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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 08:03
Presque rien

C'est ce que j'aime dans la vie, on peut parfois encore au détour d'une phrase ou d'une expression, d'une rencontre ou d'un je ne sais quoi d'imperceptible, c'est ce que j'aime dans la vie, on peut parfois être encore surpris ou étonné, on peut encore être vivant. Je me retrouve donc ému en écoutant houellebecq au petit matin alors que je fais la vaisselle dans ma salle de bains. C'est bien la dernière chose que j'aurai imaginé dans ma vie, être ému par houellebecq. Il parle du livre de son ami mort. Il est 8 heures du matin ou bien peut-être 9, je suis réveillé depuis longtemps, la vie sans alcool et sans gueule de bois c'est aussi un peu la vie sans sommeil. La veille je n'ai pas été au concert, j'avais été le jeudi déjà voir frankie goes to pointe a pitre au cirque électrique et je savais que l'ambiance du chinois serait un peu triste et glauque comme elle l'était a l'alimentation générale quand les deux groupes de has never been étaient passés. Faut arrêter les reformations je dis le jeudi au cirque électrique au garçon qui grossit en parlant du concert du lendemain, ça devient pathétique, tiens prohibition se reforme il me dit. Je dis le nom du groupe sur lequel j'ai écrit une nouvelle et je dis que je voudrais que eux se reforment. Ça n'arrivera pas il me répond, pas après ce qui s'est passé. Même 20 ans après je demande ? C'est pas le genre de truc que tu pardonnes il explique. Je frémis un peu. Je traîne a gibert comme je ne sais pas trop quoi faire de moi, je tombe sur le dernier st john mandel ce qui me remplit d'une joie ridicule, les livres sont des promesses c'est ce qui est important. C'est un peu comme les vacances, c'est la promesse de ce qui ne sera peut-être pas qui est importante. Je me demande quand je vais enfin finir la dixième, même si ça ne donnera rien, je tombe sur le livre d'une fille dont je lisais le blog, chez gibert. J'ai l'impression que tous les blogueurs parviennent a se faire publier ces temps-ci. Sauf mézigue mais il faut bien des exceptions sinon caliméro n'existerait pas. Je commence a ranger mes affaires de cuisine dans un carton pour quand il va venir la casser et la reconstruire, quand je serais derrière le rideau de fer. Je recherche des mots que je ne trouve pas dans l'aridité du soir, dans la moiteur du matin, dans la fraîcheur de mon bureau, je parle a des gens que je ne vois pas, je regarde des gens auxquels je ne parle pas, je cherche des mots que je ne trouve pas. Je décompte des jours qui n'existent plus, je décompte des anniversaires qui n'existent pas , je regarde des photos qui font briller mes yeux, je regarde des visages qui font trembler mes jambes. La vie est un fantasme que je ne réaliserais jamais, l'écriture est une solitude que jamais je ne remplirais, la promesse du jour ne reste qu'une promesse qui ne se concrétisera pas. Mon corps refuse ce que mon esprit envisage, je lève les yeux vers le ciel un peu cendré pour la première fois depuis des semaines, c'est la fin de l'été, c'est le retour du printemps. Il faudra bien que je me lève un jour ou l'autre, il faudra bien je me lève un jour ou deux. En attendant que tu ne reviennes pas, c'est la seule chose que je puisse envisager. La seule des choses que je peux envisager. En attendant que tu ne reviennes pas.

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Published by ma vie en biture - dans elle sans moi
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