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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 09:26
Un temps qui passe

Je souffle une bougie qui n'est plus allumé. J'avale un peu de vent pour ne pas perdre mon souffle. Une femme tchétchène m'offre un paquet de chewing-gum alors qu'elle n'a quasiment rien pour vivre. Je souffle une bougie qui n'est même pas allumé. Qui n'est même pas posé. Sur un gâteau imaginaire. J'envoie une toute petite bouteille à la mer qui ne contient même pas de message. Il faudrait que je lui parle un jour. Des femmes en robe de mariée pose sur le pont aux cadenas derrière notre dame. Des gens courent dans la fraîcheur d'un matin de plus. Je m'ennuie je me dis, j'ai comme l'impression que je suis au bout d'une route. J'aimerais partir vers la mer, vers le vent, vers la pluie, je laisse le sud aux autres. Canicule en été, inondation en hiver et maire front national ça ne m'excite pas particulièrement. Une femme m'offre un parfum hors de prix et me remercie de tout ce que j'ai fais pour elle. Ma soeur me demande si je vais a la messe pour l'anniversaire de la mort ma mère. Il y a encore des messes pour notre mère je lui demande surpris. J'héberge un garçon nigérian qui est de passage et que j'ai connu dans le pays ou les gens n'existent pas. Il veut manger un kebab. Ma collègue du politburo gueule parce que je renifle et me demande pourquoi je ne me mouche pas. J'ai jamais su je lui réponds. Ma vie est une image qui ne vieillit pas mais qui ne change pas, je constate la répétition des événements qui se succèdent et ça me déprime. Curieux ce sentiment que plus on vieillit, moins on accorde d'importance à la valeur des choses. Curieux ce sentiment que plus on vieillit plus on accorde d'importance à la valeur des choses. Je dois souffler les bougies, je dois éteindre la bougie. Je ne dois plus écrire mes états d'âme ridicules sur des bouts de papier que je lance aux mouettes face a la mer. La douleur n'existe pas, la vie n'existe sans doute plus. Les jours sont des esquisses qui ne sont jamais tout a fait terminés. Je ne rumine plus le désarroi des jours. La vie reste cette sensation qui ne veut jamais vraiment se révéler. Nos âmes sont des fantômes qui ne veulent plus vraiment apparaître. Plus réellement apparaître.

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Published by ma vie en biture - dans elle sans moi
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