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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 13:42
Des marées

Un espèce de gugusse avec une tête de vainqueur comme on en fait plus, monte à bord et me dit ça va pas être possible capitaine. Il va falloir faire demi-tour. Encore un type qui me connaît et dont le visage ne me dit rien. Je me suis réveillé en pleine nuit, un peu ivre, un peu ivre mort pour tout dire, j'ai levé l'ancre fort discrètement vu qu'un complot international semblait vouloir m'empêcher d'appareiller. Picolé la veille pour me donner des forces et le courage de partir. Comme la route semblait difficile, autant se mettre des fers aux pieds. J'ai largué les amarres, et lâché le port, les lumières du bar au loin ou les types devaient jouer aux cartes, le vieux devait tenir le comptoir, et le magicien occuper l'espace en vain. Le bateau s'est mis a glisser dans une mer d'huile et j'ai vu les lumières disparaître peu à peu. J'ai senti que je me rapprochais du fantôme de quelques centaines de mètres alors que des milliers de kilomètres nous séparaient. Le vent a commencé de souffler pour gonfler les voiles mais c'est à ce moment précis qu'un bateau de pêche ridiculement petit m'a accosté et qu'un ahuri en casquette est monté a bord. On va faire demi-tour capitaine, il m'a répèté avec sa voix sirupeuse de présentateur météo. Vous devez rester au port. Un second type est monté un type beaucoup plus baraqué, ils vont me faire le coup des flics, un gentil, un méchant, j'ai pensé. Il faut être raisonnable me dit le premier type, il y a 10 bateaux et 50 marins qui sont a vos trousses, on peut pas vous laisser partir, notre survie en dépend. Le gros type prend la barre. Toi aussi, je lui dis, hargneux, toi aussi tu as peur d'un fantôme qui pèse pas 50 kilos, toi aussi tu crois qu'elle va raser le port, juste parce que je serais partie en mer. Le type à dû naître au musée grévin, il jacte pas, il moufte pas, et il semble comme statufié. Tous les crétins du bar sont sortis sur le quai et applaudissent quand on accoste. Pour le capitaine hip hip hourra dit le vieux décollé du bar. Je regarde cette bande de peureux freluquet et j'en reviens pas de la peur que leur inspire le fantôme. Plus tard alors que je fume une cigarette assis sur un banc devant le bateau, j'ai le droit au cours de philosophie du gérard majax en carton. Vous ne vous rendez pas compte, il me dit, parce que pour une raison qui échappe à la terre entière, le fantôme vous passe tout. Mais nous on déguste mon petit pote. C'est nous qui payons l'addition de vos errances. Elle nous a fait jurer a tous de prendre soin de vous, et elle nous a bien fait comprendre que s'il vous arrivait quelque chose, elle nous sulfatait tous. Je hausse les épaules. Vous ne connaissez pas le fantôme, il dit, elle vous aime tellement que vous ne pouvez pas réaliser. Sa face un peu plus sombre. Vous n'avez que la clarté. C'est un fantôme je dis, c'est pas dark vador, je m'esclaffe. Rigolez qu'il dit. Ils en font trop je me dis un peu plus tard, alors que je pense à la plus belle femme du monde qui fait griller son corps sur une île au soleil. Ils en font trop, je me dis. Alors que j'attends que la plus belle femme du monde revienne dormir près de moi. Dormir contre moi.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 09:03
Aux premières heures de l'aurore

Pendant le cinquième groupe je déhanche mon corps fatigué. C'est ensuite pour le sixième groupe que je rendrais les armes, en même temps que le jeune garçon dont on vient d'enlever le plâtre. Le concert qui devait avoir lieu dans le grand squat s'est finalement déplacé à l'autre bout de paris, ce qui m'arrange car c'est près de chez moi. Sur cette espèce de dalle moche ou ils ont fait les twin towers de bagnolet. Juste a côté du restaurant chinois qui a eu le crustacé d'or dix neuf cent quatre vingt neuf. Le bar ou doit avoir lieu le concert doit pouvoir contenir entre cent et deux cent personnes et donc officiellement le concert à été annulé. J'ai juste reçu un mail qui me disait que pour finir il aurait lieu, mais sans faire de pub vu qu'on passait d'un lieu immense à un petit rade. C'est un peu curieux du coup, de se retrouver dans un concert pour happy few punk. Ou VIP de la déglingue. Je connais beaucoup de gens qui sont présents mais comme souvent avec la mémoire visuelle de mézigue qui est proche du néant je ne reconnais pas ceux qui semble me connaître. Je croise même un type que j'ai connu en Belgique il y a 10 ans. Un type qui me donne tellement de détails que je comprends bien qu'il est venu manger à la maison du jeu de balle et je connecte qui il est mais je ne me souviens absolument pas de sa tronche. Le cinquième groupe m'a mis une sacrée claque, le seul truc con c'est que je me suis retrouvé coincé derrière un type qui devait faire deux mètres cinquante et que j'ai pas vu grand chose. Surtout que le type en question avait un sac qui semblait contenir toute sa life tu vois. Le vent souffle en rafale alors que le fantôme vient me chercher sur le parvis moche. Le garçon qui se fait virer de tout les squats demande si on peut l'héberger. Tout le monde se défile courageusement. Avec coloc à l'époque, on l'avait gardé un mois chez nous alors qu'on le dépannait pour un soir. Avant de partir je discute avec l'homme pas très jeune qui vit avec sa mère. Je rentre main dans la main avec la plus belle femme du monde qui illumine de son sourire radieux les rues de belleville ménilmontant. Elle me demande si le lendemain elle pourra venir avec moi danser au petit bal sauvage de ménilmontant. Et nous revoilà le lendemain, dansant sous la pluie, sur le petite place derrière l'église ou une bâche a été accroché entre les arbres pour se protéger un peu. Je regarde le sourire du fantôme qui danse un peu extatique malgré le vent, le froid et la pluie. Je comprends que je suis le seul à la voir comme un trésor caché qu'on ne partage. Et son visage se grave dans mon cerveau comme une autre empreinte de moi-même, sa vie en moi, comme un autre moi-même. Une autre moi-même.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:27
A contre-coeur semble éclore

Je me suspends un peu dans le vide alors que j'attends que la plus belle femme du monde vienne remplir ma vie et que nous allions sur la tour Eiffel ou peut-être pas après tout c'est vrai je me dis je ne lui demande jamais si elle est monté sur la tour Eiffel et je regarde la pluie qui tombe et la vie qui s’abstient de tout commentaire et je regarde la nuit qui ne m’appartient pas vraiment puisque je ne suis plus tout à fait avec elle, je glisse sur le pavé trempé de belleville et la pluie me fait rire parce que j'imagine la plus belle du monde et comme elle s'émerveille de se promener a ménilmontant et de regarder la vue de la rue piat ou des envierges je ne sais plus et je l'imagine en train de dorer son corps de rêve au soleil et je sais que je ne suis pas seul parce que je regarde la plus belle des femmes du monde entier qui surprend paris de son regard et qui recouvre tout, notre vie, tout ce que nous sommes, nos pavés, tu sais belleville, tu sais ménilmontant, tout ce que nous voulons, ou tout ce que nous sommes, j'imagine sa peau qui dore, sa peau qui dort, sa peau qui n'est pas tout à fait moi car je ne suis pas tout à fait elle, j'imagine comme je l'aime et je frissonne car nos vie sont un émoi. Et toi. Toi émoi.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:13
Les contours de son corps

Le vent s'est levé un peu trop fort. Le bateau pourtant, a quai, s'est agité toute la soirée comme un magicien épileptique, ou pire, comme un vendeur de pneus à la gomme qui découvrirait le bronzage de la plus belle femme du monde et hurlerait à la lune comme un damné. Je me suis agité toute la nuit, cherchant le corps du fantôme, entendant les mouettes hilares volées autour du bateau. Au petit matin, je suis sorti sur le pont en mode ronchon et j'ai foncé vers le bar pour boire un café. Le vieux qui doit dormir debout comme les chevaux, collé au zinc, se réveille en sirotant sa première bière de la journée, pendant que les joueurs de carte dorment d'un œil et jouent de l'autre. Je demande un double café au serveur qui fait la gueule derrière son bar. C'est pas mal le rade le matin, hormis le céréale killer, il n'y a pas tout les débiles habituels. La tempête s'annonce me dit le serveur que je ne connais pas et auquel je n'ai jamais parlé, le vent et la pluie arrivent et les coefficients de marée sont très élevés, vous ne pensez pas lever l'ancre dites capitaine. Je regarde le type qui tient le bar, il ne doit être là que le matin car j'ai jamais vu sa putain de tronche de cake et pourtant, a ma grande surprise j'ai l'impression qu'il me connait. T'en a quoi a foutre que je lève l'ancre, je demande alors que le vieux semble totalement réveillé et que les joueurs de carte ouvrent leur second oeil, comme attentif. Il pose sa main sur la mienne, bordel l'erreur je déteste qu'on me touche, il pose donc sa putain de paluche et je retire prestement ma mimine de rouquemoutte. Vous ne pouvez pas partir, capitaine, je vous en conjure, j'ai un commerce a faire tourner, pensez aux conséquences s'il vous arrivent quelque chose dans la tempête, le fantôme va fumer une durite. Je lui demande un autre café et je regarde le vieux qui ricane. On vous laissera faire trois ronds dans le port capitaine, mais on vous laissera jamais aller au large il m'explique le vieux. Il y a un plan pour vous bloquez, on risque tous trop gros. Capitaine, reprend le serveur, s'il vous arrive malheur, le fantôme va cramer mon bar, elle a déjà fait sauter la moitié des rades du coin parce que vous aviez pris une cuite, alors imaginer, si vous coulez avec votre rafiot, imaginer les conséquences. On est rayé de la carte. On laissera pas faire, me dit un joueur de carte, il n'y a plus de port si vous coulez, et comme vous êtes aussi mauvais navigateur que l'autre con est magicien, et que votre coquille de noix ressemble autant à un bateau que mézigue a un playboy, le pronostic est plutôt prévisible capitaine. Vous ne passerez pas la tempête. Je me compte que personne ne rigole. Ils vont vraiment me bloquer. Je vais dormir je dis, parce que je sens trop fatigué pour appareiller. Alors que je rentre au bateau pour me coucher dans la matinée un peu grise, je crois entendre le rire du fantôme. Mais ce sont peut-être les mouettes. Moi je crois que c'est toi. Je crois que c'est toi.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 17:16
A contre-jour tout d'abord

Le vent balaie le port. J'enfile mes lunettes de soleil pour protéger mes yeux de rouquin. On dirait qu'une tempête se prépare au loin, mais ça ne m'empêche pas de continuer mes préparatifs. Vous n'allez pas sortir de ce temps capitaine, on annonce un grain pour la nuit me tance le magicien depuis le quai. Qu'est ce que vous foutez là je maugrée, vous êtes juste le type qui est toujours là quand il ne faut pas, le mauvais type au mauvais endroit au mauvais moment. Déjà le vieux au bar m'a fait la leçon alors que je buvais un café et qu'il s'en étonnait, pas d'alcool j'appareille dans deux heures je lui ai expliqué. Mais capitaine, il m'a dit, vous ne pouvez pas sortir de ce temps là il m'a dit en s'étranglant dans son verre. Qu'est ce que vous avez tous je demande au magicien, je comprends pas, vous vous inquiétez pour moi ? Il ricane ce con, je lui ferais bien manger sa baguette magique à celui-là, comme je ferais bien bouffer ces pneus a l'autre con a la gomme, comme je ferais bien manger son skate à l'ado attardé, bordel je me dis, cette manie que ce type a de me rendre furieux. Moi je m'inquiète pas pour vous reprend l’autre zigoto, mais s'il vous arrive quelque chose et que le fantôme apprend qu'on vous a laissé partir par gros temps, mais c'est bien simple capitaine on est tous morts, elle va tout brûler et tout raser. Ca me fait peur rien que d'y penser. J'apprécie sa franchise je me dis, et je sais bien qu'ils ont tous raison, la coquille de noix ne va pas résister à la tempête, je ne suis même pas sur de pouvoir traverser la méditerranée jusqu'au îles ou se trouve le fantôme par mer calme alors de ce temps c'est de l'inconscience. Mais bon je ne peux pas perdre la face. Je me prépare j'explique, je n'ai pas dis que je partais ce soir, je me prépare et dès qu'une fenêtre de beaux temps s'annonce, je largue les amarres. Avec cette coquille de noix ? il me demande le magicien. Et alors, tu as vu ta baguette magique, tu arrives bien à faire des tours avec je rétorque. Il hausse les épaules. Ce type fait rire le fantôme je me dis avec un air ahuri. Je continue de m'agiter toute la soirée sur le bateau, j'ai pas envie d'entendre les commentaires crétins des débiles du bar. Le vieux passe me voir. Je suis content que vous ne partiez pas capitaine, il me lance depuis le quai. C'est juste pour vous préservez de la colère du fantôme je réplique avec la plus pure mauvaise foi. Dans la nuit alors que je suis allongé sur le pont dans mon hamac du pérou, je regarde le ciel en devinant le visage de la plus belle du monde. Et je m'endors ainsi dans les bras du ciel et du plus beau des fantômes de tout l'univers.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 17:25
Des moments suspendus

Je demande au type qui est tricard un peu partout pour quelles raisons il n'est pas resté dans le dernier squat où il trainait. Mon colocataire s'est pendu il m'explique alors que j'ai du mal a ne pas me retenir de rire quand je vois les grimaces de la fille et de son copain qui écoutent notre conversation. Je suis a deux doigts de lui dire que je peux comprendre son coloc' mais je me retiens. J'ai donné 10 euros à l'entrée à prix libre vu que les picons que j'ai bu dans la rue piétonne de montreuil m'ont été offerts par des gens que je ne connais pas et auxquels je n'ai pas parlé. J'aime bien ce rendez vous annuel du syndicat qui ne peut pas vraiment exister vu qu'il n'est pas représentatif comme on dit dans le système mafieux du travail. Le couple n'en revient pas quand je leur dis qu'il y a les washington dead cats et ils veulent nous rejoindre. La fille qui habite dans la ville et qui m'appelle parfois pour des sdf dans elle s'occupe passe avec ses filles et on discute un peu. Je m'agite un peu la pulpe sur le groupe de ska punk qui existe depuis 20 ans. Une fille me reconnait dans la queue pour boire une bière et quand je comprends qui c'est je suis un peu sur le cul de la voir là et elle m'explique que son copain est a la cnt, un type me claque la bise et m'appelle par mon prénom alors que je suis pas sur de le situer sur l'archipel de mes connaissances. J'évite le pisse-froid de l’extrême-gauche qui est pour moi à l'opposé de l'anarchisme et que je trouve triste et pénible comme un stal'. Les washington n'ont pas changé, ce sont les mêmes depuis 30 ans, c'est toujours un peu chiant et pas très festif. Un peu trop marqué rockab' j'imagine. Un couple se met à arracher les affiches de publicité à la station croix de chavaux alors que j'attends le dernier métro en lisant un pas très bon slocombe. Je danse vraiment sur le groupe belge et je me rends compte avec stupeur que je connais presque toutes les paroles par coeur, sans m'en rendre compte j'ai du les voir un paquet de fois à liège, bruxelles et paris. En rentrant je tague quelques affiches du grand timonier et je regarde le programme du petit bal de ménilmontant. Je me demande si c'est le 8 mai d'habitude, j'aurais dit que c'était le premier. Bordel les questions existentielles que je peux me poser a 3 heures du matin. Je m'aperçois qu'il y a riton la manivelle, la vie secrète des moches et le zoubir orchestra au programme, ce qui va pas nous changer de la place krasucki. Je rentre alors que la plus belle femme du monde dort dans mon lit. Et je m'endors auprès d'elle comme apaisé. Je dors auprès de toi et je suis apaisé.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 11:52
Névrose émoi

Il fait plus froid que je ne crois alors que je passe acheter mon libé chez la vendeuse de journaux papeterie chanteuse de la rue de ménilmontant. Fredonneuse serait plus juste je corrige alors qu'elle ferme a clés son commerce juste après moi. Ma femme m'a demandé d'arrêter ma névrose judéo-chrétienne ce matin là, qui fut une matinée un peu rude pour moi puisque j'ai fini de peindre ma salle de bains aux couleurs du puc. Paris université club pour les intimes. Un violet brut. Je suis descendu chercher l'échelle dans ma remise dans la cour mais je n'ai jamais pu l'ouvrir. Vu que j'avais dépensé la somme folle de 20 euros pour refaire en double la clé que j'avais cassé, je me suis dit que cette fois c'était mort. Je me vois pas appeler un gugusse et dépenser une centaine d'euros pour ouvrir une remise ou il y a 3 broles comme on dit place du jeu de balles. Du coup j'ai fini de peindre la salle de bains en montant sur ma machine a laver vers cet endroit inaccessible ou les plus belles mains du monde déposent le savon. Ce sera plus simple quand je vais peindre les plaintes j'ai écrit à ma femme qui m'a dit c'est joli les plaintes au lieu des plinthes. Je crois que je l'avais fait exprès mais je m'en suis pas vanté. Justement il faisait venteux et j'avais froid en prenant la rue des Pyrénées. Une vieille disait a son chien qui aboyait en terrasse du rade qui fait tabac en face du café de l'ermitage, une vieille donc disait tu ne vas pas commencer. Vieillir c'était parler à son chien je me suis demandé et l'éduquer comme un enfant. Moi j'allais vieillir avec la plus belle femme du monde, pendant que des zozos à la gomme allait faire la roue devant elle et que des skaters énamouré ferait les malins avant de se noyer dans la Saône. C'est beau un skater qui coule dans un fleuve, presque aussi beau qu'un magasin de pneus qui brûle j'ai pensé. Le temps passe toi aussi. Et demain ne sera pas long a devenir hier. Qui à écrit ça je me demande en passant devant l'escalier qui relie la place krasucki à la rue des pyrénées. J'hésite entre wu guanzhong et pauline marie molinier dans sa correspondance a virginie elisabeth constance de pierremont. Je suis comme ça. Alors que le soleil vient lécher mes cheveux dorés blonds vénitiens je m'interroge. Je me demande si la plus belle femme du monde se sent un peu mieux. Supporter un type comme moi je me dis c'est pas un truc humain. Et je fonds à l'ombre en pensant à elle. Et je fonds à belleville en pensant à toi. A toi.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 19:56
Pas si loin

Je suspends un peu de mon âme, un peu de mon cœur, je suspends un peu de moi, beaucoup de moi sur le cintre de tes sentiments. Je reste tout près de toi, tu ne le sais pas mais je reste tout près, je ne m'éloigne pas, comme quand le crétin à la gomme raconte sa vie dont on se contrefiche, je ne suis jamais très loin. De toi. De l'émoi que tu provoques en moi. Je me glisse dans ta valise, entre les chaussettes et les culottes, au milieu des souvenirs, parmi les errances dont on se remet pas, au milieu de l'absence qui n'existe pas. Plus. Tu me laisses ta voix, le souffle de ton âme au milieu de mon cou, ta main sur mon cœur, et ton visage sur ma poitrine. Nos vies sont des routes qui ne s'éloignent plus, nos âmes comme des destins...Je me glisse parmi les rêves de la plus belle femme du monde, je me faufile au milieu de son âme, au cœur de son existence, au coeur de mystère de son existence. C'est tout ce que je demande à la vie, c'est pas grand-chose, mais c'est tout, oui c'est tout ce que je demande. Je me glisse dans la soute, alors que l'avion s'envole vers je ne sais ou, et je m'en fous. Du moment que c'est avec toi. Avec toi. Ma vie est suspendue a la tienne. Ma vie est la tienne. La tienne.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 17:04
Corps sous terre

Il va falloir réduire mémé m'explique prosaïquement ma sœur pour faire rentrer celui qui vient de mourir et qu'on a enterré un peu plus loin. Je me rappelle que l'enterrement de ma grand-mère était la veille d'élection de Mitterrand le type qui défilait en 34 avec l'extrême-droite, qui collaborait en 40 avec pétain et qui a rétabli la peine de mort en algérie. Un mec de gôche quoi. C'était donc un samedi, son enterrement, le 9 mai 1981. Du coup j'avais pas du rater l'école. Quoi que, on bossait peut être le samedi matin. J'étais en cinquième je crois bien en quatre vingt un. Dans cette tombe il y aussi mon grand-père, il est mort quelques mois avant ma grand mère, je pense en septembre 80, parce que je n'étais pas revenu de vacances, à l'époque je me souviens bien qu'on rentre vers la mi-septembre. Je suis rentré et ma mère m'a dit ton grand père est mort. Je jouais beaucoup aux dames avec mon grand-père. Je pensais a lui l'autre jour en vidant l'appartement ou il avait signé le bail en 1937. J'ai retrouvé un de ces fume cigarette. Il était né rue saint louis en l'île et il vivait quai de bourbon avec sa mère après la première guerre. A l'époque l'île saint louis était un quartier de prolo. C'est ensuite qu'ils sont partis dans le treizième. Pour continuer chez les prolos. Le premier qui soit enterré dans cette tombe, c'est le père de mon grand père, mon arrière grand-père. Il est mort quelques jours avant l'armistice. En novembre 18. Mon grand-père racontait toujours que l'enterrement avait eu lieu le 11 novembre, ou peut-être le 12, enfin bref, tout paris était en fête, et nous on enterrait mon père il disait. J'ai connu une des mes arrières grands mères, pas la mère de mon grand père mais la mère de ma grand mère. Elle est morte juste après sa fille en juillet 81. Peut-être en août. Je me souviens qu'elle était très très âgée, du moins à l'époque elle me le semblait. Ce qui me fascinait c'était qu'elle était né au dix neuvième siècle. Pour moi c'était comme de la science fiction. On va donc réduire ces corps et ces âmes, pour laisser entrer un corps tout frais. Nous sommes tous nés a quelques centaines de mètres alentour, et peut-être que nous mourrons a quelques centaines de mètres alentour. Je ne sais pas si c'est le temps de Toussaint qui me fait penser a tout ce monde, un jour de muguet. Je dessine le visage de la plus belle femme du monde sur la buée de la vitre, je regarde en souriant son dessin sur la porte du congélateur. Je dessine nos vies au gré de nos sourires et nos errances, j'entends le son de ta voix qui me murmure à l'oreille. Alors que nous sommes au fond d'un lit. Alors que tu es au fond du lit.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:27
La pluie avant le soleil

J'essaie de retrouver le sens des mots ou leur goût je ne sais plus trop. Je manque de chlore je me dis, il va falloir penser a y retourner. Un type s'endort au politburo alors que je parle avec sa femme. J'ai passé une nuit blanche il me dira plus tard. Un mort de faim avec une alliance fait la roue devant la plus belle femme du monde. Mes doigts ne trouvent plus le clavier pour assembler des phrases. On m'offre du champagne et du whisky. Je traverse les nuées de touriste sur le pont au cadenas alors que la pluie menace un peu. Certaines prennent des poses débiles devant les cadenas ou notre dame je ne sais plus, je me dis pour les millième fois que les gens devraient un peu regarder autour d'eux et faire un peu moins de photos, surtout les touristes. Je monte dans le bus vide puisque quand deux bus de la même ligne se suivent les gens montent dans le premier plein quitte à mourir asphyxié et non dans le second vide ou l'on peut s'asseoir tranquillement. Pour une raison que j'ignore depuis plus de 30 ans. Il pleut le soir alors que je passe devant l'église orthodoxe de la rue de l'est. Je n'ai pas mon feutre sur moi sinon j'écrirais pol poutine sous la photo du grand timonier. Ou caniche de bachar je ne sais pas encore. Le type qui m'offre pleins d'alcool bon marché au politburo est venue avec sa femme, manque de bol pour mézigue elle parle encore moins bien le français que lui. On opte pour le langage des signes. Je croise le garçon anar attablé devant un kir chez cosette, on parle un peu du festival qui cette année ne sera guère intéressant il me semble et puis on se dit qu'on se verra samedi à la parole errante. J'offre des chocolats aux filles que j'ai acheté le midi, à la parisienne. Je parle avec le voisin tout en me demandant s'il dort avec son chapeau. J'enfile mes lunettes de soleil en traversant la seine au petit matin. Je jette un œil sur l'île pas loin. On dirait la nièce de sandra paoli en face de moi dans le métro. L'air est un peu sec dans la rue olivier métra qui semble un peu comme une ville fantôme depuis que le lidl a fermé. Je cherche un peu le fantôme alors que le jour tombe. Je cherche le fantôme.

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