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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 18:08

http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/18060/adieu-gary-2009-18060-644448790.jpg

 

Vous comprenez me dit la femme qui s'agite sur sa chaise, je suis énervé, mais c'est a cause de la ménopause. Je regarde interdit son mari qui semble comme scotché sur sa chaise, comme porteur d'une pierre dans le coeur qu'il semble traîner depuis des siècles. Vous connaîtrez pas ça vous monsieur drink la ménopause, oh croyez-moi vous avez de la chance, ca me mets dans tout mes états. J'ai l'impression que cette femme est dans tout ses états depuis la naissance. Je souris un peu bêtement comme pour m'excuser de ne pas connaître la ménopause.  Et puis mon mari vous savez il ne s'occupe de rien, il faut que je fasse tout. Je regarde le brave homme qui je pense a depuis longtemps renoncer a la parole, et au moindre acte de la vie quotidienne pour éviter de se faire engueuler. Je le comprends tout à coup, je le comprends. L'angoisse devient sourde, mathématique, le fureur vient plus tard. La nuit, alors que des crampes me picotent les mollets, je pense a ton absence, je pense a ta douleur. Je suis comme un marin sur une mer d'huile qui attend la tempête de l'aube. Je suis devant une vague de douleur, je suis comme traversé de l'intérieur, métronome de ma propre folie. J'attends un signe de toi. Je me ronge les nerfs. Fille avec fleur dans les cheveux commence le discours qu'elle a écrit, elle parle un peu trop vite, c'est le stress j'imagine, je suis a côté d'elle souriant bêtement face au vent. On est sur la scène devant l'hôtel de ville pour cette cérémonie un peu ridicule. Le vent se lève alors que fille dans les cheveux cite edgar morin. La femme qui fut ministre au siècle dernier me regarde avec une moue d'approbation. Je souris un peu bêtement comme pour m'excuser de faire le piquet à côté de l'intellectuel de la bande. Ensuite on se barre fissa, sauf qu'on a pas prit notre prix (oui je sais c'est pas terrible comme phrase mais j'ai pas fait hypokhâgne non plus) et qu'on doit remonter le chercher. Ensuite on fait une photo tout les trois avec fille qui a un bandeau dans les cheveux et moi entourant fille qui a une fleur dans les cheveux. Je suis tellement lessivé par ma nuit sans sommeil que je te m'énerve tout de suite. Je sens bien que tu vacilles a l'autre bout du fil, je sais bien que chacun de mes maux sont comme des coups de poignards dans ton corps, je traverse la seine et je déverse ma haine, a ta parano, a ma parano, a nos paranos mais presque. Et puis j'entends bien que tu pleures, et puis je sens bien que je meurs, et je devine que notre combat est si difficile, si compliqué, que je n'ai pas la force. Monsieur drink est ambassadeur, il est donc normal qu'il aille a la réunion dit co-chef. Oui au politburo, ils mettent deux chefs maintenant, c'est très étonnant, il y a de moins en moins d'employés mais de plus en plus de chef. C'est un concept. Mais enfin dit autre co-chef, drink fout le bordel a toutes les réunions ou il va, oui mais il fera rire tout le monde dit l'autre. Elles me regardent un peu interdites, vaguement inquiètes. C'est sympa ton haut je dis a la chef que je connais le mieux, c'est très psychédélique, je regarde ton chemisier j'ai l'impression d'entendre les pink floyd. Pendant qu'une se marre l'autre dit voilà ce que je veux éviter. Il ne peut pas s'empêcher. C'est plus fort que lui. Mais il est ambassadeur dit ma collègue qui sent que ça va lui tomber dessus la réunion. Ah oui, ambassadeur au politburo, je te rassure, c'est pas du tout un poste honorifique, c'est juste aller faire le con aux réunions où personne ne veut aller. J'ai pas postulé bien entendu, un jour je suis rentré de vacances et les autres m'ont dit au fait drink tu es le nouvel ambassadeur. J'ai souris un peu bêtement comme pour m'excuser. De quoi je l'ignore. Le lendemain, reposé, je me dis qu'on peut y arriver. Nous savons que c'est impossible mais nous pouvons y arriver. Le lendemain je te chantonne en traversant la seine des mots comme des caresses sur les joues, tu ris de tout tes éclats et on dit qu'on y arriver. Forcément, on peut y arriver. On doit y arriver. On va y arriver. C'est pas possible autrement. Impossible autrement.

 

 


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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 14:45

 

Nous sourions face au mur qui se présente devand nous, nous ne fonçons pas directement dedans, nous essayons de le contourner sans y parvenir. Alors nous restons face a lui en pleurant un peu car nous ne savons comment l'abattre. Parfois nous renonçons, parfois la colère gronde. Nos âmes se désespèrent et nous crissons de colère, comme si des galets intégraient nos cerveaux, comme si notre douleur ne pouvait se dissoudre. Nous marchons face au vent, affrontons la tempête. Nous nous tenons la main, pas parfois mais toujours. Souvent nous dérivons chacun dans notre bulle, comme si soudain nous pouvions éloigner nos propres tourments en oubliant l'autre. Tu éclates de rire, juste après des sanglots de mort qui me serrent le coeur, qui me compriment le souffle et éteignent mon âme. Nos vies sont des jours sans visages, des spasmes de tourment jetés à la gueule du monde. Nos corps se fragilisent, d'une étreinte fusionnel qui semble si lointaine, égarés que nous sommes, errants parmi les morts. Je veux toujours te vivre, toujours me chavirer, même si je meurs seul, je veux encore vibrer. Parfois, les jours de rien, la nuit vient parmi nous, comme un soupçon de larmes, comme une ébauche de fin. Parfois nous renonçons, nous dessinons des larmes, réfutons le vacarme de ceux qui nous entourent, nous sommes comme encerclés, nos yeux se sont baissés. Ahuri par ta force, vacillé par ma haine, je te frémis au loin. Et puis tu pleures un peu, tu éclates de rire. Mon amour viens danser, c'est tout ce que je peux t'offrir. Tout ce que je peux t'offrir.  

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 09:40

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/17/40/20084303.jpg

 

Fille rousse est devand chez cosette alors que je descends la rue des envierges, on discute trois secondes. Et puis je rentre a l'intérieur pour lui payer un verre. On est en début de mois, mon découvert est faible et je lui dois des tonnes de tournées.  Le serveur me tient le crachoir car lui aussi a voté poutou. Fille a couettes qui ne fait plus jamais de couettes depuis que je l'appelle ainsi me dit qu'elle se calme avec l'alcool. C'est dingue comme tu es en forme quand tu ne bois pas elle me dit. La vie fatigue, mais l'alcool épuise je lui explique. Tu as bonne mine elle me dit. Oui j'explique, je ne bois presque plus, et depuis que je répète pour le spectacle de danse, j'ai la super patate. De toutes façons dès que je m'agite le popotin, ça va bien. Comme si je voulais essorer les jours pour être sur de ne pas vouloir les perdre. Un type un peu bizarre nous tourne autour. Je le trouve un peu bizarre. On rejoint le copain de fille a couettes aux cascades. Tout de suite, je me sens étranger. Et pourtant rien ne change. On dirait que les gens sont figés dans la cire. Les mêmes poses, les mêmes ivresses, les mêmes gestes, les mêmes errances. Je prends un picon pour la route. Il y a le type qui gère les concerts au squatt, il essaie d'emballer une fille, il arrive en la serrant contre le mur a lui arracher un baiser. Quand ils se lèveront pour aller fumer dehors, je me rendrais compte que la fille immense fait une tête de plus que lui, je comprends tout a coup pourquoi il essaie de l'embrasser quand ils sont assis. Il claque la bise a fille a couette qui me demande c'est qui ce type. Un gars qui veut sortir avec toutes les filles je hausse les épaules. Le vieux qui dessine vient me voir, il m'explique qu'il voudrait faire mon portrait. Je lui dis oui oui je connais, tu as déja fait le mien, même si ce n'est pas vrai. Il y a le garçon tout le temps hyper bourré qui semble très calme. Il part assez vite d'ailleurs. Le type qui me faisait la gueule quand il croyait que je sortais avec la fille qu'il voulait emballer me dit bonjour avant de partir a son tour. Le type que je trouvais un peu bizarre revient me tourner autour. Plus tard fille a couettes m'expliquera que c'est un des ces anciens copains et qu'il a du croire qu'on sortait ensemble. Bordel un jour je vais me faire pêter la gueule par une horde de types qui croient que je sors avec leur gonzesse passée ou actuelle. Dehors, un grand type m'engueule car je décline sa proposition d'une cigarette. Ne fais pas ton fier il me dit. Je lui explique que je suis en train de fumer ma roulée et que je lui prendrais une cigarette plus tard si c'est ça qui peut lui faire plaisir. Je rentre dans le café un peu ahuri de m'être fait engueuler car j'ai refusé une clope. Tout le monde semble bourré. En fait, sur cette place tout le monde est tout le temps bourré, c'est juste quand tu ne bois pas que tu t'en rends compte. C'est pas cette ivresse qui me pose problème. C'est l'enfermement. Les gens sortent et boivent un coup pour rompre la solitude mais je me rends compte qu'ils s'enferment. La plupart des gens qui sont ici ne franchissent jamais les limites du quartier. Je ne les juge pas mais je trouve ça un peu triste. Fille a couette m'invite pour une projection ou elle a 4 places. Elle me cite les personnes avec lesquelles elle veut y aller et ça fait déjà 4 personnes. J'explose de rire quand elle me dit ah oui merde c'est vrai ! Je parle pinard avec le copain du copain de fille a couettes sans couettes qui porte le même prénom que son pote. Il me désigne un type et me dit c'est marrant on dirait toi en pas beau. Ah non, il reprend on dirait toi sans lumière. Je me marre en finissant mon picon. Et puis je repars dans la nuit. Je repars vers mon autre vie. Même si ce n'est pas vraiment la vie. Ma vie sans moi. Ma vie sans toi.

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 22:00

http://md0.libe.com/photo/418503/?modified_at=1335338013&width=476 

 

Tu pourrais me prendre dans tes bras, danser avec moi sous la pluie, tu pourrais ne pas me regarder quand je jaillis de nulle part et que mes gestes vains sont comme des appels au loin. Tu pourrais regarder le phare qui clignote au loin et m'ébouillanter dans des vapeurs d'eau qui ne sont que des tourbillons d'enfance. Tu pourrais me pleurer dessus alors que je gueulerais mon désaccord. Tu pourrais me torsader le corps, m'anéantir les espoirs, me détrôner de mon piédestal. Tu pourrais car je veux t'apprendre la liberté, juste t'apprendre la liberté. Tu pourrais ne pas me dire ce que tu pense, oublier mes errances, aligner mes romances, sans avoir d'autres maux a dire que le silence bestial d'une fermette en hiver, sans les regards cruciaux des amants au réveil, tu pourrais ne rien me dire, m'approuver et me regarder couler. Mais je ne veux pas de ça, pas de ta complaisance, ni des encouragements quand je me trompe, ou quand tu penses que je me trompe même si je ne me trompe pas, tu as bien le droit de m'affronter, tu peux bien m'étendre pour le compte. Tu pourrais me fracasser la vaisselle sur la gueule, m'anéantir de questions, m'abuser de reproches, me hurler des maux avec vigueur. Je veux t'apprendre la liberté juste t'apprendre la liberté. Tu peux et tu pourras et tu pourrais. Tu as tout les droits. Parce que c'est toi parce que c'est moi. Je suis ou mes tes yeux me perdent, mes paroles se foudroient dans des tunnels trop étroits. Je vais t'apprendre la liberté. Oui t'apprendre la liberté.

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 23:00

http://images.allocine.fr/medias/nmedia/18/83/99/97/20074847.jpg

 

 

Je sais bien que je ne suis pas objectif. Forcément. Dès que le générique apparait, dès que le film démarre, je sais bien que je vais devenir comme un shamallow, comme une guimauve improbable, au bout de quelques secondes je pleure déjà. De grosses larmes de vie en sursis qui coulent sur mes joues comme des boules de bowlings qui ne veulent pas mourir. Dès les premières images, qu'apparaissent renée et jonathan, dès qu'ils apparaissent tous, comme dans tarnation, je suis un fontaine qui ne peut calmer ces émotions, un regard qui ne peut discerner la douleur. Je suis cet abruti en demeure, qui croit encore que la vie a un sens. Ce type un peu crétin qui pense que notre avenir est devand nous, tant que nous sommes nous-mêmes. Je suis trempé quand j'arrive au cirque électrique car j'ai décidé d'y aller a pied et tout a coup une pluie de fin du monde décide de se réveiller. Je suis trempé quand je rentre sous le chapiteau, on dirait que des larmes me coulent des joues, on croirait que la vie me quitte tout doucement. Comme un tourment. Je pleure dans la salle vide, nous devons être sept ou huit, peut être dix, je pleure pendant tout le film. Je me souviens de la fille qui ne pouvait vivre sans ses médicaments, quand je vois john appeler les médecins, je me revoie en  train d'essayer de convaincre les psychiatres de la laisser sortir. Je regarde le corps gracile de la fille qui s'élève sur le mas chinois, j'apprécie tous les numéros, c'est curieux je me souviens comme je n'avais pas trop aimé le spectacle précèdent du cirque électrique et comme je jubile tout a coup a chacun des numéros. La vie c'est une question de point de vue, je me dis, tout est question des yeux avec lesquelles tu la regardes. Et l'innocence c'est quand même préfèrable au renoncement. Je voudrais serrer john dans mes bras, je voudrais serrer joshua dans mes bras, je voudrais serrer renee dans mes bras, je voudrais serrer la vie dans mes bras, et puis tout le reste aussi. Et je pleure pendant que le génerique défile sur l'écran. L'enfant fait ce qu'il peut sous le chapiteau, la fille raconte une drôle d'histoire sous le chapiteau, le type avec une drôle de tête fait ce qu'il peut sous le chapiteau. Je suis un enfant émerveillé, qui retrouve le goût du rire et de la gaieté. Ce n'est pas parfait mais c'est la vie. Je me souviens comme les gens n'arrivent plus a s'émerveiller. Je suis prostré sur mon fauteuil dans le cinéma et je regarde l'écran. Je suis assis sur le banc du crique, on entends la pluie sur le chapiteau. Je te tends la main mais tu n'es pas la. Toujours pas la. Pas encore la. Mais ca viendra. Enfin je crois.

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 10:33

http://images.allocine.fr/medias/nmedia/18/65/33/77/18913829.jpg

 

On doit être cinq ou six mecs pour cinquante nanas. Fille aux cheveux frisés me dit avant que ça ne commence que c'est l'endroit idéal pour un type célibataire qui cherche une fille. Je sens un peu son dépit que ce ne soit pas l'inverse.  Les filles sont assez jeunes pour la plupart, les types qui sont là sont venus sans doute pour accompagner leurs enfants. Je dois être le seul ahuri qui soit venu pour lui-même. L'échauffement me rappelle des souvenirs du rugby. Il pleut dehors, nous sommes a l'intérieur, j'ai déja un peu chaud. Tu pourrais tout à coup tomber essayer de ne plus te relever, tu pourrais tout a coup revivre, étendre les jours pour le compte. Ta vie est un match de boxe, mais tu n'as pas d'adversaires, tu frappes dans le vide, tes coups ne rencontrent que l'air et le vent. Tu es vain d'ivresse suspendu, comme envoyé au rebut. Dès le début j'ai du mal a suivre. J'ai pas de problèmes de souplesse ou de vitalité, j'ai un vrai souci avec le sens. La chorégraphe est droitière et bien sur j'inverse les figures, ce qui fait qu'au lieu de me retrouver en face de ma partenaire, je me retrouve dans le vide face au dos de ma voisine. Je suis en retard ou je suis en avance. On répète a l'infini la chorégraphie, on se lève, on descend, moi qui ai horreur qu'on me touche, j'ai beaucoup de mal quand il faut prendre la fille dans mes bras et descendre tout doucement comme suspendu en équilibre. Tu pourrais revivre comme avant, ne plus attendre un signe de moi, un souffle de vie, tu pourrais effleurer tes sens, t'entendre dormir, et refouler mon absence, revenir vers le présent. Je sais bien que tu ne peux plus, je me rends bien compte que tu ne peux pas, nous sommes dans une voiture découverte qui ne peut plus s'arrêter. Nous franchirons les précipices, nous traverserons les murs. Nous briserons nos âmes et nos os mais nous le ferons ensembles. J'ai pas trop mal aux cuisses, grâce au rugby, j'ai un peu mal au bras, le haut du corps est très sollicité il faut souvent lever les bras, et rester en suspension, immobile sans bouger. On va boire un verre dans ce café ou une femme tire les cartes tout les vendredis soirs. Une des filles me dit ce que je t'aime chez toi drink, c'est que tu es partant pour tout. Tu es le seul mec qui a du venir seul et de lui-même. Pendant que l'autre consulte la cartomancienne -dont j'entends juste qu'elle dit que le chariot est dans la rivière ce qui me laisse totalement coi- la fille qui divorce rajoute pourquoi les gens sont ainsi, pourquoi ils ne sortent jamais du cercle, ils ne sont jamais vraiment partant pour l'inconnu. Tu sais je lui dis, je ne sais pas comment les autres vivent, je ne le comprends même pas, mais j'imagine que chacun fait ce qu'il peut. Tu vois c'est comme les films au ciné, pourquoi allez vois des téléfilms que tu pourras revoir à l'infini, pourquoi allez voir des choses qui te confortent ? La moitié des films que j'ai du voir cette année a paris, n'ont pas fait cinquante mille entrées et ça me révolte. On va me dire que je suis un intello ou un bobo ou un bobo intello mais bordel j'ai pas eu le certificat d'études. J'étais tellement nul qu'ils ne me l'ont pas donné. Les vapeurs de vie que nous nous infusons nous rendent parfois euphoriques, comme un espoir d'une vie ensemble. Nos étreintes se poursuivent, même si elles se rattrapent rarement. Nous sommes là l'un pour l'autre, même si l'éloignement. Tu pourrais revenir, je pourrais repartir. Nous pourrons nous croiser. Nous retiendrons nos larmes, nous serrerons nos âmes, essorant en commun, la sueur de l'autre. Un jour ou bien un autre, nous serons tout pour l'autre. Nous serons tout pour l'un. Un.

 

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 16:44

 

 

La nuit est un jour sans pitié. Il voudrait que le silence se fasse, qu'il ressasse lentement, doucement, les variantes de sa vie. Il aimerait bien entendu, que les journées s'effacent, que les gens disparaissent pour ne plus revenir. Les journées étales, comme sous le poids d'une vie qui n'avance pas, les jours et les semaines qui sont comme des pétales, peu à peu qu'on enlèvent, qu'on décomptent, qu'on dissout. Parfois nos vies se lassent, parfois nos corps se hurlent, nos membres a l'agonie, un peu au bout du souffle, nos esprits irradiés par la douleur brutale. Nous devenons des monstres, nos visages se crispent, nos vies sont des journées qui ne finissent pas, nos vies sont comme des nuits qui ne se succèdent plus. Parfois nous revivons, nos corps s'expriment enfin, la nuit s'éloigne un peu, nous assêchons nos larmes. Il cesse parfois d'y croire, c'est comme un rêve brutal, comme un soupir fatal. Il voudrait crier, hurler, ne plus être qu'un autre, il aimerait que la vie soit un peu en suspens, que le calme revienne. Il sent toujours la tempête couver, tout près de lui, tout près d'eux, comme un volcan a peine en sommeil. Les journées se suivent, aucune ne se ressemblent, aucune ne les rassemblent. Il regarde les murs, y fracasse des crânes, il longe les bords de seine. Parfois nos paroles sont commes des décompte d'un temps qui n'existe plus, de corps qui n'existent pas. J'ai envie parfois de rayer mes dents sur du marbre pour ne plus hurler, quelques secondes pendant lesquelles je voudrais écraser le silence et l'absence. Parfois l'intolérable me rend sourd et fou. Mes ongles crissent le sol. La douleur palpite mon coeur. Parfois. Mais pas souvent. Le reste du temps, je marche dans les rues de la ville, je croise ton regard au reflet des vitrines, j'égare mes pensées pour les mêler aux tiennes. Dans ces instants d'eden, plus rien ne me fait peur. Alors je prends ta main. Et je t'emmène au loin. Au loin tout près de moi.

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 21:57

 

http://www.cinemoi.tv/files/cinemoi/imagecache/movie_hero/images/movie_hero/intimacy.jpg

 

Car il la considérait comme un homme, quelqu'un qui ne donnait pas l'impression de vouloir autre chose que ce que lui voulait : Baiser l'autre a en perdre la raison.

 

 

                                                                     Jo NESBO

 

 


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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:45

http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/04/walk-away-renee-2.jpg

 

Il y a un peu moins de dix ans quand tarnation est sorti, libé a titré le cas caouette. Aujourd'hui en ouvrant le journal que j'ai juste acheté pour ça, pour les trois pages consacré a son nouveau film j'ai pensé qu'il ne pourrait pas faire le même titre. Il pleuvait le soir quand je suis sorti du politburo alors que le matin il faisait beau et je me suis senti très las tout à coup. Et puis j'entendu ton rire, et je me suis senti un peu moins fatigué, un peu plus délassé. Ancienne coloc me dit qu'elle a pleuré pendant tout le film de caouette. Mais moi je dis ça fait 10 ans que je pleure, que je pense a tarnation tous les jours, alors celui la, ce sera moins fort. Je te rappelle elle me dit que ma mère vient de mourir et qu'elle était bi-polaire, c'est peut-être pour ça qu'il me parle ce film la. J'entends ta voix, tu entends mon souffle alors que je monte la rue des rigoles, j'entends l'effroi et puis le rire, j'entends la peur et le bonheur, tu devine les spasmes de mon esprit qui ne sait plus s'il faut panser les battements de ton coeur. Nos rires sont des cris qui ne veulent plus s'éteindre, nos pleurs comme des souffrances qui ne prennent que la teinte du passé. Il y a un peu moins de dix ans sans doute que tarnation a changé ma vie.  J'ai peu froid sans toi je cherche mes mots, je te donne des maux, et puis je les efface, ton rire les fracasse, même s'ils laissent des traces. Tu redoutes l'attente, mais ce n'est qu'un souffle de rien, un soupçon d'avenir qui ne tiendrais pas ses promesses. Je prends la descente de ménilmontant, je devine ta maison au loin, je devine ta vie a travers le pare-brises des émotions. Ma vie est un sourire dans un rétroviseur. Tu enlèves tes lunettes, je me souviens que tu cours presque dans les rues de la ville endormie. Il pleut des jours et des nuits. Il pleut des semaines et des mois. Attendre ne compte pas. Le temps n'existe plus. Il n'y a rien d'autre que toi. Le temps n'existe pas. Que toi.

 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:52

http://toutelaculture.com/thumb.php?src=http://toutelaculture.com/wp-content/uploads/2012/04/tyrannosaur-film-image1.jpg&w=590&h=300

 

Fille qui vient d'avoir cinquante ans veut que nous allions au couscous de la rue des cinq diamants, juste a côté du théatre qui porte le même nom que la rue. Juste après chez gladines. Des filles très jeunes chantent a un balcon du premier étage. Un peu trop bues sans doute. On se retrouve devand le restaurant, c'est plus un couscous. C'est un bar lounge qui est d'ailleurs fermé. Fille qui vient d'avoir 50 ans me demande c'est quoi un bar lounge ? J'ai envie de pleurer pendant tout le film, j'ai envie mais je n'y parviens pas. Je ne sais pas si c'est parce que j'attends un moment propice pour lâcher les digues. Mais ça ne vient jamais. Ce film est un champs de larmes, un chant pour les larmes. Je me dis que je vais y arriver, que je vais vraiment pleurer. A la fin, je crois enfin y parvenir. Mais non je reste avec mes larmes derrière les oreilles. Bon me dit fille qui vient d'avoir 50 ans, on peut aller voir chez françoise. Elle rigole quand on repasse devand les filles et alors qu'on tourne dans la rue jonas elle me demande si j'ai entendu ce qu'a dit une des très jeunes filles sur son balcon ? Non je reponds. Elle a dit il est sexy le punk blond. Je rigole aussi mais le petit taureau fume par tout les naseaux à l'angle de la rue samson alors je reprends un visage sérieux. Je lui fais un clin d'oeil mais elle ne semble pas du tout s'apaiser. Oh allez je lui dis je pourrais être leur père, c'est bien ce qui m'inquiète elle répond. Chez françoise est fermé. Alors que je rentre dans la salle de cinema une femme dit a une autre, il est beau peter mullan. Comme la fille aux yeux de cendres et de larmes m'a dit que je lui ressemblais, je le regarde en me disant que je suis  beau. Avec l'âge c'est ce qui est bien, on apprécie chaque compliment, on goûte a chaque rayon de soleil. Pourquoi on ne peut jamais être ensemble au milieu des gens demande bruno beausir a christine angot dans le livre que je suis en train de lire. Nous sommes toujours ensemble au milieu des gens je paraphrase, nous sommes toujours ensemble même si nous ne le sommes pas. Ensemble. Je reste assis dans mon fauteuil a la fin du film, j'attends que tu me prennes la main et que tu me fasses sortir du cinéma. J'attends que tu montes les escaliers avec moi et que nous sortions au soleil sur le canal de l'ourcq. J'attends que tu traverses à mon bras la place stalingrad couverte de monde. Tu as faim je te demande. Et je me rends compte que tu n'es pas la. Même si je me dis que tu es la. Les filles m'appellent a tour de rôle pour que je vienne avec elles a la manif. J'adore les manifs, j'en ai fais des dizaines voire des centaines, on rencontre toujours des vieux potos en plus, mais sur ce coup la je le sens pas. Mon asociabilité récurrente sans doute. Je dis que le travail n'est pas une fête parce qu'il faut bien dire quelque chose. J'ai pensé a toi pendant le film. Quand tu dis que tu te sens en sécurité. Et que je te prends dans mes bras. J'ai souri et je me suis tourné vers toi. J'ai vu tes yeux brillés dans le cinéma. Et j'ai pensé que tout était bien comme ça. Très bien comme ça.

 

 

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