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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 21:39

http://www.biglongnow.co.uk/wp-content/uploads/2012/03/Anna-Karina-copia1.jpg

 

Ton front qui brûle sur ton corps qui s'agite. Ma vie c'est ma main sur ton front. Ma main sur ton front sur ton corps qui s'agite. Ma vie c'est la nuit ou je te regarde souffrir sans savoir ni que dire ni que faire. Alors je pose ma main sur ton front parce que je dois faire quelque chose pour éloigner le mal et la souffrance. J'essuie les larmes sur ton visage, j'efface les stigmates de la douleur, j'engueule la fille au téléphone pour lui dire de rappliquer. Je me souviens du chauffeur du taxi qui disait alors que tu hurlais. On est presque arrivé madame. Et puis les travaux et puis les détours, et la vie endolorie. Tu hurles dans le silence de la nuit, je te dis que je suis près de toi, tu me dis de laisser ma main sur ton front. Ma vie c'est ma main sur ton front, ma vie c'est chasser les douleurs les démons. Je m'endors et tu ne dors pas, je m'endors et je sais que tu es la. Je m'endors et ma main sur ton front. Plus tard, je me souviens quand tout est apaisé, plus tard je me souviens que plus rien ne peut nous désunir. Ma main sur ton front, ton coeur qui bat en moi. Ma main sur ton front sur ton corps qui s'agite. Ma main sur ton front. Sur ton front. 

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 16:58

http://www.jde.fr/imagesJournal/2681wadjda.jpg

 

 

Je tousse je me mouche et je me fais engueuler au politburo d'être venu travailler alors que je  suis malade alors je bois du rhum que je noie dans de l'eau bouillante avec du miel et du citron et je regarde au loin l'horizon mais il n'y en a pas car ma fenêtre donne sur la cour et puis je me souviens qu'au petit matin la ville était froide et neigeuse comme à noël sauf que c'était février et je me suis dis qu'il n'était pas question de se laisser aller a verser quelques larmes car elle gélerait avec le froid qu'il faisait et puis je divaguais sous l'effet des médicaments de la fatigue du rhum et du froid mais tout à coup le fantôme m'appelait du fond de sa chambre pour me dire que je n'étais pas seul et qu'elle voulait réchauffer mon coeur et je me suis dis que la vie sentait parfois comme l'herbe les matins de rosée et tu me vois du fond des bois et tu me prends par la main et je t'emmène au bord du fleuve pour que tu prennes le soleil un peu même s'il fait moins six degrès et que tu grelottes alors je tousse et je me mouche et je m'endors entre tes bras et tu dors et tu te couches et tu dors entre mes bras et je me demande comment nous faisons pour être aussi près l'un de l'autre mais c'est juste que nous ne nous quittons pas. Mais c'est juste que tu ne me quittes pas.

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 00:00

http://www.lavoixdunord.fr/sites/default/files/articles/ophotos/20130206/wadjda-film.jpg

 

Les vies sont des morts en sursis ou je ne comprends pas, ma vie est une attente remplie de particules élèmentaires. Tu repasses je trépasse. Nos vies sont des grues mécaniques qui ne descendent pas et qui toujours dans le même sens, creuse la terre dans la rue d'a côté. A mains nues, je descends dans la terre gelée pour batir les fondations de ton existence.  Je vide un godet de jack daniel's dans un verre aux couleurs corsica. Je pense a ton corps je crois que sans toi je suis un peu mort. Je n'ai pas peur de ne pas trouver ni le bonheur ni la paix puisque tu es toujours avec moi. Toujours toi toujours déguisé en pas moi pour te dire comme je ne suis pas. Je regarde les frémissements de mes lèvres dans la vie neige, je n'ai plus peur d'être seul puisque tu es toujours la. Ma vie est un regard dans la nuit erratique. J'en ai fini des dérives je crois bien, de ces visions d'alcool ou je pourrais me perdre dans la nuit, j'ai comme étreint ton souvenir et je reste assis prêt de toi, auprès de ton sourire et de ta peau magnétique. Ton corps léger s'ébat dans les draps dehors il fait très froid. Tes yeux par dessus les cartes, tes yeux qui se tournent vers moi. Tu jettes tes atouts sur le tapis, je cours sous la neige dans les rues pavés de la vieille ville. Je ne te cherche pas puisque tu es toujours la. Je ne te cherche pas puisque tu es derrière moi.

 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 09:39

 http://image.toutlecine.com/photos/s/o/u/soul-kitchen-17-03-2010-25-12-2009-3-g.jpg

 

Les souvenirs sont sans doute un peu vains et on ne sait jamais pour finir si ça fait du mal ou du bien. Je me dis que c'est l'anniversaire de la mort de mon père et que je devrais appeler ma mère pour savoir comment elle va. Et puis je me souviens que ma mère est morte elle aussi. C'est très curieux ce matin ce qui tombe, comme des particules de neige, comme de minuscules flocons rescapés du ciel, c'est étonnant on dirait les effets spéciaux d'un mauvais film. Comme des blancs en neige qui ne sont pas assez fermes. Je me souviens en regardant tomber ces pseudos flocons comme il neigeait l'année de la mort de mon père, je me souviens du cercueil qui trônait dans la chambre de mes parents ou il faisait un froid sibérien vu que pour conserver le corps, on ne mettait pas de chauffage. C'était digne des frères coen cette histoire. Le cimetière était fermé à cause de la neige  et on ne pouvait creuser une tombe dans le sol gelée. Il y avait de la neige sur le balcon et je regardais ma mère qui rentrait dans la chambre, et je me souviens que je l'entendais ahuri qui disait bonjour mon chéri en s'adressant au cercueil ou se trouvait le corps de mon père. J'ai toujours respecté mon père mais au fond je ne l'ai jamais aimé, je crois que de son côté c'était l'inverse, ce n'est ni un regret ni une souffrance, c'est une simple et cruelle constatation. Je pourrais m'asseoir sur le rebord du lit et pleurer quelques chaudes larmes pour mes parents mais je crois que je n'en ai pas envie. Ce serait bien mais je n'ai plus vraiment le temps pour les regrets et la souffrance. Je regarde ce lit ou la trace de ton corps repose. Je regarde les murs ou ton souffle repose. La trace de tes mains sur le réfrigérateur. Je ne suis plus cet orphelin qui se lamente, ni cet ombre qui pleure sur des murs de métal. Il y a toujours ta main dans la mienne et ton coeur qui bat au creux de mes mains. On a toujours ce qu'on mérite disait ma grand-mère. Et bien si je te mérite, j'ai du faire des trucs super bien dans ma vie. Des trucs vraiment super  bien.

 

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 19:30

http://static.cotecine.fr/tb/Photos/800x600/WADJDA+PHOTO1.JPG

 

 

La nuit nous fige dans des rêves mémorables. Ou peut-être est-ce le jour. Le temps n'est plus important, la vie n'a plus d'importance, les gens autour, le temps qu'il fait, tout ça disparaît quand tu apparais au bout du quai. Ma vie est une douce hibernation que tu combles de ta présence, parfois, au creux de l'hiver. Dans nos vies souterraines nous descendons jusqu'a la ligne 1, dans nos vies souterraines nous émergeons parfois, pour ouvrir les rideaux. Le froid saisit mes yeux et fais couler des larmes que tu essuies en riant, le train démarre alors que ton coeur est encore à terre sur le quai glacé, balayée par le vent. Nous sommes des enfants qui n'ont pas peur de vivre, nous sommes des adolescents qui dévorent le corps de l'autre sans la moindre retenue. Les trains partent toujours, nos lèvres ne se séparent jamais, dans nos vies souterraines l'important n'est plus dans cet aller-retour incessant de nos âmes. Je regarde tes yeux qui s'éloignent. Je n'ai pas peur de te perdre, tu es partout, toujours et tout le temps, tu es partout. Ma vie est ta vie en toi. Ta vie est ma vie en toi. Tout ce qui me reste c'est toi. C'est tout. Mais c'est toi. Mais c'est tout. Absolument tout.

 

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:10

http://acoeuretacris.a.c.pic.centerblog.net/romain-gary_seberg_1960-13ab21b.jpg 

 

Je sens son regard comme un peu de vie, comme une illusion, comme des vies en sursis, comme toi et moi émoi et toi pour toujours. Je dessine ton visage du bout des doigts. Je suis un aveugle qui devine parfois la lumière. Ma vie c'est mon existence qui se remplit de ton absence. J'entends son rire au bout des doigts, je respire ses yeux dans mes oreilles. Je remplis mes paumes de son sourire, je frotte mes deux mains l'une contre l'autre pour respirer son odeur. Je crisse mes ongles sur les murs de la ville pour laisser une trace que tu pourrais voir. J'entends sa voix qui respire comme un souffle de vie, l'agonie du temps qui sépare nos absences. Je ne sais plus qui je ne suis pas, je pose mes pas tes empreintes. Je ne frémis plus de ne pas te voir, je suis l'ombre qui t'accompagne, une âme qui me meut. Tu pourrais faire un carpaccio de mon coeur, tu pourrais le découper en petits cubes, il restera vivant, il battrait encore pour toi. Je devine des mots sur des feuilles de papier, je décrypte des encres sur les murs de métal, personne ne peut vous lire puisque nos langue est unique. Du bout des doigts je sens tes mains, du bout des nerfs je respire ton corps. Ton coeur entre entre mes doigts qui coule comme un nectar de vie. Nous sommes des ombres sur les murs de la ville, nous sommes des ombres sur le quai de la gare. L'horloge est au-dessus de nous, mais nous la briserons un jour. L'horloge ne sera plus, car nous le temps sera à nous. Le temps avance pour nous.

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 09:18

 http://www.espacemarcelcarne.fr/images/wadjda_image.jpg

 

L'enfant solaire, colorie ses baskets en écoutant de la musique saturé. J'écoute la femme dans la radio qui dit qu'elle ne pouvait plus voir l'homme qu'elle aimait et qui allait mourir. L'enfant scolaire, noue son foulard sur ses cheveux pour sortir dans la rue. Je me dis quelques instants que moi non plus je ne pourrais pas la voir si elle se mourrait dans un lit d'hôpital et puis je me dis que si j'arriverais à la voir, et puis ensuite je me convainc avec soulagement que je mourrais avant elle. Je regarde l'enfant en liberté dans ce pays pas libre, je regarde la femme en liberté dans le pays pour les hommes, je regarde le soleil qui frappe sur le sol, les garçons qui jouent au football, les filles qui rentrent chez elle. En écoutant la femme dans la radio, j'admire son abnégation mais je ne peux m'empêcher de penser que mon amour aurait réussi à me voir dans la même situation, j'en ai l'absolue certitude et je m'endors avec un sourire aux lèvres qui ne me quittera pas de la nuit. Je reste tétanisé à la fin du film, je vacille quelques instants, j'ai comme des larmes au coin des yeux et je me demande pourquoi on devient de plus en plus sensible en vieillissant, à moins qu'on en ait plus rien à foutre, à moins qu'on ai plus très envie de jouer à être quelqu'un d'autre. Je me dis qu'il faudrait que je lise le livre de la femme et puis je me dis que ce n'est sans doute pas une si bonne idée sans que je puisse trop l'expliquer. Dehors il fait encore jour quand je sors du cinéma, c'est signe que les jours rallongent je me dis avec mon bon sens parisien. Je devine la jeune fille sur son vélo, je regarde le ballet autour de la rotonde stalingrad, je cherche le visage de mon amour qui m'attends quelque part. Je prends l'avenue simon bolivar pour rentrer a pied, je finirais bien par te croiser. Nous finirons bien pour nous croiser.

 

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 10:57

http://marvelll.fr/wp-content/gallery/shame/shame-photo-2.jpg

 

 

Alors que je regarde fasciné une fois de plus "shame" je me dis que ce que j'adore les films d'inaction. La majorité des gens préfèrent les films ou ils se passent des choses, comme si ça devait remplir l'espace, occuper le cerveau, valoriser le temps. Moi j'aime ces films ou il ne se passe rien, des films comme une promenade, c'est sans doute pour cela que je peux rester  en terrasse d'un café a regarder les gens défilés dans la rue. Je commence à lire ce livre qui porte le nom de ma rue. Mordillat explique qu'il fait incinèrer sa mère car elle était très frileuse. Je repense a cette carte de voeux que j'ai reçu pour ma mère, me demandant quand je vais écrire a l'émetteur. Dans cette procrastination du matin, je me dis que les souvenirs sont un peu comme le dehors qu'on regarde à travers des vitres sales. Ce n'est pas tout à fait la réalité. Je vais à la parole errante pour une soirée de soutien, je croise quelques personnes, je regarde le type à la tribune qui n'a pas l'air de rigoler, des groupes paresseux jouent des morceaux chiants. J'ai cette impression de lassitude et de fatigue que je ressens depuis mon retour de liège. J'ai mis le doigt dessus la veille, ou le matin je ne sais plus, j'ai compris que ce n'était pas seulement l'âge qui faisait ressentir ce sentiment de fatigue. L'alcoolisme c'est un peu comme le sport, dès que tu arrêtes tu es largué, dès que tu n'as plus l'entraînement, tu n'as plus le rythme. Le foie, le corps et surtout le cerveau ne répondent. Ma vie est une errance que je remplis de ta présence, de ton absence, de tes yeux et de ta voix. Mes yeux regardent au loin attendant que tu réapparaisses. Attendant que tu apparaisses.

 

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 23:23

http://image.toutlecine.com/photos/c/h/a/chacun-cherche-son-chat-01-g.jpg

 

Je regarde tes yeux et je sais bien que rien ne pourra jamais me détourner de ces yeux et je me dis en regardant le papier jaune qui se trouve dans ma boîte à lettres que plus rien ne peut  sans toi et je lui tends les mains dans la cour et je lui dis viens mon amour grimpons les escaliers et je ne sais pas ce qu'elle veut ne pas dire ou peut-être l'inverse et je ne crois pas que tu puisses m'aimer plus que je ne t'aime mais si c'est possible car nous sommes comme l'inverse de nos propres présent. Je regarde vos mains si délicates et je me dis que vous n'êtes pas fait pour verser de l'essence dans un réservoir et je veux juste que vous soyez là même si ce n'est pas toujours le cas et je veux juste entendre ta voix que je ne peux oublier. Tu relèves tes cheveux avec tes yeux couleur cendre et je ne peux croire que la vie sans toi est possible et je ramasse ton coeur et je le garde comme si cela n'avait pas la moindre importance car je sais que c'est plus que ça. C'est ton coeur qui fait battre mon coeur. Je me rends compte de ça et je dis des mots qui ne sont pas lisibles pour vous mais ce n'est pas très grave et je vous emmerde et je me rends c'est ton coeur qui fait battre mon coeur. Je regarde la tranche de saumon qui fond dans la poêle, je regarde les pâtes dans l'eau qui frémit, l'eau dans laquelle j'ai versé du gros sel de guérande et de l'huile d'olive qui vient des abruzzes. Et je ne veux plus vivre un jour sans toi, sans tes seins, sans tes poignets, sans tes lèvres, sans ton corps, sans ton visage, et je ne veux plus vivre sans toi. J'attends comme un con les mains dans les poches et je te vois descendre du train et je sais que tu viens vers moi. Je suis con mais tu viens vers moi. C'est ce que je veux je crois. Non je ne crois pas. Ce que je veux c'est toi. C'est toi.

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 19:43

http://3.bp.blogspot.com/-fHdtgUvLQ_o/Ty9CFZ_se1I/AAAAAAAAHeE/ohCLQx335HI/s1600/Shame-Fassbender-rain.jpg

 

J'écoute de la musique assez fort dans la voiture. Un morceau qui me galvanise dans le froid givrant du dehors. Je m'arrête devant une des pompes et je reste quelques instants dans la voiture. Je ricane bêtement en sortant de la voiture. J'allume une cigarette avec un rictus mauvais en me disant que j'aurais l'air malin si tout explose. Je hausse les épaules et fait tout de même attention ou mes cendres tombent, les écrasant d'un talon de dock pour éviter l'étincelle fatale. Le type sort enfin dehors et vient vers moi en agitant les bras. Il n'y a personne d'autre que nous, c'est le soir, un peu tard, il n'y a que lui et moi. Mais bordel éteignez votre putain de cigarette il dit, vous voulez tout faire sauter ou quoi, il hurle en venant vers moi l'air furibard. J'écrase ma clope par terre avec un air mauvais. Je lui demande s'il voit qui est la fille aux yeux couleur cendre qui est venu lui chercher de l'essence la veille. Il me regarde avec un air interloqué en me demandant ce que je veux. Il fait froid dans ce bled. La prochaine fois que tu la demande en mariage je lui dis, je fais tout sauter et toi avec, même si je dois y passer moi même. Il voit bien mon visage de dingue et je crois que ça lui un peu froid dans le dos, je remarque bien qu'il hésite entre me rentrer dans le lard et lâcher l'affaire. Il me rend vingt ans, il pourrait tenter le coup de me casser la gueule. La prochaine fois je lui dis, si elle à encore l'idée totalement débile de venir prendre de l'essence chez toi, tu ne lui parles même pas, tu ne lui demandes pas de t'épouser, tu lui rends sa carte bleue bien sagement. Il me regarde interdit, sinon c'est feu d'artifice ici, je lui dis, tu finiras comme jeanne d'arc. Ouvrant ma porte, je rajoute, et c'était pas beau jeanne d'arc tu sais, les cris qu'elles poussaient en brûlant ça serrait le coeur. Je repars tranquillement en regardant dans mon retroviseur le garçon les mains sur les hanches qui me fixe d'un air ahuri. Un peu plus tard, je finis un repas dans un petit restaurant. La nourriture est quelconque mais j'avais un peu faim. Je vais au bar payer l'addition, le vieil homme me demande comment j'ai trouvé le repas. Très bien je mens, et je rajoute que ce serait vraiment dommage. Quoi donc il me demande avec un air bienveillant. Et bien que cet endroit soit rasé je dis, que tout cela disparaisse, a votre âge ce serait triste, vous deviendriez quoi, vous iriez en maison de retraite ? Il me regarde d'un air mauvais. Remarquez il parait qu'il y a des chouettes hospices dans le coin je lui dis en déposant quelques billets pour raquer l'addition. Vous voulez quoi il demande alors que je m'attends a ce qu'il sorte une carabine de sous son bar. La fille aux yeux couleur cendre, j'explique, vous voyez qui c'est je l'interroge. Il sourit presque en approuvant. La prochaine fois qu'elle vient je lui dis, il est complet votre restaurant. Je n'attends même pas qu'il réponde, c'est sympa ici je lui explique en partant, ce serait ballot qu'une fuite de gaz fasse tout sauter. Un peu plus tard quand je rentre sur le bateau, je tombe sur le fantôme qui joue avec une boîte magique. Tu faisais quoi elle demande avec un air enjouée. Un peu de tourisme je lui explique. Un peu de tourisme j'explique en souriant.

 

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