plus belle des femmes du monde, de sentir a nouveau sa peau contre ma peau, et entendre vibrer son souffle léger et aérien. Je vais dormir a nouveau contre elle, et je sais qu'elle sera la pour veiller sur moi. J'écoute une dernière fois les bruits de pasadena, alors que j'entends l'avion qui décolle de l'autre côté du pays, j'entends une dernière fois les bruits de la ville qui ne s'éteinds jamais, alors que j'entends un avion qui se pose de l'autre côté de l'atlantique. Je regarde mon corps vacillant et je me dis que dans quelques heures, à peine j'entendrais a nouveau la voix qui me fait vivre et respirer, dans quelques heures a peine, j'entendrais ta voix qui me fait vivre et respirer. Vivre et respirer.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:41
Last vegas

Le strip. Une vie perpétuelle. Un type qui joue breaking bad. Le strip. La vie folie. Des nanas à moitié nues ce qui n'est même pas envisageable dans n'importe laquelle des autres villes des états-unis. Une déroute en furie. Des jours qui se couchent, des nuits qui se lèvent, des vies qui s'en vont. La route et le bitume et encore la route et encore le bitume. La chaleur et puis le matin. Le jour et puis la nuit. Un jour j'écrirais l'histoire du chanteur qui voulait devenir une femme, tu sais un peu comme j'ai écrit l'histoire du groupe qui ne voulait plus continuer alors qu'ils allaient devenir connu. J'arrive au bout de two harbors comme je suis venu a bout des autres, au bout des autres. Il me parvient aux oreilles les hurlements de la plus belle des femmes de ce monde parce qu'un type lui à mis une main aux fesses. Encore un mort de faim qui devra trépasser, j'imagine. Je regarde le paysage désertique alors que je rejoins la californie, je suis toujours un peu fasciné par la nature, sans doute parce que je ne la connais pas et que je déteste quand même ça, mais je crois que j'aime bien le désert. Las vegas c'est jamais aussi bien que la première fois je me dis. J'aime bien les fins de voyage quand on regrette tout ce qu'on à pas eu le temps de faire, j'aime bien cette frustration qui donne envie d'y revenir. J'imagine le fantôme en fusion de l'autre côté du pays. Je me demande si j'ai raison de revenir au passé, une suite a nos histoires américaines, refaire vivre le goudron. Je continue de vivre au rythme des frères karamazov. Le désert me regarde alors que je le laisse derrière moi. Mais je sais que c'est pour te rejoindre. Pour te retrouver toi. Pour me retrouver auprès de toi. Auprès de toi.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:04
La route du désert

J'aime bien cette route un peu déserte et lunaire ou l'on monte jusqu’à quatre mille pieds et je m’arrête à l'espèce d'espace un peu lunaire ou ils ont construit quelques chiottes. Je me souviens que la première fois que je suis venu a vegas, je suis reparti en taxi pour l'aéroport et le chauffeur m'a demandé si c'était la première fois que je venais et ce que je pensais de la ville. En dehors du monde je lui avais répondu, "outside to the world" je crois bien que j'avais dit au type, un morceau de barbaque de 400 livres qui avait explosé de rire et secoué de spasmes toute sa bidoche. Vegas n'est pas une ville, ce n'est même pas la réalité. Vegas est un fantasme. J'ai mis deux plombes a me sortir du trafic de los angelès, c'était pourtant le début de l'après-midi mais cette ville est un putain d'énorme embouteillage sans fin comme un jour de grêve a paris. En traversant san bernardino je me suis dis que la première fois que j'étais venu, il y a 30 ans, j'avais déjà cette impression de faire de la bagnole toute la journée. Bordel la première fois que j'étais venu a los angelès je pouvais pas commander d'alcool au resto et encore moins en acheter. Au putain de siècle dernier. Je pouvais même pas conduire parce que j'avais pas l'âge du permis français. Je descends au monte carlo a las vegas, je préfère le charme un peu suranné des vieux hôtels et des vieilles machines a sous plutôt que le rococo tape à l'oeil des plus récents. J'aime bien que tu tournes encore le bras de la machine a sous et j'aime bien le compteur qui défile plutôt que le chiffre brut et immédiat que tu as gagné des nouvelles machines électroniques. Un moment sur la route, vers la vallée de la mort, il y avait une tempête de sable et c'était comme du brouillard, j'ai allumé mes phares et j'ai eu l'impression que la fin du monde était proche. J'arrive tard, j'ai juste mis 5 plombes pour faire quatre cent malheureux kilomètres, bon en même temps avec la vitesse limité a 70 miles de l'heure tu peux pas mettre trois petites heures. Je m'assois devant une machine et j'attends qu'une serveuse se pointe pour me demander si je veux un cocktail. Je mets 20 tickets devant la machine et si je perds un peu au début je fais fructifier ma fortune de 10 dollars. Je sais pas ce qui me prends, la fatigue du voyage sans doute, au lieu de commande corona je demande une desperado. Une fois la fille repartie je me demande ce qu'elle a compris vu que la desperado n'existe pas ici. Elle me ramène un verre de porto ce qui n'est pas très rafraîchissant. Les serveuses de cocktails sont comme le monte carlo, leur heure de gloire date de frank sinatra. C'est pas les filles avec de grandes échasses et du monde au balcon comme dans les casinos pour nouveaux riches. C'est plutôt le format dolly parton en mode grand-mère. Vegas me file toujours une énergie incroyable mais je me demande comment on peut garder la pêche en vivant tout le temps ici. Ctte ville est un sanibroyeur de l'âme. Je file toujours 5 tickets au premier verre, du coup la fille me repère et je sais qu'ensuite elle viendra me demander ce que je veux. Ensuite je refile 2 dollars et pour le dernier verre 3 voire plus si j'ai vaguement gagné. Je bois encore une ou deux corona, j'aime bien venir a vegas, pas très longtemps mais j'aime bien. J'imagine que les gens qui vont dans les parcs d'attraction ressentent la même chose. Je lis des nouvelles du fantôme dans manhattan. Je regarde les lumières par la fenêtre de ma chambre et je ris du contraste avec le camping du bout du monde sans eau ni électricité ou j'étais il y a 3 jours. Des mondes ne se croisent pas et s'ignorent totalement même a quelques centaines de kilomètres les uns des autres. J'essaie de deviner au loin la silhouette du fantôme. J'essaie de la deviner. Et je l'étreins. Je t'étreins même si je ne te vois pas. Surtout si je ne te vois pas.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 16:48
La poussière jaune

Je sors de la tente car il commence à faire très chaud dedans et alors que je fais quelques mètres pour aller pisser dans la sèche végétation je vois un bison de l'autre côté de la route a une vingtaine de mètres de moi. Je me dis que je ne suis pas très bien réveillé. On part aux aurores car traverser la cité des anges le matin peut prendre des plombes. On va malgré tout relativement vite, déjà parce que nous sommes deux a bord ce qui permet de rouler sur la voie autorisé aux personnes qui sont au moins deux dans une voiture et puis ensuite parce que le garçon formidable à une carte qui coûte un bras et qui permet de rouler sur une voie rapide spéciale pour les riches. Trois jours plus tard alors que nous rentrons totalement déphasé comme pour un retour à la civilisation, on sort dans ce bar a vin où des gens jouent aux français en buvant des crus hors de prix et en parlant fort. Un jeune garçon joue du piano à la mezzanine. Je parle avec le garçon originaire d'hawaï qui par le lendemain pour bordeaux étudier le vin. Il est inquiet pour son train qui l'attends a roissy pour l'emmener a Bordeaux, il a entendu dire qu'il y avait des grèves. On se retrouve a san pedro pour prendre le bateau qui mène a catalina island. Là ou los angelès ressemble au port du havre, ou des milliers de containers se bousculent et ou des énormes machines semblent avoir deux pattes tel des robots, il parait d'ailleurs que georges lucas s'est inspiré de ces gros machins tout bizarres pour imaginer les robots géants dans la guerre des étoiles. On retrouve le garçon autrichien qui m'explique que comme je suis le frère de ma soeur et que ma soeur est sa soeur je suis son frère. La veille j'ai bien ri quand le fantôme en partance pour une île elle aussi, m'a demandé s'il n'y avait pas d'ours et de loup. J'ai dis qu'il y avait rien sur l'île ce qui est vrai, que c'était une réservé naturelle, c'était avant le premier soir et que je découvre des bébés renards venir traîner sur le terrain qu'on appelle camping qui donnait sur la mer. Ils semblent avoir peur de nous et ils filent à la même vitesse que les écureuils. Au bar à vin je pense à la plus belle femme du monde qui a rejoint son île maintenant que j'ai quitté la mienne, ma soeur me ramène à la réalité en me disant qu'on va y aller mollo sur le pinard vu que la bouteille qu'on vient de prendre coûte la modique somme de 99 dollars. J'ai pas bien compris la carte je lui dis et je m'aperçois que vingt cinq tickets c'est le prix du verre. Le garçon autrichien drague un peu sur le ferry, je ne le connais pas encore bien, c'est ensuite que je m'apercevrais qu'il a deux passions dans la vie. Regarder les filles, et dire fucking dans chaque phrase. Le seul mot de français que je lui apprendrais sera putain pour pas le bouleverser trop. Avalon, la principale des deux îles qui forment catalina island fut très à la mode pendant les années vingt et trente auprès des stars de hollywood. A l'époque il fallait forcément un yacht ou un bateau pour venir et le lieu est devenu une sorte de saint tropez pour riches. Je crois que c'est de cette époque que date le casino qui est fermé aujourd'hui mais qui trône toujours en bord de mer. Et puis un beau jour, il y eut une liaison par ferry et la populace pouvant venir plus facilement, les stars et les riches se sont éclipsés. Le garçon d'hawaï me rappelle ce garçon d'arizona chez qui j'avais habité a san francisco et qui avait un drapeau français tatoué sur la fesse. C'est la première chose qu'il m'avait montré quand j'étais arrivé chez lui puisqu'en plus il était exhibitionniste. Le garçon d'hawaï me parle du vin et du bordeaux comme une midinette, il ne prend des vacances que tout les deux ans pour pouvoir partir deux mois, vivre dans une cité universitaire et étudier le vin. Aujourd'hui avalon est un peu construit mais pas tant que ça, il y a une route, quelques hôtels et quelques campings. Mais nous n'allons pas a avalon, nous allons sur l'autre île, two harbors, le trou du cul du monde a quelques miles de la cité cinglée de douze millions d'habitants. Après avoir pissé, je rejoins mon beau-frère que j'aperçois avec son appareil photo en bandoulière, il est 6 heures du matin, il fait déja chaud, en même temps sur l'île comme il n'y a pas d'électricité, il fait nuit noire à 8 heures et on se couche tôt. Du coup on se lève aux aurores. J'ai cru voir un bison je lui dis. Je pense au fantôme et je me demande si woody allen l'enlèverait s'il la croisait dans manhattan. Le port d'arrivée de two harbors est un ponton de bois, au bout, il y a la seule boutique de l'île, qui vend les produits de première nécessité, surtout des sacs de glaçon. Il y a un camping pas très loin. Mais nous allons à l'autre. De l'autre côté de l'île. Il faut se faire emmener en voiture par une des très rares habitantes de l'île, sur la seule route en terre et au bout de vingt minutes de voiture, après avoir avalé dix kilos de sable et de poussière, on arrive au camping. Enfin camping, juste un morceau de terre desséché ou on pose sa tente près d'un arbre pour avoir un peu d'ombre, il n'y a pas d'électricité, un robinet ou coule de l'eau non potable. Un seul chiotte, pas de douche, et un ranger qui gère le lieu dans son camping car, et qui fournit de l'eau filtré dans de grandes bonbonnes et du bois pour le feu. Je me demande alors que je suis avec une trentaine de personnes au bout du monde avec la mer et les rochers en horizon, comment brillent les yeux de la plus belle femme du monde. Dans les années trente, on a tourné un western a two harbors. Le paysage montagneux, aride, l'herbe jaune et brûle, la pureté du paysage qui ne comporte aucune construction en dur ni poteau de toutes sortes, l'île se prête a un western. Un producteur zélé a donc fait venir quelques bisons pour le tournage. Par économies sans doute, une fois le tournage terminé, il a laissé les bisons sur l'île. Il y en plus de deux cent aujourd'hui. Alors que le garçon formidable me montre les photos du bestiau et que je vois au loin dans le paysage lunaire, le bison qui remue la poussière en rejoignant la montagne, je pense qu'il faudra que je dise au fantôme que je n'ai pas vu d'ours mais que j'ai vu un bison. Et je souris en imaginant son visage interloqué. Et je souris en t'imaginant errant dans manhattan à la recherche d'un petit binoclard qui parle comme une mitraillette. Je souris quand même un peu.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 16:58
La paix des méninges

La fille dans la rue me dit qu'elle adore mon tee-shirt. Je souris niaisement et mon beau-frère la remercie alors qu'on continue de marcher sur colorado pour aller se manger une glace un peu plus loin. La pauvre jeune fille qui m'a fait des compliments comme on en fait beaucoup ici, vu que tout les gens se parlent, se hèlent, s'interpellent, se posent des questions, la pauvre jeune fille ne sait pas que si le fantôme était là, je ne pourrais lui éviter une mort dans d'atroces souffrances. Le fantôme ne voudrait rien entendre, le fantôme ne veut rien entendre. Je me rends compte, alors que je continue les frères karamazov au bord de la piscine que c'est un roman noir, un thriller, un hard-boiled comme on dirait ici. Les digressions sur la religion sont un peu chiantes mais c'est pas si difficile à lire. Je me souviens que quand on partait en vacances, mon père remplissait une valise de bouquins, et je crois qu'il était comme moi, il aimait juste les vacances car il pouvait encore plus lire. Je comprends aujourd'hui que mon père était comme moi en fin de compte, un solitaire absolu. Il avait eu une famille par amour pour ma mère. Il s'était sans doute marié trop âgé, il avait déjà pris le pli de la solitude, c'est sans doute pour ça que je l'ai toujours senti absent. Il était enfermé en lui-même. On va manger au restaurant espagnol de glendale. J'aime bien le slogan sur la carte, venir ici permet de manger une vraie paella sans faire le voyage jusqu'en Espagne. On l'a commandé sur la route. Il y a des fanions de pleins de club de soccer sur les murs. Glendale est la ville après pasadena, et avant burbank et ses studios de télévision. Glendale est la ville des arméniens. C'est surtout plus montagneux, on commence à voir des maisons un peu isolées au milieu d'une végétation cramé et jaune depuis qu'on a plus le droit d'arroser à cause de la sécheresse. On mange en entrée de petits morceaux de chorizo qui baignent dans du vin rouge et on fait passer la paella avec de la corona. Je suis comme de coutume le seul cul blanc dans le restaurant ou l'on parle espagnol et la patronne péruvienne se force à me parler anglais. Vous êtes français me dit la femme de monsieur grosse tête dans l'ascenseur alors que je sors idéfix. Elle m'a demandé comme le type de la veille dans la rue, la marque du clébard. Moitié maltais j'ai répondu, mais je sais jamais comment on dit pour l'autre morceau. Monsieur grosse tête qui est vachement sympa et optimiste dans la vie me dit qu'il adore la france et les français pour une raison que j'ignore. On y va en septembre et c'est la première fois me dit sa femme alors que l'ascenseur arrive au parking. Plus tard je dirais en rentrant ils sont vachement sympas les grosses têtes alors que soeur l'américaine me dira arrête de les appeler comme ça je vais le répeter, je me souviens jamais comment ils s'appellent. Le voisin rosbeef qui vient de bristol dit à ma soeur qu'il adore sa robe. Elle le remercie. Voilà j'ai envie de dire a la plus belle femme du monde, c'est ainsi la californie, mais je sais qu'elle n'entendrait pas, et qu'elle décapiterait ou brûlerait vivre la jeune fille qui m'a complimenté sur mon tee-shirt. Le caissier du supermarché mexicain n'arrête pas d'éternuer et le garçon formidable fait un petit point santé avec lui pendant dix minutes puis finit par lui noter le nom d'un produit naturel pour se soigner pendant que les gens derrière, stoïques attendent bien sagement leur tour. C'est marrant je me dis, j'ai deux beau-frère, l'un est le type le plus généreux que le monde aient porté et l'autre le moins généreux de la galaxie. On prépare notre paquetage pour le camping dans l'île, et je me demande depuis quand je n'ai pas campé. Le festival de dour peut-être, il y a déjà quelques années. J'y allais avec ce garçon qui habite près de chez moi et que je ne vois plus pourtant. Sans trop savoir pourquoi. Le soir alors que j'enlève mon tee-shirt qui reprend le logo de disney mais ou il est écrit walter white meth lab, je regarde le fantôme qui m'attends de l'autre coté de l'atlantique. Bientôt tu seras plus près de moi je pense tout bas. Bientôt tu seras tout près de moi.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 17:25
Fortune cookie

J'aligne quelques mots pour oublier le vide près de moi, alors que je me retourne dans le lit et que le chien vient me lécher les pieds. J'essaie d'aligner quelques mots dans la brume du matin pour effacer la douleur que ressent la plus belle femme du monde. Je lis au bord de la piscine ce roman aride et foisonnant écrit il y a cent cinquante ans par un auteur russe et je me dis qu'on ne peut pas être plus éloigné de l'univers du roman que je le suis. Less than zero versus les frères karamazov. Alors que le mexique s'éloigne je regarde des images de l'île ou le garçon formidable veut m'emmener camper. Je me demande si j'aurais le temps d'aller jusqu’à big sur a défaut de bolinas ou si je me rabattrais sur las vegas. J'aligne quelques longueurs paresseuses dans la piscine à l'eau salée. Ma vie n'est plus chlore. J'écoute l'âme en fragment du fantôme qui se fracasse contre un mur de métal. Je me dis qu'un court moment on sera tout les deux sur une île. Manhattan versus two harbors. Je tourne les pages du livre de fin d'année de nièce l'américaine, elle m'explique qui sort avec qui en me montrant les photos des premières et terminales. La fille de l'acteur porte un prénom qui n'est pas un prénom. Mon beau-frère me dit que ma coupe de cheveux du jour est beaucoup mieux que celle d'hier, ce qui me laisse dubitatif vu que je ne me coiffe jamais et que j'ai toujours une vague coupe à la tintin. You are open and honest in your philosophy of love il est écrit sur le fortune cookie. On a mangé a panda express ou je me suis délecté d'un poulet au bacon et à l'orange que j'ai dégusté en imaginant la tête navré de la plus belle femme du monde. Je ris souvent en imaginant son visage et sa réaction alors que je me délecte de plats particuliers. En même temps personne n'a jamais dis au fantôme qu'il existait sur cette terre un autre moyen de d'alimenter que les pâtes au beurre. Je l'entends s'endormir et je la regarde qui ferme les yeux. Je regarde ce visage qui jamais ne quitte mon regard. Jamais tu ne quittes mes yeux. Jamais tu ne me quittes.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 04:39
Breakfast club

Pour ses 16 ans, nièce l'américaine a loué une petite salle à côté du marchand de vin hors de prix et en face du parc ou un groupe s'égosille pour la fête de la musique qui se déroule a pasadena ce samedi 7 juin. Elle a invité une vingtaine de filles peut-être des garçons, a offert un méga brunch et projeté breakfast club. Le type nous hurle dessus comme si on venait de tenter de zigouiller le président des états-unis, du coup on bouge nos vélos qu'on a accroché au mauvais endroit et on va les mettre dans le garage sous le restaurant ou je goûte un pizza boeuf ananas dans cette esprit de cuisine fusion dans la plus pure tradition californienne. Dans le lieu ou nièce l'américaine à fêté ses 16 ans, une sorte de centre d'animation à la sauce californienne, un groupe joue a fond les potards et je reste pas longtemps faute de bouchons. Le fils des français ne dit même pas bonjour avant de s'asseoir a table et du coup je le calcule pas. Ce petit merdeux fait exprès de parler anglais comme les adolescents en baragouinant dans sa barbe. On aurait peut-être du lui faire boire du rosé ça le rendrait moins con je dis a nièce l'américaine hilare. Alors que mon beau-frère lâche le clébard qui ressemble a idéfix dans le parc en face du supermarché mexicain, il me dit que mes parents adoraient venir ici et je réalise pour la première fois que mon oncle qui vient de mourir s'est peut-être laissé mourir de chagrin après la mort de ma mère. On traîne dans arts district, ce quartier un peu étrange et vide, avec de grands hangars qui s'avèrent des studios de cinéma et d'immenses murs de street art. Il suffit de passer le pont pour se retrouver a east los angeles ou tout est en espagnol puisque seuls les mexicains vivent ici. De grandes fresques murales racontent l'histoire du mexique. J'ai l'âge des personnages de breakfast club je dis a nièce l'américaine, j'avais aimé ce film a l'époque, je devais avoir seize ans, peut-être dix sept. Je me demande si ça a mal vieilli, je l'ai pas vu depuis au moins le siècle dernier. Il y a un groupe de très jeunes filles d'à peine quinze ans qui jouent sur la scène du paseo, mais c'est très curieux elle joue de la musique de vieille. Elles jouent la musique que leurs pères écoutent je me dis. Je me rends compte que les gogo's existent encore, ou alors elles se sont reformés comme tout le monde car elles passent au playboy festival. On prend un petit déjeuner mexicain sur del mar mais ça arrache un peu trop pour moi, ma soeur me dit qu'elle a pris le plus doux et je suis obligé de boire deux smoothies à l'ananas pour éteindre le feu de braises qui fument dans ma gorge. J'entends des hurlements depuis mon balcon et je comprends que ce sont les gens qui suivent la finale de hockey en les kings et l'équipe de new york qui tient en haleine la ville depuis que je suis arrivée. C'est sans fin, je crois qu'il faut gagner 5 matchs pour être champion. Je pense au fantôme alors le garçon formidable m'envoie la réservation pour le camping sur l'île au large de san pedro. Je l'imagine hilare me regardant en train de me regarder essayer de monter une putain de tente. Un type chante en lisant les paroles de la chanson collés au mur, c'est une curieuse impression de ne voir que le dos du type en train de s'égosiller dans son micro. Je vais au musée d'art moderne de pasadena où l'on expose une artiste qui a appris la tapisserie à la manufacture des gobelins en face d’où j'ai vécu mon enfance et je me rends compte de la petitesse du monde. Elle veut aller étudier a manchester dit la mère ahurie avec son accent marseillais, elle vit ici au soleil de californie et elle veut aller étudier au nord de l'angleterre ou il pleut tout le temps. Elle veut échapper a ses parents je dis pas. J'entends le fantôme dormir pendant que mes taches de rousseur grésillent au soleil, je dors dans l'atmosphère fraîche de la nuit californienne pendant que le fantôme veille sur moi. Ma soeur me demande ce que je vais ramener à la plus belle femme du monde. Mon amour je lui dis pas. Mon amour je dis tout bas.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 18:52
Debit card

Alors que je sors ma carte bleue le type me pose la question rituelle, credit card or débit card ? Je cherche sur la pelouse la micro merde du chien avec mon téléphone dans la nuit noire de pasadena. J'aligne les longueurs dans la piscine à l'eau salée. Nièce l'américaine claque avec empressement les cinquante tickets que je lui ai donné. Le type du restaurant parle avec un accent français tellement fort que je me demande s'il ne le fait pas exprès. J'entends le souffle suspendu de la plus belle femme du monde qui semble un peu lasse, un peu éteinte. Je devrais peut-être dire credit card au vendeur de banana republic parce que c'est peut être ma vraie nature. Vivre à crédit. Je voudrais dire a la plus jolie femme du monde que je serais toujours débiteur envers elle, débiteur de connaître la vie, l'amour, les sentiments non feints, je serais toujours débiteur pour tout ça. Je devrais lui dire. Un type égalise la pelouse a 7 heures du matin avec une machine qui fait un bruit d'enfer pour être sur que tout la ville soit bien réveillé. 3 voitures se battent en duel dans l'immense parkings, ce qui prouve bien que tout le monde est parti au turbin. On mange une glace près du passage a niveau du métro vers mission street. Nièce l'américaine espérait ionesco, l'oral est sur l'étranger de camus. Je suis justement en train de lire ses carnets je lui dis. J'ai terminé le dernier ellory qui comme presque toujours est pas tout à fait réussi. Là, on dirait même un remake raté de "in cool blood". Je me demande toujours si c'est son vrai nom ou un hommage a ellroy. Je suis obligé de parler espagnol au clébard car il ne comprends rien a l'anglais. Mais au fait demande le serveur français du café monsieur marcel au garçon formidable si tu viens de mexico city et que tu vis a los angeles peux-tu me dire pourquoi tu parles français. Le climat de santa monica est toujours plus agréable, on est en bord de mer, on est pas en bord de désert comme à pasadena. Je pense chaque instant à la plus belle femme du monde, j'imagine sa frimace alors qu'elle me regarde en train de déguster ce formidable sandwich au brie, a la pomme et a la marmelade d'abricot. Une fille reprend l'insupportable ritournelle du type qui s'est noyé, machin buckley. Ça mets tout de suite la patate j'explique à mon beau-frère. Une vendeuse afro-américaine me parle comme une mitraillette et je ne capte rien de rien. Je sens le souffle du vent et je ressens le souffle de la respiration du fantôme alors que je regarde le vendeur qui me demande si c'est une carte de débit ou de crédit. Je prends la main de la plus formidable des femmes de ce monde sur colorado, je dépose des fraises sur ma glace au cheese-cake dans cette boutique ou l'on se sert soi-même. Je voudrais lui dire que je suis débiteur envers elle pour tout ce qu'il reste à vivre. Je suis débiteur envers toi pour ce qui me reste a vivre. Débiteur de toi.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 18:44
Le goudron (again)

L'aéroport n'a pas vraiment changé je me dis après avoir donné ce petit papier où l'on déclare l'argent et les biens de valeur que l'on a sur soi. On fait toujours une heure de queue pour sortir après avoir récupéré son bagage. A la descente de l'avion, il faut désormais poser les quatre doigts de la mains droites sur une petite vitre, puis le pouce de la même main et réexecuter la même opération avec la main gauche. Ensuite vous devez regarder une lumière avec vos pupilles. Le passeport biométrique n'existait pas la dernière fois que je suis venu ici. C'était il y a plus de 25 ans, presque 30, et je repartais pour paris avec les cendres de mon frère dans mes bagages. Je ne ressentais rien. J'attendais surtout avec appréhension les retrouvailles avec le reste de ma famille qui m'attendait à paris à la descente de l'avion. Me voici de retour après toutes ces années loin de la californie, loin de ma jeunesse remplie de fureur, de soleil, de filles trop maigres, de piscine dépravée, de goudron qui fond, de crépitement du soleil sur ma taches de rousseur. Me voici enfin revenu, vivant parmi les morts, rouquin parmi les chicanos et les asiatiques, fatigué de mon propre miroir, éreinté des supplices infligés à mon cœur, a mon corps, mon foie et mes vertèbres. Si lourd d'une légèreté enfui, si lourd d'une fraîcheur enfoui, l'âme sombre et en fuite, dans le rayonnant et écrasant soleil de la cité des anges. Quel nom à la con bordel, quel putain de nom à la con pour une ville qui est le contraire de ça, los angelés est la ville la plus cartésienne, la plus rationnelle, la moins rêveuse que je connaisse. Rien n'est innocent, tout est commerce, énergie, dollar, voiture. Même les tickets de caisse sont longs comme mes états d'âme car remplis de pub. Le comble du cynisme, tu achète un seul truc, des pastilles de menthe à un dollar et tu te retrouve avec un morceau de papier de quatre mètres de long. Je ne suis pas de retour, je ne suis même pas sur que mon âme ait traversé l'atlantique. Je ne sais pas ce que je suis venu chercher mais j'espère vaguement le trouver. Je n'ai pas eu d'adolescence, je n'ai pas eu d'innocence. Je n'ai connu que le cynisme de mon grand frère connard, qui s'est cramé l'âme quelque part vers le farmer's market. C'était où déjà, orange street ? Je franchis enfin les portes de l'aéroport et je me retrouve dans la fournaise de la ville. Je pourrais prendre le bus qui va jusqu'à la gare central, et je pourrais choper le métro qui n'existait pas la dernière fois que je suis venu. Je cherche un yellow cab pour et je me demande quelle destination je vais lui donner. Il y a ce vieil hôtel d'inspiration japonaise derrière le moca mais je ne crois pas que prendre un hôtel dans le centre soit une idée de génie. Le hilton de pasadena sur cordova street me semble une meilleure idée. Il sera bien temps alors de louer une voiture, l'avantage de pasadena c'est que le métro arrive la et que je peux marcher et me reposer un peu pour les premiers jours de mon arrivée. Je n'ai pas envie de tout de suite être aspiré par la fureur du centre ville. De plus je dois monter vers le nord et pasadena est dans la bonne direction. A peine deux heures de route pour aller a santa barbara. Je regarde le ciel incroyablement bleu a travers mes lunettes de soleil, je n'ai pas souvenir qu'il faisait si beau, chaud oui, mais on était comme pris dans une nasse de brouillard, surtout en juin. Couvert matin et soir. Je sens l'atmosphère incroyablement électrique de la ville. Big squirrel est de retour je me dis alors que le taxi latinos qui me rend bien cent livres s'extraie de sa voiture et vient vers moi avec un grand sourire. Big squirrel est de retour sans son connard de frère.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 14:46
Short cuts

On entre dans cette boutique qui sent l'italie. Des milliers de bouteilles d'huile d'olive côtoient des milliers de bouteilles de vin, rosario vient vers nous de sa démarche de canard, sa femme mexicaine derrière la caisse qui lui rends facilement 30 ans nous salue avec l'entrain d'un croque-mort. On lui commande deux sandwiches et je suis le garçon formidable et généreux vers le rayon des bouteilles. Il est un peu trop tard quand on se pointe a eaton canyon. Le soleil tape dur et je me recouvre de cette bombe que j'ai acheté chez target car je sens que mes taches de rousseur vont crépiter sous la chaleur. L'endroit est assez peu ombragé, sauf a l'arrivée et il y a une demi-heure de marche en plein cagnard pour y pervenir. Mon beau-frère me donne un grand baton de bois, très léger qu'il a fabriqué lui-même. C'est juste pour se protéger des serpents il m'explique alors que tout à coup mon entrain pour la ballade diminue d'un bon cran. Un type nous interpelle dans le supermarché le plus cher du monde, et nous demande si nous voulons déguster quelques vins. On dit d'accord, et on s'assoit à une table. Un autre type vient avec trois bouteilles et trois verres, et nous explique qu'il est producteur de vin au chili. Il fait du cabernet sauvignon blanc et rouge. Mon beau-frère me dit un truc en français quand il me tend le verre et le type nous demande si nous sommes français. Lui dit le garçon formidable en me désignant, moi je suis mexicain. Le type nous demande s'il peut nous parler en français, il semble tout heureux, il à un léger accent mais il parle vraiment bien. Mon prénom lui plait beaucoup, a cause des initiales, comme souvent avec les sud-américains. Rosario nous apporte nos sandwichs emballés dans du papier plus un chorizo que mon beau-frère lui a demandé pour sa paella du soir. En voyant venir vers nous Rosario avec sa démarche de canard, je repense à son histoire. Et puis juste après, je me dis que je vais me régaler avec la paella du garçon formidable qu'il prépare en risotto. Pendant la marche dans le canyon, on parvient une ou deux fois à s'arrêter sous un arbre famélique pour boire chacun a nos gourdes respectives. On croise des types avec un énorme chien. Il est a vous dit mon beau-frère ce gros chien il est vraiment beau. Non disent les gars en rigolant, on lui a juste donner a manger et depuis il nous suit. Mais c'est pas un chien explique l'autre, c'est un coyotte. Je ne sais plus comment s'appelle le chilien, il m'explique qu'il a fait ses études a montpellier et bordeaux. Le cabernet sauvignon blanc est pas mal, le rouge aussi. Il m'explique qu'il n'aime pas les vins trop boisées. Oué, t'aime pas parker j'approuve. Rosario malgré son prénom espagnol est né en italie. En sicile pour être plus précis. Il a grandi dans la sicile d'après guerre. Il a séduit la jeune maîtresse d'un vieux parrain de la mafia locale. Sa tête a sans doute été mise a prix, il a compris qu'il n'avait plus aucune chance de survivre, il a pris le bateau ou peut-être l'avion, et il est parti pour new york. Ca monte un peu et puis ça descend, on croise pas mal de monde, c'est un endroit très prisé, le week end c'est rempli de monde, il faut dire qu'on est a cinq minutes du centre ville de pasadena. J'ai faim, j'ai soif, mais je me dis qu'on est bientôt arrivé. On croise une bande de jeunes et l'un tient un serpent mort entortillé au bout de son bâton. Qu'est ce qu'on ferait pas pour impressionner les filles je me dis. Je ne connais pas le cépage du troisième vin du chilien. C'est un vin qu'on faisait au siècle dernier a bordeaux il m'explique. Et puis après le phylloxéra vers 1890, il a fallu replanter toutes les vignes. C'est la qu'on est venu au chili chercher des vignes, et puis ensuite a porto. Tout ce qui venait du chilii, on considérait que c'était du cabernet. Rosario vit donc a new-york. La légende qu'il entretient lui-même dit qu'il a vendu de la drogue a miles davis et bob de niro. C'est vrai ou pas, et l'on s'en fout. A new-york il lui arrive un truc incroyable, il croise le frère du mafieux qu'il avait cocufié en sicile. Ce dernier lui tire dessus, rosario se ramasse une balle dans le bas de la colonne. On arrive enfin à la cascade d'eau, quelques instants auparavant, on était en plein désert, un aigle tournait autour de nous en ricanant, sans doute à la recherche d'un serpent a grailler, et tout a coup, c'est la fraîcheur sous les arbres, l'eau qui coule de la cascade est fraîche et revigorante. On se pose sur des rochers et on sort nos sandwiches et notre bouteille de rosé. Le distributeur du vin chilien qui est américain pur jus vu son accent se joint a nous et nous fait goûter un vin a quatre vingt sept dollar. Les américains vous annoncent le prix du vin avant toute chose. Il est décevant pour le prix mais en même temps il est de 2007, c'est un vin de garde s'il vaut ce prix là je me dis, faut pas le boire maintenant. Ensuite on goûte un vin a trente sept dollars de 2008 qui est juste emballant. Le type parle avec mon beau-frère, je ne comprends rien à ce qu'il raconte. A la fin de la conversation, mon beau frère lui dit que sa femme va adorer les livres d'isabel allende. Le garçon formidable explique sa propre femme qui est ma soeur adore isabel allende. Mais comment on en est arrivé là, j'ai pas bien suivi. On réduit la colonne vertébrale de rosario, et c'est pour ça qu'il a cette démarche de canard, il à une jambe plus courte que l'autre. Après cette fusillade, il part pour los angelès en se disant que cette fois il devrait éviter les mauvaises rencontres. A l'ombre, alors que le clapotis de l'eau apaise le feu qui irradie mon corps, je bénis rosario pour son sandwich. Il a gratté la mie du pain avec de l'huile d'olive et il a garni le sandwich avec des couches de jambon en tout genre mais coupé tellement fin que ce n'est pas du tout épais. Un miracle gustatif. On fait passer le sandwich avec le rosé ce qui est juste une hérésie avec cette chaleur. C'est un moment de grâce et je sais que le fantôme me tient et me regarde avec amour. Même si elle fait les gros yeux en me voyant descendre allégrement le vin. Le soir après la dégustation de vin rouge chez whole food, on fait passer la paélla avec du vinho verde très frais. Je me couche épuisé. Heureux de toutes ces rencontres, du coeur de la plus belle femme du monde qui bat contre mon coeur, serein de tenir sa main au creux de ma main. La fraîcheur tombe sur la ville, il fait nuit depuis longtemps déjà, et je ferme les yeux. Et tu fermes les yeux. Il fait nuit depuis longtemps déja. Nous fermons les yeux.

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Published by ma vie en biture - dans l'ouest le vrai
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