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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 08:40
Des jours a l'abandon

Je n'ai plus tellement la flamme je me dis. Les mots me quittent à leur tour, j'en suis un peu désespéré. Alors je traîne dans belleville. J'écoute les fous qui viennent me voir au politburo. Je lis des livres et d'autres livres. J'attends que les mots reviennent. Je suis comme suspendu dans un nuage de rien, comme éteint dans mon propre corps. Je vais me coller une balle dans la tête me dit une femme avant de m'expliquer qu'elle est dépressive ce dont je me doutais vu qu'elle se met a pleurer dès que j'ouvre la bouche. Les mots c'est un peu la même je me dis, ils se mettent a me fuir dès que je veux un peu les regarder vivre. Moi qui fait en général ma valise le matin une demi-heure avant de partir, je la commence une semaine a l'avance. Je fais attention aux tee-shirts que je prends, je fais attention aux livres, je me dis que je laisserais les journaux dans l'avion. Toute ma vie je me dis, j'aurais été victime de mon éducation, incapable de peser sur les choses ou sur les gens. J'aurais juste effleurer la vie en fin de compte, prisonnier de ma propre image. Je continuer de crier mais ce n'est que mon propre écho qui me revient en pleine face. Je me réfugie dans les livres, comme toujours, je reste des heures a lire, attendant qu'il ne se passe rien. Parfois les mots reviennent mais ils sont si vains que je ne vois plus l'intérêt de les souligner, je ne comprends pas l'intérêt de te les envoyer. J'écoute l'écho de ma propre voix, l'écho de mon propre esprit, j'entends la vie qui continue dans la vie belleville, je bois quelques verres, j'agite mon corps flétri et fatigué sur des musiques des années 80, je vacille parfois sur le pavé humide mais j'ai toujours l'impression que la vie m'attends. Je suis ce type qui part toujours toujours avant ou un peu après le coup de feu du starter, mais plutôt avant, je jaillis des starting block taches de rousseur au vent mais en fin de compte c'est trop tôt ou parfois bien trop tard. Je cours comme un débile alors qu'on me dit que je suis éliminé, je cours comme un débile vers une ligne d'arrivée qui n'existe pas. Je continue mes bagages comme si fuir changeait vaguement les choses, je range la douleur de l'absence entre les chemises et les chaussettes. Je range ma vie en petit compartiments étanche. Je range ma vie pour ne pas trop la déranger. Pour ne pas trop te déranger. Pour ne plus trop te déranger.

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Published by ma vie en biture - dans elle sans moi
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