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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 18:24
Coeur sur la ville

Je prends la rue du guigner alors que le jour se lève à peine. Le marché est déjà presque en place le long de la rue des pyrénées et de la place du guigner. Il est 7 heures du matin, j'enclenche dans mes oreilles le miracle sonore qu'est l'album de frustration et je traverse au feu rouge dans le matin frissonnant pour rejoindre la rue de l'ermitage. je n'y reste pas longtemps je tourne tout de suite à droite pour descendre les escaliers du passage fernand raynaud le long du terrain vague qui va devenir un jardin public. Je reste quelques secondes sur le pavé de la rue des cascades puis je descends la rue de savies après avoir laissé la terrasse de chez zoubir qui n'est ouvert que le soir derrière moi. Crois-moi la rue de savies faut mieux la descendre que la monter. Il est sept heures du matin le fantôme est tellement furieux dans sa voiture que ça fait comme de la fumée dans sa voiture. Je ne la distingue plus très bien. Life is a no-sense articule le chanteur de frustration dans mes oreilles. Je descends la rue de la mare jusqu'en bas. Jusqu'au escalier qui passe au dessus de la petite ceinture. Je laisse le monte en l'air sur ma gauche cette librairie terrible ou je ne vais jamais ou pourtant ils ont des livres supers et une terrasse super mais ou je ne vais jamais. La tête de con du vendeur c'est juste au-dessus de mes forces. J'y suis allé deux fois, une fois car j'avais perdu mon téléphone portable ivre mort et que ma mère ayant appelé mon portable était tombé sur tête de con qui lui avait dit j'ai trouvé ce téléphone devant ma porte ce matin. Je lui avais acheté un nick tosches pour me donner bonne conscience. La seconde fois que je suis allé là c'est pour un show case de fantazio. Je prends la rue qui longe l'église notre dame de la croix, la rue d'eupatoria avec son passage d'eupatoria, je ne sais pourquoi ça me fait toujours penser à philipp k dick. Un coté science fiction dans le nom. Je me retrouve sur la place devant l'église ou gondry à filmé son massacre du bouquin de boris vian mais ou je me souviens surtout qu'il y a déjà quelques années on avait projeté les amants du pont neuf. Je me rappelle à la fin de la projo un type est venu nous voir en disant qu'il avait participé au film, comme cadreur je crois, ou à la photo, il semblait vachement ému et on avait parlé du tournage, dantesque. Je prends la rue du liban puis j'enquille sur la rue des maronites et ça me semble somme toute logique. Don't wanna apologize frémit dans mes oreilles alors que je marche sur le boulevard de belleville avant de traverser à gauche pour descendre la rue jean pierre timbaud. Je passe devant tout ces cafés éteints, l'assassin est fermé mais le cannibale est ouvert, ou bien c'est le contraire. La maison des métallos pionce mais c'est comme d'habitude. Je me demande depuis combien de temps je n'ai pas été à l'alimentation générale, l'UFO bar est fermé, les petites indécises est ouvert. En traversant la rue de la folie méricourt je me souviens soudain que l'anniversaire ou je vais le lendemain soir est dans cette rue puisque le café n'est plus rue keller. Je bifurque un peu sur le boulevard du temple et je regarde l'heure en me disant que je vais mettre une petite heure pour aller au travail. I'm uncivilized. La rue de saintonge est vite parcouru, ainsi que la rue de turenne puis j'enquille la rue vieille du temple. C'est le boulevard des filles du calvaire qui fait la séparation je me dis. C'est plus belleville en surpoids, ménilmontant un peu la dèche, la rue jean pierre timbaud barbue. Rue vieille du temple c'est un autre monde, élevage de qualité première, de la pouliche de compète, des filles élevés au grain, bio, vacances a la baule en été, aux maldives en hiver. Coach personnel. Ici c'est de l'élevage haut de gamme pour donner des héritiers aux élites. Les jeunes filles que je croise deviendront femme de banquier, d'ingénieur, ou de diplomates. Même si c'est pas trop le coin des diplomates. La rue vieille du temps devient la rue du pont louis philippe. C'est vers le salon de thé ou ils font du bon café. Très très serré. Après ce sera une ou deux ponts puis le politburo. C'est le matin. Le fantôme fume faut pas s'en approcher. Je marche depuis presque une heure. La vie s'écoule dans le sens inverse de la seine, je sais ça ne veut rien dire mais j'ai envie d'écrire ça. J'ai envie de prendre la main de la plus belle femme du monde. Il fait presque soleil. Je suis personne et tout le monde. Je suis toi émoi. Je suis toi. Tu émoi. Ça me suffit pour sourire. Ça suffit pour te sourire. Ça suffira largement crois-moi.

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Published by ma vie en biture - dans paris La vie belleville
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