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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 20:43

Nos vies sont des reflets. Je crois que je suis heureux même si je ne devrais pas l'être, je crois que je suis heureux comme irradié de la présence en moi-même de la plus belle femme du monde. Nos vies sont des reflets mais je ne suis pas triste, même si je sais que le fantôme traverse des tempêtes, étreint des mains sur un lit d'hôpital, même si je sais qu'elle ne trouve pas le sommeil, même si je sais que son esprit bégaie parfois de fureur et de culpabilité. Je ne suis pas triste, je ne peux pas. Je ne veux pas. Je ne déposerais jamais les armes, jamais, ce n'est même pas un effort, c'est juste une sorte d'évidence, le fantôme pourrait me quitter, je viendrai quand même avec elle. Je regarde le paris vide de l'après fête, je sais que d'ici un jour ou deux, les magasins se rempliront, les bus seront remplis de poussettes, le métro ne sera plus vide comme le cerveau d'un facho. Je vais regarder la tour eiffel, presque chaque jour, depuis le belvédère du parc de belleville, pour rester avec elle.Les bars sont fermés rue des envierges, cosette est fermée, la veilleuse est fermée, les cascades sont fermées. Il n'y a que la mer a boire qui est ouverte, attendant que la plus belle femme du monde vienne siroter sa boisson. Je regarde son reflet dans la vitre au o paris, je regarde son reflet chez diego dans la vitrine ou trône des marionnettes, je regarde son reflet dans le miroir aux cascades ou la patronne semble toujours attendre avec angoisse que la plus belle femme du monde vienne foutre le feu a son rade. Je pourrais partir a des milliers de kilomètres, ce serait encore le visage du fantôme qui peuplerait ma vie, ce serait encore le visage du fantôme qui peuplerait mes nuits, je pourrais partir a des millions de kilomètres. Je ne peux empêcher cette euphorie prégnante, ce bonheur absolu, je ne peux empêcher cette joie, ce bien-être, je sais que plus jamais ma vie ne sera ce condensé de solitude. Je regarde les pavés, je regarde la tour eiffel, je regarde les pigeons qui se reposent les ailes en éventail en attendant qu'une cinglée leur courre après. Je croise tout ces morts de faim qui vont faire les paons dans le métro et dans la rue quand ils vont croiser la plus belle femme du monde. Je souris en pensant a elle, je vole sur le pavé, je retiens un peu belleville et j'essaie de lui en envoyer un morceau. Je retiens un peu belleville pour qu'elle vive encore un peu en toi. Pour que belleville ne te quitte pas.

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Published by ma vie en biture - dans La vie belleville
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