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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 17:48
La vie du corps

Je devine sa peau alors que je touche ses fesses couleur ébène et que je lèche ses tétons au goût caramel. Sa chatte est comme un bonbon fondant. Je sens ses seins qui frémissent sous l'assaut de ma peau. Comme ses cuisses sont pleines et comme sa chatte s'offre à moi. Je la sens entière. Je voudrais être en elle comme on meurt enfin. J'aime quand elle se déshabille avec des gestes précis, comme elle ne fait pas de fioritures. J'aime son sourire avant qu'elle me rejoigne dans le lit, j'aime comme elle garde sa culotte et son haut pour ne pas que je la vois toute nue. Elle ferme le rideau pour qu'il fasse nuit dans la chambre. Je la prends dans mes bras alors que ses yeux deviennent comme des billets de flipper. Je plonge en elle comme on plonge dans la vie. Je plonge en toi, tu me maintiens en vie. En vie.

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 14:25
L'errance sans l'alibi

Je suis dans cet état ou le soulagement pointe que noël soit passé et l'on attends que le jour de l'an soit un vieux souvenir que l'on puisse enfin oublier toutes ces conneries. Je marche un peu pour évacuer la fatigue, les maux de bide et les idées un peu sombres. Au rugby quand on est un peu perdu sur le terrain, que l'adversaire vous marche dessus, que les combinaisons foirent, on dit qu'il faut revenir aux fondamentaux. Quand je sens la lassitude, moi je reviens a Belleville. Je prends la rue des Pyrénées, le turc ou j'ai mangé la veille avec mes deux plus vieux amis est fermé pour une dizaine de jours. Je passe la place des rigoles et l'escalier qui descend place krasucki ou nous avons été boire un dernier verre chez cosette vu que la veilleuse était fermé. On est parti avant qu'ils ferment le rideau car je ne voulais pas rester toute la nuit dans le rade a boire des coups, j'étais fatigué de mon aller-retour a rennes dans la journée. Et puis le garçon et la fille voulait rentrer aussi chez eux, lui épuisé de courir toute la journée après sa bille bipolaire psychotique, elle fatiguée de sa journée de boulot dans le joli placard doré que lui ont réservé les défenseur des travailleurs. Je continue l'avenue simon bolivar après le boulevard de charonne, mon corps fatigué dans le miroir m'impressionne par sa lourdeur et son peu d'entrain. Mon téléphone débile compte mes pas. Je passe devant le fleuve rouge et je me dis que je n'y ai pas mangé depuis longtemps. Je suis rue rébeval. Je me retrouve sur le boulevard et je passe devant chez kiki et je me dis aussi que je n'y ai pas mangé depuis une éternité. Il n'y pas de prostituées asiatique sur le boulevard. Il est peut-être trop tôt. Je respire, l'air, je respire les types qui parlent trop fort dans leur téléphone portable, les types qui tiennent le mur ou l'inverse, les gens qui errent. Je deviendrais jamais un vieux con réac comme jonquet je me dis. Je me sens de mieux en mieux quand j'arrive au métro ménilmontant. Je ne voudrais être nulle part ailleurs au monde je me dis. Bien sûr, je voudrais que tu sois la et tenir ta main dans ma main, bien sur je voudrais que tu sois la. Mais je n'aimerais être nulle part au monde ailleurs qu'ici. Nulle part au monde.

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 16:47
Répétition

Des nuits et des jours et des nuits et des jours, courir a perdre haleine, courir à perdre rien du tout puisque l'amour est insubmersible puisque les pensées sont indestructibles puisque la vie est forcément indissociables de ce que nous serons l'un et l'autre, l'un pour l'autre, courir pour perdre la raison ou pour ne pas la perdre c'est selon mais de toute les façons la raison n'existe plus, n'existe pas puisque nous sommes forcément l'un pour l'autre, nous sommes forcément tout l'un et l'autre alors on peut s'éloigner on peut fracasser nos corps sur des murs de métal on peut écraser nos âmes contre des portes blindées, on peut noyer nos lèvres et nos yeux et nos membres et nos corps, rien ne pourra nous faire vaciller, nous faire dériver vers ce que nous ne voulons pas, vers ce que nous ne voulons plus, des nuits et des jours et puis des nuits et d'autres jours et toujours les mots qui rassemblent les mots qui se ressemblent un peu comme un cosmique de répétition nous sommes toujours dans la lune dans le présent et dans l'avenir et rien ne peut plus tellement nous arriver puisque nous sommes toujours ensemble, toujours ensemble, et des nuits et des jours et des nuits et des jours, nos humeurs se réveillent, nos esprits s'ensommeillent, l'un en l'autre, l'un et l'autre, l'un pour l'autre, même si nos mains ne se touchent pas, et nos lèvres ne s'effleurent, même si des kilomètres et des montagnes nous séparent, nos corps sont un seul squelette, nos vies une seule vie, nos âmes une seule âme. Une seule âme.

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 11:35
Treize et demi

C'est le midi a la cantine et je voudrais aller aborder la plus belle fille de sixième avec ses beaux cheveux et ses yeux formidables. Je voudrais lui dire les mots que j'ai été arracher à mon ami marc, comme un dentiste qu'il n'est pas. Après le petit déjeuner j'ai renoncé a demander à ma mère des conseils et j'ai été voir mon père mais aucun son n'est sorti de ma bouche. Je la regarde et les autres se foutent de moi parce que ma fourchette pend au dessus de mon assiette et je crois que la plus belle fille de sixième rigole aussi avec ses copines mais pas à cause de moi. J'essaie de me graver dans le cerveau son si beau visage que je ne vais plus voir pendant 15 jours. J'ai une idée dit victor, et si tu lui offrais un cadeau de noël mais sans lui dire que c'est toi, tu vois un cadeau que tu déposes dans son casier. Mais quel intérêt si je ne dis pas que c'est moi. Tu laisses des indices pour quelle découvre que c'est toi et elle te tombe dans les bras. Pas très logique je dis. Mais enfin reprend max pourquoi la plus jolie fille de sixième tomberait dans les bras d'un rouquemoutte ? Je la regarde qui se lève de la table et qui agite ses cheveux soyeux et je la regarde marcher avec ses converse aux pieds. Je me demande ce que je vais bien pouvoir faire. Les copains se barrent pendant que je mange un peu vu que je n'ai rien avaler. 15 jours sans la voir je me dis et ça me recoupe l'appétit. 15 jours sans elle.

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 19:30
Anatomie bousculaire 13 (Gutman)

J'ai pas très bien dormi mais ma mère qui me fait réciter ma leçon d'anglais ça me fait toujours beaucoup rire. Son accent est tellement ridicule qu'on dirait un comique qui fait semblant de mal parler anglais. Du coup je me sens un peu moins ronchon. Je suis triste parce que c'est le dernier jour d'école et ensuite il y aura 15 jours de longues vacances ou je ne la verrais plus. C'est le dernier jour avant la fin de l'année et il faut que je dise à la plus jolie fille de sixième qu'elle est la plus jolie fille de sixième. Au lieu de la voir pendant 15 jours, je vais aller dans un trou paumé de la campagne ou je vais m'ennuyer et manger les gâteaux rancies de ma grand-mère. C'est pas que j'aime beaucoup l'école mais regarder à la récré la plus jolie fille de sixième ça vaut une semaine de vacances. Marc mon meilleur ami me dit que je devrais l'aborder en lui racontant une blague. Tu connais celle des deux poneys qui se rencontrent je lui ai demandé. Non il m'a répondu. On se poney non ? Non il m'a dit si tu racontes celle là, c'est fini elle ne t'adressera plus la parole jusqu'à la fin de la troisième. C'est pas facile de l'aborder car elle n'est pas dans la même classe que moi, elle mange à la cantine avec une demi-douzaine de ses copines et dans la cour de récré elle est toujours entouré de pas mal d'amies et de plus elle joue a des jeux de filles. Tu me voies aller faire une partie corde à sauter ? Max un ami de marc qui a de grosses lunettes et passe sa vie devant un ordinateur me dit comment veux-tu que la plus belle fille de sixième s’intéresse à un rouquin ? Ce max est un con qui ne vit que pour des jeux vidéos a la gomme et des princesses sur écran. Moi je suis amoureux d'une fille de sixième à laquelle je n'ai jamais adressé la parole. Je sais que sa mère est jolie et qu'elle habite le quartier pourri et que son prénom comporte 6 lettres dont deux fois la première de l'alphabet. Je répète son prénom toute la journée et attendant qu'elle débarque dans la classe pour venir m'embrasser. Ce que j'aime en sixième comparé au CM2 c'est que les profs changent à chaque matière donc presque toute les heures. Mais nous sommes le dernier jour avant les vacances. Il faut que je trouve un moyen de l'aborder, il faut vraiment que je trouve un moyen. Il faut absolument que je trouve un moyen.

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 14:58
Changement de baguette

Je reste interdit quelques instants en me demandant s'il est devenu fou ou s'il a un frère jumeau. Non c'est bien lui il me semble, en même temps ce type est totalement dingue, je devrais être surpris d'être surpris. Quand je m'approche du bar, le vieux fou ricane déjà. Je demande au serveur de l'arroser aussi après avoir commandé un picon pour mézigue. Tout le monde semble trouver que tout est normal, les joueurs de cartes jouent aux cartes, les alcooliques picolent, tout le monde semble vouloir rester à l'abri de la tempête qui souffle. Ça secoue pas trop sur votre coquille de noix me demande le magicien avec son air sirupeux d'idiot du village. Je le dévisage de la tête au pied me demandant ce qui a bien pu lui passer par la tête pour revêtir un tel accoutrement. Il a des stan smith aux pieds, les tennis à la mode dans les années huitantes, et puis un short ridicule et un tee-shirt criard et encore plus ridicule. Mais ce n'est rien à côté du reste. Au lieu de sa baguette tragique, il a une raquette de tennis dunlop a la main, et un bandeau dans les cheveux comme le chanteur de dire straits. Mais le summum, la cerise sur le gâteau, le nec plus ultra, c'est cette perruque ridicule, cette moumoute de cheveux blonds longs qu'il a déposé sur sa tête. J’assèche mon picon en maugréant un truc du genre je t'en foutrais moi de la coquille de noix. Je demande un autre picon au serveur pendant que le magicien continue de se pavaner tel un coq dans le bar. C'est dingue je dis, alors il est vraiment magicien, il peut se transformer en tennisman sans même voir le ridicule de la chose. Le petit vieux ricane. Il me semble voir le serveur hocher la tête négativement vers le petit vieux mais je n'en suis pas certain. Je suis surpris capitaine, vous ne connaissez pas la tradition ? Je le regarde d'un air ahuri en descendant une partie de mon picon. Quelle tradition je demande ? La veille de noël le petit magicien se déguise en andré agassi ! En andré agassi je répète interloqué. Oui continue le petit vieux avec un sourire cruel, c'est comme qui dirait une danse du ventre. Une danse du ventre ? je répète toujours robotisé. Oui capitaine, intervient le serveur, vous êtes nouveau ici mais il y a quelques us et coutumes on pourrait dire. Us et coutumes ? Coutumes tu parles reprend le petit vieux il sait juste que le fantôme avait une passion pour andré agassi alors il se déguise comme andré agassi pour essayer de l'attendrir...De l'attendrir ? je reprends. Oui enfin il la drague me dit d'un air entendu le petit vieux alors que je reste totalement ahuri. Plus tard alors que je rentre sous la tempête je me demande comment le magicien croit qu'il peut conquérir la plus belle femme du monde avec une perruque aussi ridicule. J'ai failli m'envoler me dit le fantôme en se glissant dans mes bras, j'aime pas te savoir dehors avec une tempête pareil. Tu faisais quoi ? Je regardais andré agassi je lui dis. Elle prends un air surpris. Oui je regardais André agassi je répète en fermant les yeux. Je crois l'entendre glousser mais peut-être que c'est mon sommeil. Peut-être que c'est un rêve.

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 10:25
Anatomie bousculaire 12 (Block)

Je suis rentré dans le pire café de poivrots qu'on pouvait trouver à l'est de philadelphie et à l'ouest de saint brieuc. Enfin un truc dans le genre. J'ai commandé un café au comptoir alors que tout le monde descendait des bières et des shots en tout genre. J'étais seul mais je ne me sentais pas seul. Le serveur m'a versé le café dans une grande tasse en exécutant un imperceptible haussement de sourcil comme pour dire bienvenu dans la nouvelle civilisation. Depuis le temps que j'avais arrêté de boire ce n'est jamais dans ce genre d'endroits au milieu des alcooliques, des paumés et des escrocs que j'ai jamais eu envie de descendre a nouveau quelques verres. Cette période improbable et pénible entre noël et le jour de l'an ne me rendait pas non plus ouvert à la boisson. L'alcool est comme les chagrins d'amour, la prégnance du manque n'est pas linéaire. La douleur est plus insidieuse. Ce que j'appréciais le plus dans le fait de ne pas boire, c'est que j'oubliais souvent de geindre sur mon propre sort et que j'évitais les lieux communs sur le mauvais sort et l'éternité. Pendant que je buvais un second café au milieu des danses chaloupés, des filles ivres et des regards amoureux des garçons bourrés, je me suis dis que tout était à sa place. Je suis sorti dehors en cherchant le fantôme du regard et j'ai vu ses yeux se refléter dans la nuit. Elle était partout dans les rues. Le fantôme était new-york. Et je savais que nous ne nous quittions pas.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 15:07
Super 8

Je regarde ma mère et sa coupe de cheveux a la garçonne. Beau-frère pénible dit qu'il ne veut plus regarder les images qui défilent sur l'ordinateur, ces images abimés qui datent d'un autre siècle. Je me dis qu'il a peut-être raison, c'est peut-être le chant funèbre d'une autre vie, d'un autre siècle. Abuela et abuelo dit ma sœur ou ma nièce je ne sais plus et je tressaille en croyant entendre le fantôme. Je regarde mon grand-père qui ne quittait jamais son béret et je le regarde tout en haut de la tour Eiffel en me demandant pourquoi je n'ai pas hérité de son physique de danseur étoile. Je vois mon père en costard cravate même le dimanche, la cigarette à la bouche et je me dis la vie de mes parents c'est la série mad men. Tout le monde est mort sur les images qui défilent, hormis ceux qui sont à peine nés, hormis mes sœurs qui courent dans le jardin des plantes, hormis moi dans mon berceau. Ma mère a une choucroute un peu plus tard, comme les autres femmes sur les images, comme les autres femmes avant elle avaient les cheveux courts. Je regarde celui qui est mort il y a 30 ans alors que nous avions presque le même âge, je le regarde si jeune, savait il alors que sa vie ne serait qu'un long chemin de croix vers une mort certaine et programmé. Je le regarde encore un peu, son rire léger et innocent. Je vois son père encore bel homme qui est mort juste après lui, sans doute de chagrin. Ma vue se brouille un peu par moment, je me dis que c'est sans doute la fatigue. Et puis le fantôme vient déposer sa main dans la mienne et me dit qu'on devrait rentrer. Je regarde l'écran encore un peu. Il me reste le fantôme je me dis. Il me reste toi.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 21:01
L'autre vie

Suspendre mon souffle aux battements de son coeur et comprendre que jamais plus jamais non plus jamais je ne pourrais respirer sans savoir si son coeur bat serein, savoir ne pas savoir, si son front s'apaise et comprendre et accepter que jamais non jamais je ne pourrais respirer sans savoir si son front est brûlant, retenir mon souffle aux battements de son corps, aux battements de sa vie, comprendre et accepter que la sérénité ne sera le reflet que de sa bonne santé, attendre que sa main vienne rejoindre ma main, savoir que plus jamais je ne vivrais sans elle je ne vivrais loin d'elle, le battement de mon coeur ne sera plus elle, et je suspends mon âme dès que son coeur s'affole et je tremble ma vie dès que son front brûlant dévie vers le tourment mais le gouvernail de ma vie ne pourra jamais dériver tant que tu me guideras vers l'horizon. Tant que tu resteras mon horizon.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 10:44
Cul de bouteille

J'erre dans Belleville comme j'erre dans ma tête je soubresaute des émotions et puis des rues, je pense à celles qui m'envoie des lettres ou il est écrit belleville plus bel endroit du monde, je ne suis pas français je suis d'ile de france, je ne suis pas d'ile de france je suis parisien, je ne suis pas parisien je suis du vingtième je ne suis pas du vingtième je suis de belleville-ménilmontant. Je me souviens de la tête du garçon la veille quand je lui dis joey goebel est plus jeune que nous alors qu'il pensait que ce dernier était âgé et expérimenté. En même temps on est plus si jeune. Je pense à la tête du fantôme le plus dingo de la planète quand la fille me demande si je suis le service civique de l'association. Mais il faut avoir moins de 25 ans pour être service civique je lui réponds un peu interloqué. Un vent glacé souffle sur la rue ramponneau dans la nuit de belleville alors que les images du court métrage d'abel et gordon défilent sur la vitrine. Je regarde les jolis pavés allumés de la rue lesage. Je bois un vin chaud rue de tourtille. J'ai la pression me dit une fille rue louvel tessier alors qu'elle verse de la pâte a crêpe sur sa crêpière électrique, tu dois être breton. J'aime que les galettes je hausse les épaules. Je parle avec l'animateur radio dont la fille est si marrante et je lui dis que le premier film c'est toute mon enfance. Moi aussi il me dit. Un type myope et rugbyman peut pas être complétement mauvais je me dis rue de l'atlas alors que je monte à l'assaut de la rue. Je mange dans un petit boui-boui turc de la rue saint maur, le plat du jour est délicieux et je l'arrose d'une efes. On rentre dans la cité faucheur par les rues des envierges avec mon ami de 25 ans et on ressort par la rue piat. Il y aurait le fantôme on échapperait pas au pèlerinage en haut du belvédère du parc de belleville. Tu n'échappes pas au fantôme il dit en rigolant. Je regarde les enfants qui décrivent ce tableau et je me dis qu'ils sont sans doute plus intelligents que nous au même âge. Non ce n'est pas ça je me dis, ils ont une fraîcheur que nous n'avions pas. Ou alors je vieillis. Tu m'étonnes que je vieillis. Ça me rappelle quand le garçon l'autre jour a inversé les deux chiffres de mes bougies. Le quarante six est devenu soixante quatre. Je ressens comme une certaine émotion pendant ce court métrage qui retrace mon enfance et je regarde l'ophtalmo libanais qui rigole en changeant les verres sur l'énorme monture. On marche sous la pluie en tirant nos deux caddies dans la rue julien lacroix avec la fille rousse. Je me rends compte plus tard alors que nous buvons une bière à la veilleuse pourquoi les gens l'adorent. Elle leur parle d'eux, comme le fantôme, elle pose quelques questions à la fille de toulouse et celle-ci lui raconte sa vie en un quart d'heure chrono pendant que je dors à moitié sur le canapé usé ru rade, la mère de mon filleul en face de moi qui me demande si je ne veux pas aller au cirque pour le jour de l'an. Je me dis que je suis hors du monde sur mon radeau dans belleville et quand je rentre plus tard, le fantôme dort déjà. Je m'attendris quelques minutes devant ce visage qui rend dingue les morts de faim de toute la galaxie. Je m'allonge contre elle et je ferme les yeux. Et puis je regarde la nuit. Je regarde ta nuit.

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