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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 18:20
In heaven

Le type à la table d'a coté à la terrasse de la mer a boire qui s'appelle plus comme ça est en train d'attraper un torticolis douloureux a force de regarder le fantôme. Même elle, elle, rigole. Elle est en train de siroter cette boisson maison qui la rend totalement hystérique, qui la fait roucouler comme un pigeon, se pâmer comme un chat. En parlant de pigeon le fantôme, leur jette des regards mauvais et du coup l'un d'eux vient se venger en venant chier sur la table. On se réfugie sous la terrasse. Le fantôme continue de boire à la paille cette boisson qui la rend totalement dingue. Je commande l'entrée la plus lourde qu'on puisse manger, et pour être raccord je prends le plat le plus lourd qu'on puisse manger. Et puis du vin. Le fantôme en reste coi. Elle continue de siroter sa boisson pas terrible, alors que les pigeons et les hommes semblent tout à coup découvrir que les tables et les chaises autour de nous sont les endroits le plus accueillants du monde. Je regarde la femme la plus belle du monde qui me regarde en train de manger l'entrée la plus lourde du monde en rigolant. Je me demande comment une telle grâce et une telle légèreté peut s'intéresser a moi. Je me demande alors que des types se prennent des poteaux dans la gueule en se retournant vers le fantôme. Elle est hilare a mon bras, alors que je regarde le jour qui se couche peu a peu sur babelville. C'est curieux tous ces gens qui te regardent elle me dit. Oui je réponds tout le monde se demande ce que fait la plus belle femme du monde au bras d'un rouquemoutte quelconque. Tu es l'homme le plus merveilleux du monde elle décrète. Je ne contrarie jamais le fantôme. Alors je décide que je suis merveilleux. Et je plonge mon coeur dans son coeur. Pour que je ne la quitte jamais. Pour que je ne te quitte jamais.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 07:25

J'alterne les journées dans des états opposés, entre l'énergie de l'espoir et la lassitude absolue. Je sens mon corps rebelle mais je ne l'écoute pas, j'évite de penser à moi, ça me changera les idées. On peut effacer chaque instant la sueur au bout des lèvres, elle reviendra toujours. En attendant, j'écris des dazibaos sur les murs de babelville. Nos vies sont des secousses que nous ne maîtrisons pas, alors j'erre de terrasse en terrasse, alors que la serveuse du café tout calme me dit on se connait non ? Alors que je dis au type qui joue de la guitare devant le soleil et qui passe ensuite entre les tables pour faire la manche, on se connait non ? Je termine enfin la pénible séparation du groupe des années 90, je me souviens du désespoir du garçon qui avait perdu sa copine et son groupe. Je retourne sur les quais du métro avec les poivrots et les clodos, je ne touche pas à la bouteille de vin qu'ils me tendent. Ma vie est un songe dont parfois je m'extrais pour lever l'ancre des sentiments et monter sur un bateau ou erre un fantôme dont le cœur métronome, repose au fond de la cabine. Nous accostons souvent, à la mer à boire, même si le rade ne s'appelle plus comme ça. Pendant que le fantôme sourit comme une enfant en sirotant une boisson curieuse que lui prépare le patron, je dépose mon cœur au creux de ses mains et je laisse mes yeux dans les siens. Le bonheur est un moment formidable qui ne dure jamais très longtemps. Mais ces moment d'azur me font respirer chaque jour. Chaque jour un peu plus. Chaque jour beaucoup plus.

Ma vie a t'atteindre
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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 16:30
Loin divers

J'erre un peu dans la fournaise de la ville, je pourrais noyer quelques morts de faim qui profitent de la gentillesse du fantôme pour lui faire des compliments et auxquelles elle sourit car elle est gentille, mais je n'ai pas le cœur à ça. Je ne parviens plus a dissoudre la tristesse depuis quelques jours, c'est peut-être le blues de l'été, cette faculté que j'ai de m'immerger dans le froid en hiver et comme je n'aime pas la chaleur, l'été, les vacances, toutes ces conneries récurrentes. J'ai du mal à supporter la promiscuité des corps et des âmes, la chaleur de l'air, cette ambiance de fêtes, de sourires béats, je déteste ça. On dit toujours que ce sont les autres qui nous rendent malheureux, mais ce n'est que soi, rien que soi. C'est comme tout le reste. On se rends compte jour après jour qu'on est pas à la hauteur, tellement pas. Au fond personne ne mérite d'être aimé, vraiment pas, surtout pas moi, surtout pas comme ça. Je regarde le taureau sauvage qui se débat au cœur de l’arène, je regarde les toréros qui plante tour a tour des banderilles, je regarde ses sabots qui frottent sur le sol, la fureur qui monte de ses naseaux, et je reste dans les tribunes a regarder l'écran. Je ne suis pas de ces gens qui descendent dans l’arène pour répondre aux vivats du public. Je reste assis a mon bureau et j'aligne des mots pour épater mon amour qui pendant ce temps là se coltine la vraie vie avec des vrais gens dedans. J'aimerais un jour enfin, prendre le peu de courage que j'ai entre mes mains, descendre au relais poste pour atteler les chevaux et lancer le carrosse sur les routes. Un jour peut-être j'enlèverais le fantôme à l'aube et nous prendrons une nouvelle route de varenne. Parfois je m'endors avec les larmes aux yeux, et je me dis qu'au fond personne ne mérite d'être aimé ainsi, comme le fantôme m'aime, je pleure pour elle, pour l'attente de ses jours. Et puis je m'endors et je sais qu'elle vient près de moi. Même quand elle n'est pas la elle est la. Je dors contre ellei. Même quand tu n'es pas là, tu es la. Tu es la.

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 20:32
Un gnome ordinaire

On vous entends geindre à l'autre bout de babelville me dit un type que je connais de vue, a moins que ce ne soit l'intramutant du spectacle qui fait a manger tous les jeudis soirs dans le café de la rue des envierges, on t'entends geindre à l'autre bout de babelville, tu crois pas que tu exagères il dit offusqué. Mon etat de fatigue est tel que la moindre des contrariétés me rends à moitié dingue. La chaleur me pèse bien sur, moi qui est un enfant de l'hiver, la chaleur me fait réduire le cerveau et m'épuise, ou alors ce sont les soirées a répétition, et le manque de sommeil dans la fureur de la rupture du jeûne. Tout le quartier semble comme en ébullition. Tu crois quoi me dit le patron du restaurant kurde, tu crois quoi ? Tu vas arrêter de jouer les victimes et pleurer sur ton propre sort, tu n'as que de toi a t'occuper. Tu te rends compte de ce que vit le fantôme, tu t'en rends compte. Bordel il m'engueule tout en me servant son tarama tout blanc et si délicieux avec son pain tout chaud. Il me verse un peu de rosé aussi et sa femme arrive avec la fureur sur le visage, elle si douce et si gentille d'habitude. Dis donc elle me dit, tu vas arrêter de te plaindre. Tu veux prendre la place du fantôme. Tu n'as pas plusieurs personnes a maintenir en vie, une mère a veiller, des neveux et nièces traumatisés par leur prénom ridicule, plus un travail ou il faut tenir des morts de faim a distance. Je baisse les yeux et je mange le tarama qui est une tuerie absolue. Il fait une chaleur à ne pas mettre un rouquin dehors. Sans compter les frimeurs du skate park ajoute la serveuse a laquelle on a rien demandé. Je bois mon coup de rosé. Le fantôme c'est une sainte me dira plus tard le patron de la mer à boire. Évidemment elle lui dit que son faux coca est la meilleure boisson du monde. Il en rougit de plaisir. Alors il m'engueule pour défendre la martyre en route pour la canonisation. Vous êtes vraiment gonflé il me dit, elle vous aime comme personne ne mérité d'être aimé, surtout vous, et vous l'engueulez. Le vieux qui joue aux dominos au rade de la nouvelle mère de famille me dit que je mériterais qu'on me casse la gueule, et que s'il était plus jeune, il s'en chargerait. Je rentre dans les rues de babelville. Je ramasse dans la rue le fantôme dont le visage est tellement épuisé que même ce mot semble ridicule pour décrire son état. Tu étais ou elle me demande je m’inquiétais un peu. Oh j'écoutais le refrain du choeur de ton fan club. Quel fan-club elle me demande en baillant. Prends moi pour une andouille je dis en la prenant dans mes bras. Elle rit malgré sa fatigue et je me demande ce que j'ai fais pour la mériter. Je me demande ce que j'ai fais pour te mériter.

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 19:48
La vie vin

Je devrais me noyer et me lessiver les yeux dans la seine que je traverse chaque jour ou peut-être m'attacher a moi-même a un cadenas sur le pont des touristes qui se prennent en photo avec notre dame derrière eux. Je devrais me découper encore un peu et faire des lamelles avec mon coeur pour oublier qui je suis et qui je ne serais jamais car après tout ma vie est un champs de ruine qui ne se reconstruira pas. Jamais. Je suis un peu marguerite yourcenar, je suis né comme vous, je mourrais comme vous, mais je ne vivrais pas comme vous vivez. Personne ne voudrait être à ma place mais je ne donnerais ma place a personne. Alors je bois quelques kirs pour savoir quelle est ma chance même si je n'évite pas toujours les pièges de la victimisation. Pas toujours. Peut-être que nous sommes morts depuis le début, depuis le tout début, mais je m'en fous puisque je suis vivant. Puisque tu es vivante. J'ai cru longtemps que l'alcool me rendrait cette énergie et une mince impression de vie, j'ai cru longtemps et je me suis enfoncé dans les brumes et les vapeurs de l'alcool parce que je suis ce genre de type qui ne croit pas qu'il puisse avoir tort. L'alcool est formidable pour ça, pour ce genre de choses, pour vous dire que vous êtes le plus beau et le plus fort et le plus intelligent et autres conneries ce genre. Je devrais oublier qui je suis souvent, parfois, parce que je ne suis sans doute qu'un alcoolique qui écrit, je ne suis pas beaucoup moins mais pas beaucoup plus, je ne suis qu'un mensonge qui ne veut pas dire son nom. Parfois je pourrais me laisser aller, comme le pauvre bout de bois qui est ma vie, comme l'épave que je suis, ma vie est une cuite en sursis, et je n'ai pas l'excuse du génie. Je n'ai pas d'excuse d'ailleurs, pas l'impression de souffrir, d'être malade, de sentir une quelconque fin proche. Je suis perdu dans le pays du fantôme ou j'erre chaque seconde, je suis dans la vie prégnante. Celle ou tu me rejoindrais. Celle ou tu es toujours la. Celle ou tu me rejoindras.

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 06:48
Le sens d'émoi

Personne ne peut rien pour nous puisque nous sommes des fantômes dans une vie rêvée que les autres ne connaissent pas, personne ne peut rien contre nous puisque nous sommes les personnages d'un roman que nous seuls écrivons, les songes sont des mots que les autres ne peuvent comprendre et nos mains ne sont là que pour l'autre, il arrive parfois que nous perdions de vue nos corps respectifs mais nos âmes ne se quittent jamais, nous sommes l'horizon de l'autre, l'acmée de son propre esprit, il ne peut rien nous arriver puisque nous n'existons pas comme vous émoi, il ne peut rien nous arriver puisque nous sommes une seule personne, nos vies songes sont des couleurs et des images comme extraites de nos horizons respectifs, nous ne pouvons nous faire de mal puisque nous ne sommes qu'un, parfois elle noie ses yeux dans mes yeux, parfois je lui prête un peu de mon coeur en échange de sa légèreté, souvent je me dis que l'environnement ne compte pas, que nous sommes des cannibales dévoreurs d'amour, nos sentiments bruts ne quitteront jamais l'autre. Tout le temps je sais que nous sommes ensemble, puisque je suis avec toi, puisque tu es avec moi.

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 20:31
Journal de transe

Je regarde a nouveau un des meilleurs films de l'année dernière et je me rends compte a nouveau comme c'est un des plus beaux films d'amour que j'ai jamais vu. Je me dis que dans une minute de Depardon il y a plus de cinéma que dans toute la filmographie de Tarantino...Mais c'est pas difficile vu que tarantino est au cinéma ce que mac donald est a la gastronomie. Un ersatz. Je me souviens de chacun de ces films, a depardon hein, comme empty quarter à marqué ma vie, comme faits divers m'a troublé, comme délits fragrants me fit rire, comme profils paysans m'a fasciné. J'étais amoureux des mêmes femmes que lui, bien entendu, je me souviens comme adolescent franssou prenant me fascinait. Je me rappelle de chaque scène avec cette femme à l'hôtel dieu ou j'allais voir ma mère, je me souviens comme claudine semblait jolie et aérienne. Je pleure un peu ou beaucoup mais c'est sans importance parce que nous ne sommes que des images sur un mur. Je suis une émotion brut ça m'apprendra un peu à faire le malin. Et puis le fantôme vient me prendre dans ses bras et je me dis que parfois c'est juste pour cela que je pleure. Juste pour ça que je pleure. Pour te sentir près de moi. Pour être a nouveau dans tes bras.

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 16:29
L'idole des losers

Au politburo, alors que j'essaie de mettre mes pupilles au milieu de mes yeux, à moins que ce ne soit l'inverse, le type en face de moi me dit vous êtes l'homme le plus gentil du monde. Ma collègue se tient les côtes et me demande pourquoi tout les brindezingues m'adorent. Je viens du pays des fous je lui dis pas. Le gars me serre la pince et je suis a deux doigts de lui demander s'il veut un autographe et puis je dis a ma collègue que le fantôme me dit cela tous les jours. Que je suis l'être le plus gentil du monde. Et le pire c'est qu'elle le pense je lui dis pas. Le fantôme n'est sans doute pas un être humain comme les autres elle me répond, alors que je rigole en haussant les épaules. Non, elle vient aussi d'un autre pays, de celui de la fureur amoureuse, elle pourrait te découper la gueule a coups de cutter juste parce que tu me souris. Mais elle peut aussi être la plus gentille fille du monde, et comme elle est déjà la plus jolie femme du monde, ça fait que des milliers de morts de faim sont à ses pieds. Le fantôme hausserait les épaules si elle m'entendait je dis a ma collègue, mais tu en connais beaucoup toi des types qui changent de boulot car ils sont amoureux de toi. Moi j'en connais pas. Et ben le fantôme est toute seule dans un bureau maintenant, ils sont tous partis, ils ne pensaient qu'a elle, ils étaient plus bon à rien, alors d'un coup de baguette magique digne de houdini -c'est une boîte de magiciens - on a envoyé tout le monde ailleurs, loin. Maintenant elle est toute seule. Parfois un crétin vient faire la danse du ventre, mais quand c'est un skater pas doué ça finit en poignet cassé. Il est jeune, il s'en remettra. Parfois un type se brûle au contact du fantôme et alors on l'envoie dans le désert quelques années pour assécher ses plaies et ses larmes. Au politburo la veille, Le fantôme n'était déjà pas loin quand la fille jeune qui à toujours un air de ravi de la crêche et que j'appelle fort subtilement laura ingalls pronostique que j'ai 34 ans. Mézigue pose son plus beau sourire de contentement. Et puis je lui dis mais non j'en ai 45 voire 46 et Laura me dit il va falloir que je m'assois tellement j'en reviens pas. Mais manque de bol le fantôme qui respire de la fumée noire et blanche (pape ou pas pape) par les naseaux a retiré toutes les chaises de mon bureau...J'ai de la peine pour cette petite qui n'est pas trop forte pour donner l'âge des gens et qui va mourir dans d'atroces souffrances. J'ai beau dire au fantôme que toutes les filles auxquelles je parle sont moches j'ai souvent l'impression qu'elle ne me croit pas. Ou qu'elle ne veut pas me croire. Mais au moins je sais ce que c'est que l'amour. J'aurai appris ça. Au mois j'aurais appris ça. Grâce a toi.

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 07:47

J'infuse la douleur de mes manquements vu que je n'ai jamais été à la hauteur. Après tout je dépasse pas tant que ça le mètre septante. Je diffuse l'absence de celui qui n'est la que lorsqu'on a pas besoin de lui. J'attends que tu ne reviennes pas, j'attends que tu ne téléphone pas, et quand tu téléphone je suis dans un café à la con avec des gens à la con. Comment il disait l'autre connard qui fut mon meilleur ami déjà ? Tu n'aimes pas les gens mais les gens t'adorent car ils croient que tu les aime bien. Il était jaloux de moi mais c'est vrai que j'aurais pu être un formidable escroc. Ce que je suis sans doute en fin de compte. Un cerveau invisible. Je reste sans bouger dans l'absolue solitude de mon appartement la-haut sur la colline et je ne suis pas capable d'intervenir dans la vie des autres. Je suis l'amoureux au petit pied, je ne vis que les choses sans envergure un peu comme en pointillé. Il n'est pas question de bonheur ni de paix, il n'est question que de ma vie factice. Je peux aller battre l'eau de mes mouvements ridicules, je peux hurler aux terrasses des cafés, je ne suis qu'un type sans envergure, au fond. Ceux dont je me moque, ils vont au bout, eux. Ils se brûlent, s'ébouillantent, écrase du verre au fond de leur gorge, mais ils vont au bout. La fantôme me cherche et ne me trouve pas. Le fantôme a besoin de moi et je ne suis pas la. Je m'allonge quelque part en attendant que la nuit vienne. Je souris en sachant qu'elle va bien. Je vis les choses de loin, c'est pour ça que je suis trop près. A force de boire des verres, je touche le fond. Je n'ai jamais aimé jouer les victimes, et même la je ne suis pas crédible, je ferme les yeux en attendant que le sommeil revienne. Je ferme les yeux en attendant que tu ne reviennes pas. Si j'avais un tant soi peu de dignité je sauterais dans le premier train pour nulle part même si je sais bien que tu me retrouverais. Je suis la pour toi que lorsque tu n'as pas besoin de moi. Je suis la pour toi. Même si je sais que ça suffira pas. Ça ne suffira pas.

Des manques a la pelle
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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 23:18
Faire son malin

Le bar semble calme mais c'est juste que toutes les poivrasses du quartier ont sortis les tables en terrasse. Le vieux ne quémande même pas une bière, mais je lui offre quand même et puis je dis au serveur - qui me regarde avec un air éteint ce qui peut sembler logique vu que ce n'est pas une lumière - je lui dis un picon pour moi et je ferme les yeux en rêvant un peu. On dit que le fantôme est triste me souffle le vieux à l'oreille. On dit que dans ta vie, il est arrivé une fois ou deux que tu ne dises pas une connerie dans une phrase j'explique au vieux. Je frémis quand je pense à la déprime du fantôme contre laquelle je ne peux rien, je peux beaucoup pourtant pour le fantôme, mais je ne peux pas tout. Je ne peux pas du tout. C'est le moment que choisi le fils spirituel de garcimore et de david copperfield pour faire son entrée dans le bar. C'est plus Pâques je me dis, c'est curieux que les cloches soient de retour. Je commande un jack daniel's pour supporter tous les dingos du port; il m'en faudrait une barrique. Alors vous n'êtes pas très tango, me dit le type qui est à la magie ce que francis lalanne est à la poésie. Une guignolade. Non je suis pas très tango, je suis pas très danse, je suis plutôt dense comme type, mais après tout je suis heureux si tu as pu te coller au fantôme quelques secondes je lui dis. Il me sourit en coin, non mais ce con croit qu'il va me rendre jaloux, je me dis. Un tango brûlant, il ajoute se pourléchant les babines. Tout ce qui pourrait brûler c'est ta gueule si j'y foutais mon poing dedans, ou peut-être ton cul si j'y enfonçais une baguette magique je lui explique. Il parait un peu choqué le dany lary des chaumières, mais en même temps je trouve qu'il reçoit bien et je m'en veux un peu de lui en mettre plein la tronche. L'a rien fait le caliméro. Je sors dehors avec mon second picon. Je me demande ou est le fantôme à ce moment précis et je sais qu'elle ne va pas bien mais je n'y peux pas grand-chose. Je marche tranquille vers le bateau, je ne me presse pas, je sais que le fantôme n'est pas la, parti aider quelqu'un qui en a plus besoin que moi. Je me couche en sachant qu'elle ne sera pas encore là au réveil. Je me couche en me demandant comment vivre sans elle. Même si c'est pour quelques jours. Même si c'est pour quelques heures. Je ne peux vivre loin d'elle.

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