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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 22:59
Un moment calme et tranquille

Comme si les mots étaient au bout, comme ce type qui me dit je suis dans une impasse, comme le personnage de la dixième qui dit je ne vais pas sortir du tunnel, comme mon âme qui ne veut plus, comme si je n'existais pas, comme si les maux ne se renouvelaient pas jour après jour, comme si les verres pouvaient remplacer la frénésie, comme la vie devait remplacer l'absence, comme si les rimes changeaient parfois la vie, comme si la pluie effaçait ta présence. Des pleurs au goût de cendre, des rumeurs qui recouvrent, des pas sur le bitume, des traces de la plus belle femme du monde, des goûts de cendre et de sucre, des nuits et des jours, des jours et des nuits, des vies qui s'enchaînent, des corps qui s'enflamment, des cœurs qui s'entraînent. Le bout des nerfs, le bout du souffle, la frénésie calculée, des verres après la nuit, des pleurs après le jour, des pavés humides, des volets bleus qui ferment, déroute qui n'a pas de fin. Je suis au bout des mots je crois, je suis au bout des mots tu crois, je suis à bout déjà, si peu de temps et a bout parfois, comme si la fatigue, des vies qui remplacent des morts. Des phrases comme nous ne sommes pas seuls de ce coté ci de la mort, des mots comme dis quand tu reviendras tu, des brouillards qui ne se dissipent plus, comme des tours eiffel qui sont partout sur la ville, comme des bateaux qui ne s'éloignent plus, comme si on y croyait. J'éteinds la lumière de mon cerveau, je freine mon corps, je clos mon cœur en attendant ton retour, je sais que tu ne reviendras pas, mais espérer c'est me retenir a bout de bras. T’espérer c'est encore vivre avec toi. Espérer c'est tout ce qu'il me reste de toi. Ce qui me reste de toi.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 11:26
Parmi les errants

Une fille qui ne me dit absolument rien se plante devant moi et me dit bonjour et du coup je lui fais la bise pour ne pas paraître goujat. Il va bien le beau drink ? elle demande alors que je pense qu'elle m'a confondu avec quelqu'un d'autre. Pas comme le type du début de soirée qui m'a parlé et qui je pense m'a confondu avec quelqu'un, un type ivre mort qui m'a dit qu'avant de s’inquiéter pour moi il s'inquièterait pour lui. La fille se barre et je me demande vraiment qui c'est, une fille qui me trouve beau ne doit pas tout a fait être en pleine possession de ses capacités, j'arrive a sortir avec des filles parce que je suis drôle et que j'ai un charisme houblonné, mais je suis pas vraiment beau. Mais qui est cette fille je demande a la mère de mon filleul. Je ne sais pas elle m'a pas dit bonjour donc elle ne doit pas me connaître elle rigole, c'était peut-être une première approche. Le garçon a casquette nous ramène une bière. Je vais a beaubourg en sortant du politburo, je slalome parmi les touristes sur le pont aux cadenas, je sens le souffle du vent sur le pont qui mène vers hôtel de ville. Le matin j'ai entendu une femme politique qui disait qu'on étouffait a paris, mes collègues me font la même on a du mal a respirer. Faut arrêter de regarder la télé mes couillons je leur dis pas. Et le poids de votre connerie il vous empêche de respirer je rajoute pas. Je vais au guichet a beaubourg pour demander le programme du cinéma du réel et puis ensuite je vais a la librairie du centre que j'adore ou l'on vend que des journaux et des catalogues que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Je ne retrouve pas la gomme de la plus belle femme du monde. J'achète france culture papier et un trimestriel qui s'appelle schnock, deux revues pour 30 euros. Faut ce qu'il faut. Le garçon tout maigre m'appelle du trou du cul du monde ou il a visité un appartement, on parle de knausgaard que je lui ai prêté avant qu'il ne parte. J'irais peut-être le voir en mai je lui dis, tout ça me parait loin même si c'est demain. Depuis que la plus belle femme du monde m'a quittée, je vis toujours un peu en arrière. Après qu'elle ait présenté le film au public, on dine avec l'actrice au restaurant du sud américain, elle est tellement chouette je me dis, c'est juste une bouffée d'air frais, elle me tutoie alors que je la vouvoie et du coup je la tutoie, je découvre qui est le père de ses filles et ce couple me paraît totalement incongru. Elle nous parle de ses lectures en prison. Après le film, elle reste plus d'une heure a discuter avec les gens. Il y a bien entendu toujours l'étudiante de mes deux qui demande pourquoi on passe le film en version française, la fois précédente une intermittente du spectacle qui se prenait pour la pompadour et qui n'avait du jouer sur scène depuis les années 70 m'a déclaré que c'était la première fois depuis plus de 40 ans qu'elle voyait un film en version française et qu'elle ne serait pas venu si elle avait su. Garçon tout maigre m'a dit que vieillir c'était supporter de moins en moins les autres. Les gens qui nous accueillent j'explique a l'étudiante comme j'avais expliqué à la duchesse de mes deux, ne savent pas lire pour la plupart, donc nous diffusons les films en version française. J'envoie un message pour son anniversaire a la fille qui attend d'accoucher et je me souviens que c'était sa soirée d'anniversaire le jour ou la plus belle femme du monde est descendue du train. Je lui avait proposé d'y aller. Je me demande si réécouter diabologum et écouter fauve est bon pour mon moral, je me souviens d'une expo a berlin ou une femme se glissait dans une poubelle pour disparaître, c'est exactement mon état d'esprit. Il faudrait que j'envoie la dixième au fantôme je me dis, et j'ai comme l'impression que ce serait la fin de quelque chose. La fin de toi, la fin de tout. J'adore le type tout seul sur scène avec son violon, le prof de math de mon filleul, il fait des boucles et il donne une énergie incroyable. Quand il chante c'est moins bien. Je croise un type que je n'ai pas vu depuis des siècles avant le second groupe, alors que dehors tout le monde fume sa clope, et puis le frère jumeau du chanteur qui est mort depuis des siècles vient claquer la bise à la mère de mon filleul et demande des nouvelles de celui-ci. Il explique qu'il a mis une baffe a son fils qu'il a du aller chercher au commissariat à l'autre bout de paris. Il a énormément vieilli en peu de temps, comme s'il était malade. Il s'est un peu rabougri, un peu asséché. Garçon barbu me raconte ses malheurs avec sa copine qui s'est remise a picoler. J'envoie un message à la fille qui vient d'apprendre que sa mère avait un cancer de la langue pour lui souhaiter bon courage parce que je ne sais pas quoi dire d'autre. Et comment va le fantôme me demande la mère de mon filleul. Oui c'est vrai ça comment va le fantôme je me répète. Faudrait que je lui dise, faudrait que je le dise a l'autre fille qui aime tellement le fantôme, faudrait que je leur dise a toutes les deux, ses copines d'enterrement, que le fantôme m'a plaquée. Je souris a la nuit et je dis que ça va bien. J'en sais rien mais je dis que ça va bien, je l'espère bien alors je dis que ça va bien. Je dis que ça va bien. Je dis que tout va bien.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 07:00
Le génie de la bastille

Elle me tient par le bras et chante des airs que je ne connais pas et nous descendons par le boulevard richard lenoir et le génie de la bastille et rien que de m'en souvenir mes jambes tremblent. Rien que de me souvenir mes jambes tremblent, rien que de me souvenir je me sens un peu plus vivant quelques instants, encore un peu plus prégnant pour une heure ou deux. Elle me tient par le bras alors que nous descendons sur la bastille alors qu'au loin le génie tout doré commence a apparaître dans la vision de la plus belle femme du monde. La nuit nous appartient comme dirait l'autre, la nuit devient ce moment propice, cet instant factice. Nous ne sommes plus dans la vie, plus dans la nuit, nous ne sommes que l'alpha et l'oméga l'un de l'autre, nous sommes. Après la vie continuera sans doute, après l'amour continuera sans doute, après ce sera après. La plus belle chante du monde chante, accrochée à mon bras, dans quelques minutes je l'embrasserais sur un banc mais je ne le sais pas encore. Nous regardons juste le génie de la bastille qui approche, la nuit qui devient irréel. Nos vies sont un rêve qui ne peut avoir de fin, ma vie est la plus belle femme du chante accroché à mon bras, mon rêve est une vie qui ne peut avoir de fin, ma vie est un rêve qui ne peut avoir de fin. Tu chantes a mes côtés. Ça n'aura pas de fin. Pas de fin.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 23:53
La montée

Je sais que je vais rentrer a pied. Je l'ai déposé, après la bastille, après la rue de lappe, après la rue du faubourg saint antoine, après la rue keller, je l'ai déposé. Ce premier jour qui sera aussi le dernier jour avant que nos mains ne se serrent, avant que nos lèvres ne s'embrassent, avant que nos corps ne s’étreignent. Le premier jour qui sera aussi le dernier jour. Le premier jour qui sera aussi le dernier jour. Alors je la dépose et elle disparaît derrière des vitres fumées qui s'ouvrent et se referment, alors elle disparaît pour la première fois, ce ne sera pas la dernière, mais elle disparaît pour la première fois. Derrière des vitres fumées. Je n'ai pas envie de rentrer chez moi, je n'ai pas envie de rentrer, j'ai juste envie a mon tour de disparaître derrière des vitres fumées qui s'ouvrent et se referment, j'ai à mon tour envie de disparaître derrière des vitres fumées. Je traverse la place de la bastille en me demandant pourquoi je ne l'ai pas embrassé, je traverse la place de la bastille en me demandant pour quelles raisons je ne l'ai pas embrassé, je prends la rue de la roquette en me demandant pourquoi je ne l'ai pas embrassée, je marche rue de la roquette en me demandant pour quelles raisons je ne l'ai pas embrassée. Et puis je traverse la place voltaire en me demandant si je vais l'embrasser le lendemain, je traverse la place voltaire en me demandant si je vais l'embrasser. Et je continue la rue roquette en me demandant si je suis débile, et je continue de monter la rue de la roquette en sachant que je suis débile. Je passe devant le père lachaise, et je crois que je lui parle au téléphone, je sais qu'ensuite je devrais commencer à monter par l'avenue du père lachaise, ou prendre la rue des amandiers pour rejoindre la rue sorbier par les escaliers, mais je lui parle je crois, alors je ne veux pas qu'elle entende mon souffle court alors je continue tout droit sur le boulevard. Et j'arrive au métro ménilmontant, et je continue de lui parler, et il va falloir prendre la rue de ménilmontant, et je vais avoir le souffle court, et je ne vais plus pouvoir lui parler. Même si je ne vais pas aller jusqu'en haut, même si je vais bifurquer par la rue de l'ermitage, même si je sais bien que je ne vais pas pouvoir lui parler, je suis en train de comprendre qu'elle va m'entendre souffler comme un damné. Je regarde si le 96 va passer mais je crois qu'il n'y en a plus, je crois qu'il est déjà bien tard, alors je me dis que je vais monter la rue de ménilmontant, en me demandant pourquoi je ne l'ai pas embrassé, en me demandant pour quelles raisons je ne l'ai pas embrassé. Je vois le haut de la rue, je me demande si je ne dis pas que je vais la rappeler plus tard, je me demande. Je me dis que demain je vais peut-être l'embrasser, je me dis que demain je vais peut-être l'embrasser, je monte la rue de ménilmontant le souffle court. La nuit recouvre tout même si je suis l'homme le plus heureux du monde. Demain je vais l'embrasser. La plus belle femme du monde. Demain je vais l'embrasser. Demain je vais l'embrasser.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 20:38
Trois

C'est comment déjà ce proverbe corse ? Tuttu si fàce, tuttu si sà, tuttu si tàce. Trois ans je me dis. Demain ça fera trois ans. Demain je me souviendrais que j'attendais au bout d'un quai, demain je me souviendrais comme je n'ai pas dormi la veille, demain je me rappellerais que c'était un dimanche et que j'avais déjeuné chez ma mère. Demain je me remémorais comme on a traversé la place de la bastille au milieu des fans d'un type qui se croit d'extrême-gauche alors qu'il est pote qu'avec des mecs d'extrême-droite, demain je me souviendrais que le train était en retard, demain je ne me souviendrais pas le temps qu'il faisait ce jour là, demain je me souviendras que nous avions dix ans, demain je ne me souviendrais pas de chaque détail, mais demain je me rappellerais l'immensité des émotions et du bonheur que j'ai ressenti. Demain, il sera temps pour tout ça. C'est comment ce proverbe corse déjà ? Tout se fait, tout se sait, tout se tait. Trois ans je me dirais demain, trois ans a regarder les yeux de la plus belle femme du monde, trois ans a entendre sa voix, trois ans a tressaillir son corps, trois ans a dévorer son âme. Peut-être le décompte s'est arrêté, peut être que la vie n'a pas continué, peut-être que nous ne nous reverrons jamais, peut-être. Je me rends compte chaque jour comme je devine sa présence, je me rends compte de la prégnance de son absence. Je sais bien que la vie continuera sans moi. Mais je ne crois pas qu'elle continuera sans toi. Trois ans. Demain ça fera trois ans que tu ne me quittes pas. Que tu ne me quittes pas. Trois ans que tu ne me quittes pas.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 19:20
Loin

Une partie du film se déroule à oulan-bator. J'ai toujours voulu y aller, j'irais sans doute jamais. J'ai envie de fuir. Pas forcément loin mais ailleurs. Je me dis que j'ai rarement touché d'aussi près la sensation que je ressens en ce moment, alors qu'après la projection, je suis au milieu d'un groupe qui parle dans une langue que je suis le seul a ne pas comprendre. Étranger au monde. Enfermé dehors comme dirait l'autre. C'était donc ça vieillir je me dis, la maturité est synonyme d'ennui. Ou peut-être est-ce la solitude que je m'impose. J'ai pourtant repoussé les limites. Mais mon corps ne suit plus. Partir loin pour accepter de vieillir tout seul. Le vent souffle sur le canal alors que je sors de l'avant-première du film un peu décevant. C'est un doc ou une fiction je me demande. J'aime pas les films qui ont le cul entre deux chaises. Pauvre fantôme je me dis, elle aussi avait le cul entre deux chaises. Pauvre fantôme je pense et je repars vers mon appartement là-haut sur belleville. Je regarde mon agenda qui est rempli de manifestations diverses et variées presque chaque jour, je regarde ces films a voir, ces gens a rencontrer, ces soirées d'anniversaire, ces concerts pleins de bière, ce vide rempli par mon écriture tremblante. Je regarde les jours a venir, je décompte le compte, je souris a l'évocation des jours a fêter. C'est étonnant je me dis en remontant l'avenue simon bolivar comme on peut être absolument seul sans ne jamais être seul, parce que c'est bien le cas en fin de compte, je peux pleurer crier me rouler par terre, je peux me plaindre mais je ne suis jamais tout seul, je sais que la plus belle femme du monde marche toujours avec moi alors que nous atteignons le métro pyrénées et la rue du même nom, alors que la nuit se couche sur ménilmontant alors que la tour eiffel s'allume pour saluer la plus belle jolie de ses fans qui s'empresse de sourire. Je revis toujours les mêmes événements, revois les mêmes images, mais je ne m'en lasse pas, on peut aller tout les jours rue piat, descendre la rue des envierges, regarder la vitrine de chez diego, traverser la place krasucki, remonter les escaliers ou passer par la rue des cascades. Je ne me lasse pas de ton souvenir, parce que ton souvenir c'est ma vie, parce que vivre c'est me souvenir, parce que ma vie c'est de penser, même si tu n'as pas trop le choix, au fond personne ne mérite un fardeau pareil, je me dis en remontant la rue de l'ermitage, au fond personne ne mérite le poids d'un amour surhumain, alors peut-être que je devrais le taire, peut-être que je devrais me taire et ne plus te déposer sur les épaules ce fardeau que tu ne mérites pas. Je traverse la place du guigner, un rideau a bougé à une fenêtre de la maison bleue que tu aimes tant. Je me demande si ce n'est pas toi qui m'a regardé passer. Je me demande si ce n'est pas toi. Si ce n'est pas toi qui sourit tout bas.

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Published by ma vie en biture - dans elle sans moi La vie belleville
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 21:34
Le beau rôle

C'est fassbinder qui disait que ce qu'on ne pouvait expliquer il fallait essayer de le décrire. Mais c'est complétement con parce que je peux expliquer. Je dois expliquer que j'ai le beau rôle même si j'essaie de me morfondre et de faire croire que je suis le plus a plaindre. Et ce n'est pas la vérité. J'ai bien entendu le rôle le plus facile. C'est sans doute cela la littérature, transformer la réalité, la tordre pour la rendre plus acceptable, l'apprivoiser pour s'en démarquer et se donner le beau rôle. Mais la réalité n'est pas cela. Je ne suis pas dans une prison, je suis libre de mes mouvements, je suis libre de partir et de revenir et au lieu de m'apitoyer sur mon sort pourtant si enviable je devrais peut-être regarder l'image dans la lucarne. Tu n'es pas une sorcière mon amour, tu n'es pas une malédiction, tu n'es pas tout ce que tu crois, tu n'es pas une image en négatif. Tu n'es pas cela. Tu n'es pas celle qui joue avec les autres, tu n'es pas l'absente, tu n'es ni innocente ni coupable comme nous tous, tu n'es pas le reflet dans la glace, tu es toi, tu es celle qui... La vie n'est pas toujours si simple, si limpide, la vie n'est pas cette illusion, ce champs de bruyère, ce chant du petit matin, la vie n'est que le reflet de notre adaptation. Je ne saurais te convaincre, je ne saurais t'expliquer. Tu n'es pas un mirage, tu es le jour et la nuit, le printemps et l'automne. Tu n'es pas qu'une image. Tu es un sourire, tu es l'enfant et l'adulte, tu es la vie, tu n'es au fond que ce que tu peux être. Crois-moi. J'ai le beau rôle. Tu n'es pas une sorcière tu es une bénédiction. Ne croies pas ce que la rumeur chante, ne croies pas ce que ton cerveau enfle. Nous savons toi et moi que j'ai le beau rôle, nous savons toi émoi, enfin non toi tu ne le sais pas. Alors je te le dis, surtout ne l'oublies pas, je n'ai que le beau rôle. J'ai toujours le beau rôle. Le beau rôle.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 19:44
Peut-être respirer...

Je retiens mon souffle parce que je suis fou mais je ne devrais peut-être ne pas, peut-être ne plus, tu sais, je suis tellement dingue, je vais prendre ce taxi pour attraper ce train qui part si tôt et arriver dans cette gare au petit matin et puis prendre un taxi pour aller dans ce café que je vois tout les matins quand je sors de mon lit, sur une photo, avec au milieu cet enfant qui a le nom d'un aliment pour cheval ou d'un médicament pour chien ou l'inverse je ne sais plus et puis je vais prendre un autre taxi qui va m'emmener un peu en-dehors de la ville et je vais aller dans cet hôtel qui se trouve dans une sorte de zone industrielle et demander les clés d'une chambre d'hôtel, me déshabiller après avoir fermé les rideaux et me retrouver dans le noir et m'allonger nu dans un lit pour attendre celle qui ne viendra pas. Je retiens mon souffle parce que je suis dingue et j'écoute les battements de mon coeur et j'entends mon propre souffle sous les draps et je sais que je resterais seul ainsi, pathétique, à l'orée d'une vie qui ne recommence plus. D'une histoire qui ne recommencera pas. Je vais calmer les battements de mon coeur et taire ma douleur, je vais retenir mon souffle en attendant que tu ne reviennes pas, je vais m'étreindre pour ne pas être seul, me parler pour ne pas devenir sourd, regarder pour ne pas devenir aveugle, je vais t'entendre sous la douche, et puis regarder tes yeux qui me regardent avec tellement d'amour, et je sais que je ne suis pas vraiment seul, dans cette chambre d'hôtel alors que la ville est comme un coeur qui ne s'arrête pas, alors que les voitures continuent leur ballet, je sais que je ne suis pas vraiment seul. Même si tu ne seras jamais vraiment là, même si tu ne seras plus jamais là. Il faudra bien respirer, peut-être respirer...

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:52
Le silence

C'est le silence je crois le plus difficile, le silence absolu, prégnant, comme si l'écho ne revenait pas. Comme si je n'entendais plus ta voix. Enfin non, en fait, pas comme si, puisque je n'entends plus ta voix, j'aimerais tant pourtant. J'aimerais juste savoir si tu vas bien mais je sais bien que je ne le saurais pas, alors je regarde le silence de belleville, alors je cours après les pigeons, alors je commande cette boisson épouvantable a la mer a boire. Ma vie est une parenthèse qui ne se referme pas. Je lis des livres de songe, et puis je vais voir des films de songe, et je continue ma vie de songe en trainant dans mon quartier de songe. Je regarde les nuits qui passent et puis je compte les jours qui ne passent pas. Je me lève de mon bureau après ton coup de téléphone, je me lève et je ne sais plus. Je me lève et je ne sais pas. C'est le silence je crois le plus difficile, avec tout le reste, mais c'est surtout le silence, cette voix que je n'entends plus, ta voix que je n'entends pas. c'est le silence qui m'envahit, le silence qui m'entoure, le silence de ta voix qui ne me parle pas. Je deviens un automate de ma propre vie, je sais que désormais j'attendrais un signe de toi et je sais que désormais je ne récolterais que le silence. Ma vie est un silence que plus rien ne brisera, ma vie est une absence que rien ne comblera. Une absence que rien ne comblera.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 23:48
La plus belle femme du monde

Je sais que tout le monde pense que je m'en fous alors que je pleure chaque jour et chaque soir, ou chaque soir et chaque jour. Je sais que tout le monde rigole. Alors que je regarde mes larmes dans mes mains. Comme les gouttes de mes larmes ne deviennent rien du tout au creux de mes mains. C'est andré breton qui je crois disait, oui il disait je crois, c'est breton qui écrivait un philosophe que je ne comprends pas est un salaud. J'aligne les mots et je sais que tout le monde s'en fout, je sais que personne ne les lis comme je les écris, et je me dis que je dois être un salaud moi aussi. Je crois que c'est rien votre boule me dit le type en bouse blanche, vous semblez presque déçu il ajoute pas, oui je voulais en finir je ne lui dis pas. C'est tout en fin de compte, c'est juste ça, on vit seul, on meurt seul, ou peut-être pas mais tout le monde s'en fout. C'est dingue comme tu as cru un jour que ta vie allait changer, comme tu as pensé que ta vie pouvait se transformer. Il faudrait que tu boives un peu moins pour ne pas être celui que tu vas devenir, il faut que tu boives un peu moins. Vous savez monsieur, je suis sorti avec la plus belle femme du monde, pendant quelques jours, pendant quelques semaines, pendant quelques mois, pendant quelques années, elle m'a aimé et je l'ai aimé. On va tirer le rideau monsieur, on va le tirer parce que je n'ai plus rien a espérer, Je dis ça et puis et je comprends comme je suis égoïste, et comme je ne pense pas aux autres, et comme je ne pense pas aux enfants surtout les enfants. Tu veux que je te dise drink, j’aime pas ta colère, j'aime pas ta putain de colère parce qu'elle est facile. Tellement facile. Tu aimerais parler avec ces gens qui te disent de relativiser, tu sais que tu ne vas passer a autre chose, tellement pas. Tu sais que tu ne veux pas passer a autre chose, tellement pas. C'est pas si facile de ne plus être toi, tu as trop bu ce soir, sans doute que tu as compris qu'elle ne reviendrait jamais et tu t'es dis que c'était peut-être vrai, elle ne va pas revenir bordel autant se flinguer, cette nouvelle que tu as écrite ou un type toute sa vie attends une femme qui ne viendra jamais, qui jamais ne viendra, cette nouvelle c'est de la prégnance. J'aime pas ma fureur, j'aime pas mes pleurs, j'aime pas ce que je suis, un pauvre con qui vrille, attendant la nuit. Ne pas me morfondre, ne pas. Je m'assieds sur les marches et j'attends que la vie me laisse une autre chance. Et si ce n'est pas le cas, j'attendrais la prochaine. Si ce n'est pas le cas, j'attendrais la suivante.

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