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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 09:52
Eclats de jours

Je me tiens à la périphérie des jours, je suis encore et toujours dans cette camionnette, alors qu'il pleut sur l'écosse. Alors que je longe la gare du nord, à l'heure ou je devrais déjà essayer de dormir en écoutant le masque et la plume en podcast pour parvenir à me lever a six heures le lundi matin d'une nouvelle semaine, alors que je longe la gare du nord je regarde les virés de la vie, les alcooliques et les drogués qui sont les seuls encore présent à plus de minuit. Aux urgence de Lariboisière, la femme devant moi qui a la gueule en sang m'explique qu'elle va porter plainte contre la police. Georges marchais est mort dans cet hôpital je me dis sans que je comprenne trop pourquoi je pense a cela. J'ai vécu à quelques mètres d'ici pendant quelques années, entre vingt cinq et trente ans, après nantes et avant toulouse. Bien avant Bruxelles, bien après rennes. L'infirmière explique a un type qui explique qui souffre de l'oreille qu'il y a huit heures d'attente et qu'il devrait rentrer chez lui et patienter jusqu’à demain matin pour aller au dispensaire. Une infirmière m'accompagne pour me laisser attendre dans une salle un peu triste qui s'appelle la salle d'attente des familles, je sors mon philippe k. dick et je me dis que le réveil sera difficile le lendemain matin. Moins de 48 heures plus tard je suis à la veilleuse en train de fêter le départ en vacances des autres. Nous sommes entre nous dans le rade, belleville semble un peu vide de ses habitants, un peu comme paris du reste. Je ne vois plus que des touristes autour du politburo. On fait un peu les cons avec garçon tout maigre et je me couche ivre mort a je ne sais quelle heure du matin. La journée du lendemain est très difficile, je m'enferme dans mon bureau et je m'allonge sur la moquette pour dormir un peu. Ils tournent un film dans la rue, une scène avec une fille habillé en maillot de bain qui sort de la piscine de pontoise un peu affolé comme si elle venait d'y croiser quelques requins marteaux. Je m'éloigne enfin de catarina island, le fantôme me tient la main et m'explique que tout est apaisé, que la scène est terminé, je regarde les bisons au loin depuis le pont du bateau. Le fantôme dit que tout est bien. Je suis soulagé et heureux, je laisse s'éloigner mon amour de jeunesse et ma peut-être fille, peut-être nièce, peut-être ni l'une ni l'autre. Je me laisse bercer par la voix de la plus belle femme du monde qui chantonne des airs que je ne connais pas. Le vent soulève légèrement ses cheveux et ça fait comme des pailles de bonheur dans le jour finissant sur le pacifique. Comme des pailles de bonheur que tu diriges vers moi.

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Published by ma vie en biture - dans La vie belleville paris
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