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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 16:46

http://www.cinemotions.com/scripts/slider/image_sorties_id.php?id_image=817446

 

CHATELET. Je me terre à l'ombre de moi-même. Je ne sors pas. Plus. Décline toutes les invitations non obligatoires. Un apéro me dit l'une et je décline je suis trop fatigué. Un anniversaire rue du transvaal me dit l'autre. Il serait content que tu viennes. Bordel ils font tous des études de dingue et j'ai vingt ans de plus ans qu'eux. On boit un verre me propose une troisième mais je suis incapable de ne pas rentrer chez moi. Remarque après 25 ans de vie sans passer une soirée seul chez moi ou sortir dehors, je peux tenter l'expèrience. Je picole vaguement. Je fais à manger les yeux dans le vide. J'ai toujours bien aimé les choses sombres mais carrés. Un peu  comme un morceau de joy division  tu vois. Alors pourquoi ne pas tenter la dépression. La répression de l'àme. La suppression de l'autre. En attendant je fais mon bartleby. Je me suis jamais pris pour n'importe quoi. HOTEL DE VILLE. La ligne 11 c'est pas une ligne. C'est une demi-ligne. Je crois que de ma vie, c'est la ligne de métro que j'ai le moins fréquenté. Si je vis vieux, ce sera peut-être celle que j'ai le plus pris de toute ma vie. Qu'est ce que tu veux prendre la ligne 11. J'ai pas trop la gueule à traîner hotel de ville, ni à y foutre quoi que ce soit, sauf pour les concerts de paris plage en été, et aussi, quand ma mère mourante, agonisait à l'hôtel dieu avant sa ressuscitation. Mais je prenais la une pour retourner à nation. Monter les escaliers et chialer ma mère. Et me faire fracasser par le bout du monde. RAMBUTEAU. Je me réfugie derrière mon ombre. Bordel je suis comme tout les adolescents, je me dis que me replier sur moi-même m'évitera de souffrir. Sauf que ne pas souffrir c'est mourir un peu. Beaucoup souffrir un peu mourir pourquoi pas partir comme disait le pouet-pouet. Les ginettes armées. Le social-traître beaubourg ou ils passent encore des films qui ressemblent à quelque chose. Ou ils passent encore des films. Surtout le samedi et le dimanche matin mais pas que. Je ne sais pas si j'aime beaubourg. Et d'ailleurs tout le monde s'en fout. ARTS ET METIERS. La fille qui m'a dit crêve, me dit que je suis un macho. J'ai passé une demi-douzaine de soirées avec toi ou ensuite tu es parti rejoindre ton mec et je suis un macho ? C'est curieux le contraire n'est jamais arrivé. Quand je suis avec toi c'est lui le non-macho qui appelle pour que tu rentres à la niche. C'est drôle je me dis la perception des choses. Il y a une fille avec laquelle j'ai couché quelques semaines qui travaillait a arts et métiers. C'est le seul souvenir que j'ai de ce quartier. Enfin le non-souvenir comme dirait l'autre. REPUBLIQUE. La station des manifs, l'arrivée ou le départ. La station de libé. La station de la fille qui m'aimait bien pour de mauvaises raisons et que je n'aime plus pour de bien mauvaises raisons. La station de la conciliation de la dernière chance ou je n'ai jamais été avec celui qui fut mon meilleur ami. La station du gibus, de là ou j'ai vu les fleshtones, les wampas, les bérus, les tout ce que tu veux, non j'ai pas vu police au gibus je te rassure. Ben oué il y a des milliers de gens qui ont assisté au concert de police au gibus, une bonne dizaine de milliers de personne pour une salle de quelques centaines de personnes, c'est les mêmes qui ont assisté au concert des sex pistols au chalet du lac et de nirvana au farenheit. Je te rassure, y avait jamais mézigue. C'est le seul concert que j'ai du raté au farenheit. On est loser ou on ne l'est pas. Pour valoir ce que de droit. GONCOURT. C'est l'endroit de la blonde. La dernière fois que je suis allé chez la blonde j'étais ivre de chez mort, non pas comme tu crois. Vraiment. Marrant car en écrivant, je regarde le tableau que m'a donné la blonde il y a un truc comme un an et demi et que j'ai encadré et que j'ai accroché dans mon très bel appartement. La dernière fois chez la blonde j'étais tellement bourré que j'ai renversé un tableau dans ses chiottes même si j'ai l'impression que je l'ai à peine effleuré, et puis après j'étais tellement bourré que j'ai failli m'embrocher en escaladant les barrières d'un parc du quai de jemmappes, bordel j'ai failli finir comme le fils de romy schneider et puis garçon rigolo et dépressif il a failli tomber dans le canal et le lendemain je me suis réveillé dans leur canapé j'avais une putain de gueule de bois. BELLEVILLE Le zorba. La cantine de belleville. Le chéri chéri. Chez kiki. Le relais de belleville. Les follies. La cantine de belleville. Le pacifique. Ah oui le fleuve rouge avec leur carte avec des dessins d'enfants. Et culture machin là, la belle terrasse avec un nom crétin. PYRENEES. Le café de la mairie. Ma cantine peut-être. Le chemin pour la cagnotte. Là ou parfois nous allâmes dans ce café restaurant ou l'on pouvait manger de l'aligot saucisse. L'endroit ou j'ai vu l'oscar pour alex avec ses deux chiens et que j'ai pensé au fantôme. Le lieu de la vie peut-être le belvédère du parc de belleville, en remontant la rue vilain, pérec, tout ça tout ça, la lente montée de la rue, la lente descente de la rue de belleville,  l'érosion de ma vie, de mon propre moi. Et je balladerais bien julip par là quand même. JOURDAIN. Chez moi mon 24 métres carrés que je finirais sans doute jamais de payer, je serais mort avant mais c'est pas grave. Mon placard au fond de la cour sombre et marrant qui donne sur nulle part. Les bouteilles posés sur le bar, moi le cul sur un des mes tabourets de comptoir en train d'écrire ma pauvre et lamentable vie. J'y suis arrivé. PLACE DES FËTES. Bordel c'est moche place des fêtes. Il parait que c'était beau avant. Et puis pompidou est arrivé et il a décidé que ce serait moche. Parce que les pauvres sont moches. Et que c'est moche d'être pauvre. Encore un provincial qui nous a refait la commune mais de façon architecturale. Massacre des quartiers pauvres. Sauf que là les riches de l'ouest parisien ne venait pas nous voir comme au zoo. Quoi que. Le départ de la manif anar du premier mai. Après ça fait que descendre jusqu'a république. J'aime bien les anars. Ils sont cohérents. Ils sont pas comme ces enculés d'extrême-gauche qui déteste l'uniforme quand il est en occident et qui ont une érection dès qu'il est en asie, en amérique du sud ou en afrique. TELEGRAPHE. Je ne sais jamais si le rigoletto c'est à télégraphe ou à PORTE DES LILAS Je ne sais jamais si le point le plus haut de paris c'est à télégraphe ou a pelleport. Je ne sais jamais ce genre de choses. MAIRIE DES LILAS. C'est drôle dans le dernier film d'honoré comme tous les lieux m'étaient familiers. Prague. Et puis l'escalier entre gare de l'est et gare du nord. Et puis la rue  stephenson. Et puis la rue des deux gares. Je l'ai dis à la fille déguisée en pas moi mais ça l'a énervé. Elle à beaucoup pleuré pendant le film et s'est beaucoup rongé les ongles. Je crois que ça lui rappelait son mec parti dans le sud. Mais ça m'a pas rendu nostalgique, j'ai passé la soirée dans le brouillard et puis j'ai attendu que le sommeil vienne toute la nuit. Je crois que j'ai jamais été mairie des lilas. Enfin il me semble pas. Tant pis pour toi. Et peut-être aussi pour moi.

 

 

 


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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 17:04

http://dewaere.online.fr/images-coup-de-tete/img-nb/images/coup-de-tete-05.jpg

 

 

Bordel je m'énerve, et comme ça ne m'arrive jamais quand je m'énerve je dis des trucs un peu dingues et crétins, bordel je m'énerve, je peux quand même pas coucher avec vous  toutes pour que vous soyez plus calmes. La fille du portugal me regarde alors qu'on attends le 96 a l'angle rue des pyrénées, rue de ménilmontant, enfin je l'attends avec elle avant de me rentrer car elle veut me parler. Tu penses vraiment ce que tu dis, elle me demande, non en fait tu penses vraiment ce que tu dis elle affirme, tu crois que l'on s'engueulerait plus entre nous, si tu étais notre mec à toutes. Bof je réponds, je suis le mec de personne et les filles avec lesquelles je couche plus d'une fois, bordel elles ont une gueule au bout d'un moment, on dirait un cafard qui vient de faire une overdose de baygon. Enlève ton foulard je dis à l'enfant. Non je ne suis pas belle sans mon foulard, c'est pas beau d'être chauve pour une fille elle répond d'une voix mature pour son âge. Si, tu es la plus jolie des filles pour moi, je dis, enlève ton foulard, personne ne te regardera, personne ne te jugera, on est juste tous les deux, on s'en fiche que tu sois chauve. Tu as vu ma coupe de cheveu à moi ? L'enfant dit je vais pleurer tu sais, je ne serais pas belle, chauve et en larmes. Tu seras la plus jolie des plus jolies filles que je connaisse et puis je pleurerais avec toi je lui dis. Je me bourre la gueule à l'anniversaire de ma mère, au moment du gateau je lui dis un truc très finaud dans le genre, bon c'est la dernière année ou tu peux lire tintin. Les anniversaires me paraissent tout aussi déprimant que noël depuis quelques années. Ma mère tellement halluciné d'être en vie, tout l'hôpital connaît le miracle sur pattes qu'elle est devenue. Je pensais pas 6 mois, dit la jolie médecin, je pensais pas qu'elle avait plus de 6 mois à vivre et c'était il y a 3 ans. Je cherche infirmière rigolote dans le couloir mais je ne la vois pas. La fille déguisée en pas moi passe le temps en attendant le retour de son apôtre. Ce n'est ni agréable ni désagréable. Nous égrenons le temps qu'il nous reste en souvenirs, ressassons nos accords et désaccords, nous sommes deux dépressifs en attente que l'on siffle la fin de la récréation. La fille du portugal monte dans son bus. L'enfant ne retire pas son foulard. Ma mère ne comprend pas ma blague pourrie. La fille déguisée en pas moi, s'endort. Je m'enfonce peu à peu dans la vase mais je ne me noies pas. On fera comme on pourra. Peut-être même qu'on continuera.

 

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 16:30

http://s.excessif.com/mmdia/i/58/7/les-bien-aimes-de-christophe-honore-10454587wyfaw.jpg?v=2

 

Ne prends pas garde à la douleur des choses. Elle me quitte un peu pour retrouver une autre illusion. Elle me regarde comme pour se délivrer d'un autre mais elle ne voit que lui. Je suis ce genre de type qui accepte assez bien la défaite, c'est sans doute une question d'habitude. Mais le passage à tabac est tout de même vaguement nécessaire pour une possible acceptation de la chose. Mais votre instabilité émotionnel pour une autre personne me dit le type en blouse blanche c'est juste invivable. Donnez-moi des pilules pour que je devienne un légume, je lui dis. Ca ira mieux quand on sera mort me dit le type assis à mes côtés sur le banc. Oué, je me dis mais je rechigne un peu à faire tout le chemin. J'étais ivre mort j'explique au fantôme sur le pont, vous savez l'ivresse la vraie, la dure, la mal luné, celle ou je n'entends pas, ou je ne vois plus, c'est pas une excuse mais c'est comme ça. Du moment que vous restez en vie elle hausse les épaules. Je descends les bouteilles pour supporter la douleur en sachant bien que c'est le lendemain que tout commencera avec la souffrance. En sachant bien que plus je bois plus je vais mal, et que l'ivresse ne me suffit même pas pour cacher mon dégoût. Mes bras tremblent, ma bouche murmure, je suis encore à quémander un peu de tendresse, un peu de sexe à ce corps et cet esprit qui ne veulent plus de moi. On croit toujours que l'amour vous permettra d'exister un peu plus, alors que c'est juste l'inverse, c'est comme l'alcool, comme la drogue, comme toutes ces illusions de vie, c'est juste de la poudre à souffrance. Juste un mirage au loin. Et vous aurez toujours aussi soif, après, toujours aussi soif...

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 15:45

http://image.toutlecine.com/photos/b/o/y/boy-meets-girl-1984-02-g.jpg

 

 

Pendant que les mots se reprennent et se délient, pendant que la vie s'affronte comme sur un ring. Tu m'étonnes que mon architecture hépatique est bouleversée, tu m'étonnes que je sois en train de crever. Les larmes le long  du coeur mais je ne vous en veux pas. Ce sont quelques mots pour dire que je ne vous entends pas, je ne vous entends plus, les lueurs monotones de la ville endormie, les fragiles fragances du temps après l'orage, bordel vous croyez quoi ? Je me mets à nu devand vous, je crois pas que ce soit un cadeau, je descends la rue de ménilmontant, je suis ivre mort c'est bien pour ça que je vous parle, si vous commencez la soirée avec moi, vous ne la finirez pas avec moi, c'est ainsi qu'on comprend à quoi on rime, un peu de soleil après la pluie, dites vous viendrez jeter une poignée de sable sur mon cercueil, enculé. Dites ce n'est pas bien de m'abandonner ainsi, de me laisser couler, on est les premiers, je vais m'endormir, mourir, ivre mort, je vais me laisser couler pendant que vous réfléchissez à ce que vous pourriez être ou ne pas être là n'est pas la question, faut me laisser mourir, je vous le dis, faut me laisser partir, faut pas me laisser, faut me laisser...

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 09:33

http://image.toutlecine.com/photos/a/0/b/a-bout-de-souffle-1959-17-g.jpg

 

 

Je l'avais serrée toute la nuit pendant que tournée vers le mur, sans bruit, elle pleurait. Je lui avais été reconnaissante de ne pas dresser la liste de tout ce qu'on ne ferait pas ; se repasser l'histoire ne sert qu'a accepter qu'on s'est trompée, qu'on s'est accroché à quelque chose qui n'existait pas, ou du moins dont la base était ailleurs que là où on la situait.

 

                                                                                                                 ANN SCOTT

 

 


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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 14:29

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/actu/photos_officiel/dominique_zardi_portrait_avec_pistolet_largeur/1289144-1-fre-FR/dominique_zardi_portrait_avec_pistolet_largeur_reference.jpg

 

La marchande de journaux fredonne toujours des chansons incroyables et que je ne connais pas comme un juke box du passé. La boulangère hilare me dit oh vous avez l'air en forme. En forme de quoi je demande pendant qu'elle s'esclaffe. En forme de religieuse je dis ça ferait plaisir à ma mère. Borat me dit oh lalala moi fatigué, et toi vouloir le bon vin de chez moi mon ami regarde belle bouteille. La fille déguisé en pas moi me dit non mais c'est vrai qu'on dirait borat quand il jacte j'y comprend rien. La fille mélancolique parfois triste me dit hé belle mêche c'est trop tard pour le casting de tintin le film est déjà tourné. On veut aller dans ce café dont le nom m'a toujours laissé perplexe, culture rapide, mais la terrasse est blindé, il faut dire que tu es un peu en retrait de la rue de belleville, c'est la meilleure terrasse du quartier, hormis celle de la mer à boire d'ou nous venons et qui est tout aussi blindé. Du coup on opte pour le relais de belleville, on se trouve une terrasse dans la rue tourtille un peu à l'abri de la fureur, les types sont scotchés devand le foot. Le patron est toujours dehors à fumer des clopes au bar. Je l'attends stoïque accoudé au zinc pour récupèrer mes picons. Le pacifique est blindé, un couple s'engueule, enfin se hâche menu menu à la table d'à coté, en anglais, moi je sirote ma tsing tao en mangeant mon porc au miel. Les filles se racontent leurs vacances, la nuit me raconte ses tourments, les prostituées chinoises sont comme regroupées par grappes sur le boulevard de la villette. La fille jolie cheveux roux me dit bordel on a pas posé les valises qu'il faut déja boire des coups. Elle me propose de venir à la miroiterie pour voir tarace boulba. Je profite de la fraîcheur de mon appartement dans la fournaise de la ville. Je remonte de chez la fille d'en bas, je longe le boulevard aux gueules cassées, l'ivresse sur la droite, je remonte la rue de ménilmuche. Je laisse la rue victor letalle, je pourrais aller à la féline, au lou pascalou, au fond de cale, mais je reste seul avec moi-même remontant la rue de ménilmotant. Je discute le bout de gras vers les une heure du matin dans la rue de l'ermitage avec le type qui m'appelle président, il est en train de tout fermer et de sortir ses poubelles. Je ne sais pas si je vais vieillir mais je sais que je vais mourir ici. C'est tout ce que j'aurai trouvé dans ma vie, mais c'est déjà ça.

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 21:05

http://3.bp.blogspot.com/_NrV84uXK-YA/TM8uHl7lLjI/AAAAAAAAAC8/eNSP0t5upyk/s1600/HARISSON.jpg

 

 

Je n'ai plus peur du ridicule, de la déchéance, des rires nerveux, des envies de mourir, de je te tue il, de je nous tue, je n'ai plus peur de dire je t'aime je ne t'aime pas tu es si jolie, j'ai envie de te baiser, viens prendre un verre, tu veux être mon ami, je n'ai plus peur de vous détester quand je vous vois devand l'école en bas des escaliers attendant vos crétins de gamin et me regardant a 43 ans presque 45 avec ma houpette ridicule, je ne vous en veux pas de détester votre vie mais vous avez refusé la solitude, on ne peut pas avoir la liberté et la vitalité de la vie des autres, je n'ai plus peur de perdre de me perdre de te perdre de rester seul au milieu des autres, je n'ai même pas peur de rater ma vie puisqu'elle n'a sans doute toujours pas commencé, elle sera finie quand je commencerais a comprendre, je n'ai plus peur de mourir, de vivre, d'être ivre, de me fracasser sur des murs de métal, de sentir mes os craqués, des passages à tabac, je n'ai plus peur de la vraie vie de la fausse vie du cinéma de la littérature, je n'ai plus peur des sentiments, de la philosophie, d'embrasser des lèvres, de te rencontrer, de ne pas te rencontrer, je n'ai plus peur des rêves, des règles, de l'ennui et du vide, je n'ai plus peur d'être seul même si je ne le suis jamais, je n'ai pas peur de la foule même si je suis toujours seul, je n'ai plus peur de vieillir, je n'ai plus peur de mettre ma bidoche sur la table, et même mes testicules, mon dentier, et ma gueule de crétin, je n'ai plus peur, je ne sais pas trop pourquoi, l'avenir et le passé sont mêlés, je n'ai pas la nostalgie de la déroute ou des heures joyeuses car ça ne veut rien dire, je n'ai plus peur de souffrir, de la gaudriole, je n'ai plus peur de rien je crois bien. Même pas d'être un pur crétin.

 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 19:59

http://www.kinoweb.de/film2001/Yards/pix/y5.jpg

 

J'aime bien ton look me dit le type, la gueule de wolverine avec la coupe de cheveu de titeuf, c'est assez conceptuel. Bordel dit un autre type jeune, j'avais 4 membres souples et un membre raide, maintenant que je suis vieux j'ai un membre souple et 4 membres  raides. Vous parlez de quoi arrive la fille. Il nous raconte la dernière blague de bigard j'hausse les sourcils. Une fille m'écrit t'es quand même plutôt génial comme mec, la fille si jolie aux yeux fragiles au corps agile. Je suis place de la réunion et je pense à elle. Bordel tout cette amour que je reçois, tout cette amour qu'on m'envoit. C'est qu'elles ne te connaissent pas dirait la fille déguisé en pas moi. La femme cantatrice me dit vous êtes tellement formidable. Je picole comme un trou, j'insulte, je crache ma haine. Je prends l'énergie des autres puis je les laisse crever. Je fais un malaise pendant le pénible almodovar. Comme il y a si longtemps, transpiration, tremblement. J'ai l'impression que je vais lêcher le pavé. J'erre dans les rues de porto, les petites rues au dessus du port, came, gueule cassée, c'est mon monde. Je cherche mes mots, je ne trouve que maux. Je dis au fantôme même quand vous n'êtes pas là, je sais que vous êtes là. Je réponds à ces septs lettres par huit lettres. Parler au fantôme c'est déjà vivre un peu.  Qui dit mieux ? J'hante le pavé de porto, j'entre dans la vie des gens, je me demande comment rester vivant. Vieillir c'est cela en fait, c'est voir les autres tomber sur le champs de bataille et se demander si on va survivre ou si l'on va tomber à son tour. Je pense à sarah, à  ces quelques mots griffonés sur un mail, je ne peux lui répondre alors je dis merci à la mer et je serre le vent contre moi comme si elle était là. J'aimerais courir dans les rues, battre le pavé sur du david bowie comme dans le film des années 80...Je reçois une carte postale de la fille qui boit de nouveau, ne sachant si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle. Je me demande  si elle est plus vivante quand elle boit ou quand elle ne boit pas. Je me demande pour moi aussi. J'aime bien ta vie me jette la fille, tu picoles, pas de contraintes, pas d'enfants, tu sors, tu voyages, c'est cool pour toi. Ca veut dire aussi la solitude absolue je dis. Depuis toujours et jusqu'a la fin. Je pense à tous ces gens, tous ces gens qui m'insuffle un peu de vie, un peu de tout, de rien, un peu de toi moi et tous les autres...J'ai encore faim...Faudra rester au banquet jusqu'à la fin, j'ai encore faim...

 

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 06:28

  http://tododiaumfilme.blog.com/files/2011/06/LISBON-STORY.jpg

 

Pluie sur asphalte. Soleil sur zinc. Elle s'enivre des mes mots. Néon crasseux et lumineux sur le lino sale du café ou les gens parlent que dalle. Tu disais les gens interrogent : Que devenez-vous ? Ah la douce hypocrisie. On ne devient jamais rien, on veut juste croire que le poids de la vie ne se fera pas trop sentir. On désire poursuivre son chemin en se croyant plus intelligent que les autres de manière à ne pas tomber dans le ravin trop vite. Brume. Brouillard. Etat sans alcool. Pas d’état. Je me saoûle à ses maux. Tu disais parfois il a suffi du sourire d'une personne dans la rue pour que je reste en vie. Je ne parle a personne pendant des journées entières mais il suffit d'un sourire pour survivre. Cap au pire tout et n’importe quoi. Tu disais que dans les films ou les livres, les gens plaignent toujours les personnages torturés, mais dans la vie, la putain de réalité, il n'y a plus personne. Les gens n'ont pas le temps. Ils n'écoutent plus, n'existent plus. Les gens ne supportent pas l'anormalité, la différence. Ils dénoncent, montrent du doigt. Si tu pleures et que tu hurles, il n'y a plus personne. Un verre pour l’élégance du geste un peu suranné dans le miroir rayé. Tu disais tout et son contraire, tu disais qu'il fallait boire, encore et toujours boire, t'aimais pas trop les drogues je crois bien. Un verre après l’autre comme ils ne disent pas aux alcooliques anonymes. Toujours un verre après l’autre. L’alcool n’est que l’acmé de ma douleur. Tu disais j’ai le sentiment prégnant que tu te fous de ma gueule, et je sais bien que c’est un peu vrai. Tu aimes regarder les photos des autres, mais c’est quand même un peu malsain. Tu n’es qu’un regardeur de la vie, tu n’es qu’un étranger aux gens. Tu disais je ne veux pas être heureuse, je veux juste vivre un peu, combler ma solitude. Toi tu n’es pas là. Tu es un étranger à toi-même, je ne peux rien te demander. Et puis tu disais des mots des heures des phrases des nuits des songes. On me dit que tu as disparu. Mais moi je sais bien que ce n’est pas possible. Du moins pour moi. Rien n’est possible ou impossible je sais plus trop. A moins que ce ne soit l’inverse. T’essaie ou jamais ? Des fois je me demande ? Tu comprends pas en fait, tu comprends jamais, t’es comme ça, c’est ton côté dandy le moi. T’es trop imbu de toi-même. Imbu. Voilà un mot qui te va bien. Tu te fatigue même plus avec ce personnage que tu as crée de toutes pièces, tu te fatigues pas. C’est comme ça, dis-moi, c’est pas ce que tu croyais, ce a quoi tu rêvais. En fait c’est juste ça, tu es comme avant mais tu ne rêves plus. Ce n’est pas que tu es malheureux, non c’est juste que tu t’emmerdes. Fais des gosses je sais pas, reste avec la même nana et prends une maîtresse. Je ne sais plus. Fais comme ton père, comment un esprit si brillant et si ironique que le sien pouvait s’intéresser au quotidien des sans saveurs. Tu n’as jamais su si c’était un rôle. Comme disait toujours élégamment frère connard (paix à son cerveau bouffé par l’héroïne) il en a baisé de la conne le jeannot. – ah oui frère connard appelait mon père « le jeannot »- toujours cet humour crétin et bêta des classes prépas d’ingénieur. Faussement décontracté mais réellement con. Parfois tu voudrais arriver à être aussi bon acteur que ton père, aussi beauf que ton frère, aussi désintégré des neurones que sœur Krishna, aussi tata yoyo que ta mère. Mais rien de tout ça, en fait. C’est quoi qu’il chantait miossec, t’es vraiment pas doué pour la fête. Non t’es doué pour l’amer. Navigue alors. C’est déjà ça.

 

 

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 23:05

http://static.lexpress.fr/medias/1390/711779_polisse.jpg

 

Je suis certaine que tu n'as pas oublié l'adage...J'en suis certaine parce que tu es, je crois, le premier que j'ai entendu s'en servir. Il s'agit de la difficulté qu'ont les vieux singes à apprendre de nouveaux tours. Ou quelque chose qui va en ce sens. Enfin bon, comment te dire ça ? Je crois que je vais utiliser une phrase qu'une vieille dame m'a dite, un jour, au cours d'un de mes entretiens sur la transmission orale de l'histoire.  Elle m'a dit  "N'épousez pas un trés bon ami parce qu'il est beaucoup plus précieux d'en avoir un  que d'avoir un mari."

 

                                                                       Tony HILLERMAN

 

 

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