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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 13:25
Chronique du néant

J'entends la voix du lointain de garçon tout maigre, il me dit qu'il se sociabilise dans son village de cent quatre vingt sept habitants peut-être cent quatre vingt huit. Il me dit qu'il arrive a tenir une conversation tout les deux jours. Je me demande ce que fait la plus belle femme du monde a cet instant précis, je me demande. La nuit précédente j'ai fais un rêve assez prégnant, je me suis demandé si ce n'était pas la lecture du livre de carrère. Il raconte cette courte période de sa vie ou il est devenu croyant. C'est un peu tortueux comme toujours chez moi, mais la religion me fait toujours penser a ma mère, et ma mère me ramène sans doute a ce rapport sur l'enfance. Le rêve de la nuit précédente, si prégnant, si léger et si lourd a la fois, m'a ramené a un souvenir de ce que me disait la plus belle femme du monde. Mon grand regret c'est que je ne pourrai pas te faire un enfant. J'étais toujours un peu estomaqué et surpris qu'elle me dise ça. Je me suis toujours demandé si le fait d'avoir un enfant pour un couple n'était pas une manière de créer un lien pour toujours. Enfin de compte c'est vrai, on ne fréquente plus que rarement les femmes avec lesquelles on a eu une histoire d'amour. Le seul lien pour les couples brisées ce sont les enfants. Donc dans ce rêve j'avais un enfant avec une femme pas vraiment identifiée, mais ce dont je me souviens c'est que j'avais un enfant. Je me demande si je ne devrais pas partir loin de tout comme garçon tout maigre a des kilomètres de toute civilisation, attendre de devenir vieux à mon tour pour mourir loin de tout. Encore plus vieux qu'aujourd'hui. J'aimerais bien ne plus attendre que tu ne me parles pas, ne plus entendre ton silence, j'aimerais bien en fin de compte que tu m'appelles ou tu m'écrives comme avant, que tu continues de corriger mes écrits. Je n'ai jamais pensé que ce serait ainsi après la parenthèse que je représentais, je n'ai jamais pensé que ce serait ce néant et ce silence. J'ai toujours été un indécrottable optimiste. Dépressif certes, mais optimiste. Je regarde le gris sur belleville en attendant l'automne et l'hiver, je regarde le ciel si gris qui semble prêt a vouloir exploser. Il va faire comme moi, il peut menacer et gronder mais il va juste rester dans le gris. En attendant rien. En attendant un silence qui ne se rompra pas. Rester dans le gris. Juste rester dans le gris.

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Published by ma vie en biture - dans elle sans moi
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