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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 22:44
Nos vies sans nous

Tout le monde attends une chute qui n'arrive pas je me dis, peu ou prou, tout le monde attends une chute qui ne va pas venir, ou qui va venir mais si tard que l'on ne s'en rends plus compte. Un jour, ça n'arrivera pas je mourrais avant, mais un jour, même si j'oubliais tout, j'espère que je ne t'oublierais pas. Je suis tellement dingue que je continue de vivre avec une femme qui n'est plus là, je continue nos vies sans nous, parce que ma vie sans toi ce n'est pas imaginable, parce que malgré nos vies sans nous, mon cœur continue de battre pour toi. Alors je dis nos vies sans nous. Ça me donne l'impression d'être vivant, cherche pas a comprendre. Je continue de marcher dans le matin, dans le soir, je continue d'avancer et de fuir, de me perdre, j'entends les voix des gens, je regarde des images, mais je ne suis pas vraiment là, je continue de vivre la vie sans nous, comme si ce n'était pas vrai que tu n'étais plus là. Je m'allonge dans mon lit et je te parle, même si tu ne m'entends pas, même si tu n'es plus là, je m'en fous tu sais, je m'en fous de tout ça, que tu ne sois pas vraiment la, mais nos vies sans nous je crois que pour moi ça n'existe pas. Je ris dans le vent du petit matin, j'alterne toujours entre les larmes d'une tristesse absolue mais parfois je ris dans le petit matin quand je pense a ceux qui croient que je vais renoncer. Ma vie sans toi ça n'existera pas, je crois que je me fous des conséquences, je me fous de rater ma vie, c'est déjà bien trop tard, je me fous de passer à coté de tout et même du reste, je vais passer ce qui me reste de jours a fuir, je vais passer les jours qui me restent et les suivants, je serais peut-être seul, je deviendrais peut-être fou. Mais ma vie ce sera ma vie avec toi. Ce ne sera pas nos vies sans nous. Nos vies sans nous ça n'existe pas. Non, ça n'existe pas.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 21:44
Un sentiment de larmes

Je sais que je fais chier tout le monde avec mes pensées alors je ne dis rien, je m'assieds dans le froid du petit matin, je regarde la seine ou j'aimerais tant me jeter et me noyer, je dis ça je dis rien, j'aimerais tant faire le malin pour la plus belle femme du monde, je dis ça je dis rien. Je reçois une invitation pour la parution d'un livre d'une fille qui m'a toujours paru assez médiocre comme blogueuse. Pendant que j'empile les lettres de refus des éditeurs, certains sont publiés, j'ai dis a la plus belle femme du monde que je ne le serais jamais, je me rappelle comme ça la rendait furieuse, heureusement elle n'est plus là pour voir ça, je me dis, c'est sans doute tant mieux, je dis ça je dis rien. Je compte les jours depuis que le fantôme est parti, je compte la prégnance des jours et des nuits, je décompte les jours de douleur, je sais que je ne devrais pas me morfondre, je sais que je ne devrais pas en parler alors je n'en parle pas, et je regarde les larmes coulées de mon visage, chaque soir de ce qui va rester de ma vie, parce ce que c'est ma vie tout simplement et que ce sera ma vie tout simplement, je dis ça je ne dis rien. Je tourne les pages des livres que je lis, certains changent ma vie et pas d'autres, d'autre pas, je ne fais plus que ça lire des livres, je n'ai plus envie d'images, je dis ça je ne dis rien. Ma vie est un soubresaut de l'âme, ma vie est une vision au loin, un homme dans le brouillard, ma vie est une brûlure qui ne s'éteint pas. Je ne dis rien. Je ne me complais pas, je ne me plais dans le chagrin, je n'ai juste pas le choix. C'est mon âme ne veut pas lâcher la plus belle femme du monde, alors même si mon corps abandonne, même si mes membres abandonnent, mon âme ne veut pas lâcher l'affaire. Non. Mon âme ne veut pas lâcher. Ne va pas lâcher. Mon âme ne va pas lâcher.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 23:23
Demain

Demain je serais encore la, t'attendant, demain, bien sur, je ne serais pas las, je longerais le pavé des rigoles, le pavé des Pyrénées, le pavé de Belleville, le pave de Jourdain, demain je continuerais chaque seconde de te chercher, chaque instant de t’espérer, demain bien sur, demain ce sera comme hier, ce sera comme avant-hier, ce sera comme après-demain, demain ce sera demain, un jour de plus sans toi, un jour de plus loin de toi, un jour de plus a penser a toi, un jour de plus, ça ne se discute pas, demain ce sera demain, ce sera un jour de rien, un jour plein, un jour vide, un jour à écrire, un jour a lire, un jour a chercher ton regard sur les murs de Belleville, dans les yeux des pigeons, demain ce sera demain, demain ce sera un jour de plus sans toi, ce sera un jour de moins avec toi, demain ce sera demain, et ce ne sera pas bien ou mal, ce sera rien, demain ce ne sera rien. Demain j'ouvrirais les yeux et je penserais a toi, et demain je sortirais de mon lit et je regardais la photo des enfants de dos collé a mon mur, et puis je regarderais si j'ai un message de toi et bien sur je n'en aurais pas et je t'imaginerais en train de manger tes cochonneries du matin et de sourire en buvant ton chocolat et puis je penserais a toi sous la douche en me frottant les reins et puis je penserais a toi en buvant mon café et je sais que ce sera bien, parce que demain ce sera comme aujourd'hui et comme après demain, et comme hier et comme les autres jours sans toi, et puis je te chercherais sur les murs de la ville qui est un peu grise depuis que tu n'es plus là, et je sais que ce sera un jour de plus ou un jour de moins et je sais que je ne serais pas triste parce que ça ne se peut pas quand on a été aimé par toi et je fermerais la porte en espérant que tu sois la quand je reviendrais même si ça ne se peut pas, demain je sais que tu seras encore là même si tu ne seras pas la et je regarderais le ciel de belleville et la tour eiffel de belleville et je sais que demain tu seras là. Parce que le contraire ne se peut pas, non le contraire ne se peut pas. Ca ne se peut pas.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 21:25
Le niveau de la seine

Bordel t'en as pas marre je me dis tout les matins regarder la seine sur le pont, jeter un œil sur l'hôtel-dieu, regarder jussieu au loin, bordel t'en as pas marre chaque matin. Traverser la place de l’hôtel de ville en descendant du 96 ou de la ligne 11, traverser cette place toujours occupé, pour l'instant et depuis un sacré bout de temps c'est par la patinoire. Le jour se détache maintenant dans le ciel, il est un truc comme 7 heures du matin. Un jour sans elle, je me dis, une journée sans sa voix, une journée sans toi. Je ne pense pas a la journée qui m'attends, je ne sais pas que je vais recevoir encore une bouteille de vodka des sœurs polonaises et leur dire qu'il faut arrêter, recevoir ces bougies qui sentent bons et me dire oh ça plaira au fantôme. Je me dis que je vais continuer la fuite en avant, j'ai postulé a tout ce qui était possible au boulot, je bosse un samedi sur deux pour avoir des semaines de six jours et ne plus penser a rien, et puis je dis bien sur oui a porto après amsterdam et cologne. La semaine dernière quand je suis allé a amsterdam, j'aime pas amsterdam comme j'aime pas la flandres, je suis descendu du train et j'ai rejoint l'hôtel il était tard et mon collègue n'arrivait que le lendemain matin et je me suis un peu perdu dans la ville, il faisait nuit, les flamands étaient comme des playmobils dans leur ville propre et chiante. Avec leur canaux fades et déprimants. Le lendemain j'ai rencontré des français qui vivaient là et j'ai repris le train sans avoir le temps d'envoyer une carte postale au fantôme et je me suis détesté. Le matin quand je passe sur le pont de l'archevêché c'est tout vide, parfois je crois une ou un dingue qui fait son jogging mais sinon c'est vide, ou alors un touriste qui s'est levé pour faire des photos avec un pied, des photos de tout ces cadenas a la con et de notre dame en arrière-plan. J'aime bien le matin, ne voir personne dans la rue, personne dans le bus et arriver au politburo ou tout est calme. Souvent mon collègue qui prépare le café du matin est déjà là car il vient de super loin et je crois qu'il a un train toutes les heures, du coup il vient super tôt pour ne pas arriver en retard. Je bois mon café pendant qu'il me parle de fleurs et de voitures, qui sont juste les deux sujets qui m’intéressent le moins au monde. Les deux heures pour rejoindre cologne, je termine le knausgard funèbre et un peu épique malgré tout. Rejoindre l'hôtel et regarder la cathédrale dans un froid sibérien. Parler français avec le chauffeur de taxi qui a vécu a saint étienne. Rencontrer des français un peu raides qui vivent là. Et rentrer le soir en train. Regarder le quai a liège en ayant envie de descendre. Ma vie est devenu cette fuite qui ne veut pas dire son nom, cette vie qui ne veut plus dire son nom, ma vie n'est remplie que de mots que j'écris sur un écran, de souvenirs si prégnants, ma vie est une suite de scène que je ne joue pas, ma vie est une plainte mélodieuse qui ne veut pas dire son nom. Ma vie est un chant d'amour dont je ne veux pas lâcher la dernière note. Je regarde le niveau de la seine, je regarde l'île saint louis ou mon grand père est né au début du siècle, je regarde au loin, la ville qui se réveille. Je regarde un peu partout comme si j'allais voir quelque chose. Je regarde et j'essaie de deviner ton visage qui se dessine dans le jour naissant. Et puis j'entends ta voix et je construis ton corps. Et je me plonge dans tes cheveux et je me noie dans ta chatte, dans tes seins, et je me perds dans ton coeur. On dirait bien que la seine remonte un peu. On dirait bien que tes lèvres s'animent quand je te pénetre. On dirait bien que tes yeux deviennent comme des boules de billard. Ma vie est remplie de tes souvenirs. Ma vie est remplie de toi. Juste de toi. Ce sera parfait comme ça. Juste parfait comme ça.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 21:23
37 (moins 1)

Tiens demain on sera le vendredi 27 et je me souviens qu'un vendredi 27 ma vie a changé. Mais c'était en janvier pas en février. Je ne sais plus si je suis heureux ou triste, je crois que ça n'a pas vraiment d'importance, plus vraiment d'importance. Demain on sera le vendredi 27 et je me souviens que même si c'était en janvier et pas en février, c'est le jour ou ma vie s'est transformé. Ou ma vie a changé, je ne sais pas si c'est gai ou triste, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Je me souviens que le vendredi 27 janvier, je suis resté dans la rue, collé contre une barrière, en haut des escaliers en face du cinéma de mocky, je me souviens. La suspension des sens, la suppression de l'angoisse, la démolition du doute. Ce ne sera jamais une oraison funèbre le vendredi 27, ce sera comme un éclair dans la nuit, comme quand elle s'endort dans le bus elle qui ne dort jamais en public, comme quand elle danse rue de ménilmontant en voyant la tour eiffel. Je me souviens comme tout était simple et délicat, serein et incroyable, la seule fois ou j'ai eu peur avec la plus belle femme du monde c'est quand elle ne répondait pas, endormie qu'elle était sur le canapé, comme elle ne répondait pas alors que je sonnais comme un débile a l'interphone, alors que je frappais a la porte comme si ma vie en dépendait. Demain on sera le vendredi 27, je me demande si je serais triste ou joyeux, si je vais sourire ou pleurer, je me demande si elle se souviendra, non je ne me demande pas si elle se souviendra parce que je sais bien que ce sera le cas. Demain on sera le vendredi 27, je retiendrai mon souffle vers midi plus trois, je sortirais dehors pour voir si elle m'appelle encore. Je sais bien que ce ne sera pas le cas, je le sais bien. Demain on sera vendredi 27 et je ne sais pas s'il fera beau ou pas, je crois que ce n'est pas très important, je retiendrais les battements de mon coeur qui risque de s'affoler un peu vers les midi et trois minutes, je crois que je serais heureux de penser a la plus belle femme du monde, et mon corps moins vieux de 3 ans qui écoutera sa voix, je crois que j'aimerais bien ça et même si quelques larmes couleront sur mes joues de garçon léopard, je crois que j'aimerais bien ça. Je suis sur que j'aimerais bien ça. Je le sais. J'aimerais bien ça.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 07:49
Fougue sentimental

J'aime bien rêver, je crois. Alors j'imagine que la plus belle femme du monde va revenir fouler le pavé de belleville, j'imagine qu'elle va revenir, J'imagine parce que ça ne peut pas être autrement; Si je veux vivre je ne crois pas que ça puisse être autrement. J'aimerais mieux ne pas penser différemment, j'aimerais mieux ne pas. J'aime bien la réalité, je crois, alors je devine le pas léger et aérien, j'imagine qu'elle court après les pigeons rue des envierges, j'imagine qu'elle regarde la tour eiffel a l'angle de la rue des Pyrénées et de la rue de belleville, après qu'on ait croisé carax qui promène son chien vers le collège françoise dolto. J'imagine qu'elle me la montre alors que nous traversons la rue et qu'elle s'arrête au milieu, qu'elle tends le bras vers la tour eiffel et que je la porte jusqu'au trottoir alors que tout les demeurés en bagnole se mettent a klaxonner comme si ça allait leur faire pousser une troisième couille. J'ai besoin de rêver, je sais, alors j'imagine la plus belle femme du monde qui demande au serveur de la mer a boire s'il a du faux coca, j'imagine la plus belle femme du monde qui se perd dans le parc de belleville, je l'imagine qui chante a mon bras dans la rue des cascades après avoir jeté un sort au rade sur la place krazucki. J'aime bien rêver, je sais, et j'en ai besoin, Ca me fait du bien et ça m'apaise. Alors je ne m'empêche pas de rêver, je ne m'empêche pas de rêver a toi.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 21:05
Un moment de grâce

Elle me touche la main. Je le sens. Mais j'ouvre les yeux et il n'y a pas sa main. Elle me touche la main. Je crois bien. Mais les yeux ouverts je ne la vois plus. Je sais qu'elle est là mais je ne suis pas sure qu'elle soit la. Elle me touche la main je crois, je dors contre son corps, mon corps contre son corps dans belleville qui tout calme n'entends pas les cris de la plus belle femme du monde qui chante la traviata. Je sais bien que tu ne reviendras pas je murmure dans mon sommeil, je sais bien que tu veux mon bonheur, mais mon bonheur c'est d'attendre que tu ne revienne pas. J'entends son pas je crois bien sur le pont du bateau mais peut-être que je suis comme truffaut dans la chambre verte qui fait vivre les morts. Je fais vivre une femme qui n'est plus la, que je ne reverrais plus peut-être, même si je ne le crois pas, je ne pourrais pas vivre avec ça, et je crois entendre son pas alors que sans doute elle n'est pas là. Je donnerais ma vie pour ce moment de grâce, ce moment ou je crois entendre le son de ta voix, le bruit de ton pas, un air de traviata, ton souffle sur moi, ton chant dans la douche, ta coeur qui bat contre moi, ton sourire béat quand tu aspire cette boisson dégueu, ton pas cahoteux quand tu chasse les pigeons, je donnerais ma vie pour quelques minutes de toi, quelques minutes avec toi. Elle me touche la main, moi je touche ses reins, je me souviens, dans la nuit hagarde du port, sur le port qui bat le rythme du roulis des vagues, je dors contre elle. Même si elle n'est pas la. Je dors contre toi. Même si tu n'es pas la. Je dors contre toi.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:46
Tout le reste

Une échographie je m'entends dire. Je croyais que c'était que pour les femmes enceintes. Et sinon quoi d'autre, elle demande, tout va bien. Oui je m'entends répondre, mon éducation fait que je pourrais être en train de souffrir comme un chien je répondrais que tout va bien. Vous avez meilleure mine, elle me dit. Mais du tout je pense, j'ai pas meilleure mine, d'ailleurs elle m'a pas vu depuis combien de siècles. Vous semblez en forme, elle répète, mais non je pense je suis pas du tout en forme, mais pas du tout du tout du tout, mais non la plus belle femme du monde m'a quittée, je ne peux pas être en forme. Vous avez maigri, elle dit, vous semblez plus musclé. Ah oui je m'entends lui dire, la piscine tout ça tout ça, la marche tout ça tout ça, une alimentation équilibré tout ça tout ça, pas trop d'alcools tout ça tout ça. C'est quoi ces conneries que je raconte je me dis. Je suis un peu penaud quelques minutes avant quand je lui dis que je suis venu pour la boule que j'ai au pouce. Tout le monde m'en parle, chaque jour vous comprenez alors sous le pression je suis venu vous voir, vous comprenez je suis gaucher et je reçois des gens qui me regardent écrire et qui regardent ma boule, et mes collègues regardent ma boule, et ma famille enfin ce qu'il en reste me parle de ma boule. Et le fantôme elle demande, elle disait quoi pour la boule. Je veux pas parler du fantôme je lui réponds pas vu qu'elle ne m'a rien demandé. Elle tâte ma boule. Elle dit c'est mou, je pense pas que ce soit très grave. Je me bidonne quand je l'entends me dire ça, ah ça non j'ai pas pensé que ce pouvait être grave. Elle me dit c'est mou, ça doit pas être un je sais plus ce qu'elle dit, un truc en ome, mais pas un mélanome, peut -être un fibrome mais je suis pas vraiment sur, elle dit c'est mou je pense pas que ce soit un fibrome. Je suis pas très sur. Une échographie je lui dis, après qu'elle m'indique ce que je devais faire, on fait ça au même endroit que les prises de sang j'y demande. Elle se bidonne. Vous pouvez faire une prise de sang mais une échographie c'est chez un radiologue elle explique. Je me demande ce que le fantôme me dirait si je lui annonçais que je passe une échographie. Elle dirait c'est rien ta boule, ce serait la seule qui me dirait que c'est rien je le sais. Elle me manque aussi pour ça je me dis en sortant dans la rue ou il pleut drue. Elle me manque aussi pour ça je me dis alors que je traverse la rue sedaine pour rejoindre la rue de la roquette. Et aussi pour tout le reste. Pour ça et pour tout le reste. Pour tout le reste.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 20:02
Tristesse infuse

Garçon tout maigre me raconte toujours des histoires un peu triste, dont je rigole, des histoires comme sa copine en prison. La plus belle femme du monde est partie je m'entends lui dire comme pour réaliser moi-même ce qui n'est pas réalisable. Garçon tout maigre qui noie mon appartement dans un brouillard de fumée d'herbe me raconte toujours des histoires pas très marrante comme la jumelle que j'aime le moins qui a fracassé la gueule de la jumelle que j'aime le plus. La plus belle femme du monde ne reviendra pas je m'entends lui dire comme pour me parler a moi-même. Garçon tout maigre me dit que je lui ai déjà dit la dernière fois qu'il est venu. Je ne pourrais pas vivre sans entendre sa voix ou voir son visage, je ne pourrais pas vivre sans l'entendre chanter sous la douche ou la regarder courir après des pigeons de la rue des envierges. Tu ne pourras pas mais tu vivras quand même il me dit d'un air un peu idiot. Je serais même prêt a aller boire au o paris cette boisson que la plus belle femme du monde sirotait avec un air extatique, juste pour me souvenir de son visage, je serais prêt a boire cette horreur au goût sucré juste pour me souvenir de son sourire, m'empoisonner de cette boisson immonde juste par nostalgie de la plus belle femme du monde. Le garçon tout maigre me raconte des histoires de la vie qui passe, on parle de prague, on parle de liège, on parle du trou du cul du monde, je ne l'écoute pas. Je sens que le tristesse infuse, le diesel a côté de moi, c'est un truc qui dépote, j'ai mis 20 ans a être triste de la mort de mon frère, je commence tout juste a penser a mon père mort il y a 10 ans. Je ne rime a rien. Je répète a garçon tout maigre que la plus belle femme du monde est partie. C'est le seul auquel j'ai le courage de le dire. J'arrive même pas a aligner les mots la plus belle femme du monde est partie, je sais que je devrais le dire aux deux filles qui l'ont croisée sur un banc d'église. Je n'arrive pas. Garçon tout maigre me dit le problème avec toi c'est la déflagration, tu infuses tellement la douleur. C'est de pire en pire je lui dis. Et elle ne reviendra pas. Je m'entends lui dire. Et elle ne reviendra pas.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 22:34
La vie sans toi

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Ma vie sans toi c'est pas ce que j'aurais cru, c'est pas tellement le vide, c'est pas tellement le rien, c'est pas tellement le rien devant moi, c'est pas tellement ça. Je crois. Ma vie sans toi c'est se remémorer des instants infinis. Du bien-être en barre. Ma vie sans toi c'est une vie sans émoi. Pas vraiment la vie je crois. Pas tout à fait ça. Plus tout a fait ça. Ma vie sans toi, c'est pas tellement ce que j'aurais cru, c'est pas tellement ce vide, c'est le son de ta voix je crois. Cette voix tu sais, il y a trois ans, cette voix a midi moins trois, je crois que c'est cette voix qui ne me quittera pas, ta voix, elle ne me quitte pas. Je souffle les bougies, elle me regarde, tu me regarde, je souffle des bougies, la vie sans toi, ce n'est pas la vie sans toi, c'est peut-être la vie sans moi, mais pas sans toi. Surement pas. Ma vie sans toi, c'est pas ce que j'aurais cru, ce n'est pas une vie sans moi, pas une vie sans toi, c'est juste trois bougies, et le son de ta voix, peut-être a midi moins trois, peut-être a midi trois. La vie sans toi, ce n'est pas ça, ce n'est pas ce que j'aurais cru, c'est ta voix un vendredi, a midi je crois, a midi je sais. Ma vie sans toi, ça n'existe pas, ma vie sans moi mais pas ma vie sans toi. Ça ne se peut pas. Ça ne se peut pas. Trois ans déjà, trois ans seulement, alors la vie vie sans toi, non, ça ne se peut pas, crois-moi ça ne se peut pas, je souffle des bougies, et je vois, crois-moi, je te vois, la vie sans toi ça n'existe pas. La vie sans toi ça n'existe pas. Sans toi ça n'existe pas.

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