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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 17:57
Divers et variés

Philadelphie la ville ou est né, ou a vécu, ou est mort, david goodis, l'homme qui dormait sur le paillasson de la femme qu'il aimait en attendant qu'elle lui ouvre sa porte, philadelphie donc sert de décor au duane swierczynski que je suis en train de lire, et je n'y vois pas un hasard gros malin que je suis, le bouquin est un putain d'hommage a goodis je me dis. Street of no return. Il faut que j'ouvre ma gueule au groupe de thérapie, cette fois-ci il le faut, la fille avant moi à dit cette phrase qui est une des plus cons que j'ai jamais entendu de ma putain de vie. Tout ce qui ne me tue pas me rends plus fort. Ce crétin de Nietzsche n'a jamais connu ni la drogue, ni l'alcool, ni les femmes, ni la vie, ni la mort. Bordel c'est quoi cette phrase à la con ? Alors drink me demande le thérapeute, quelle serait la phrase qui te représenterait, la phrase que tu aurais envie de nous dire. Quem tem cu tem medo. Je répète une deuxième fois et j'explique que c'est du latin sans essayer de paraître trop pédant. Et ça veut dire quoi me demande la fille qui se bouffe les ongles et qui récite du Nietzsche. Tous ceux qui ont un trou du cul connaissent la peur. Je traduis. En sortant de chez moi, je vois les voitures de flics et quelques cars de crs et puis des gens qui sortent des affaires, je comprends que la cantine des pyrénées est en train de se faire virer. Un vent frais balaye la rue, et je lève les yeux vers le ciel pour essayer de deviner s'il va pleuvoir ou pas. Ces derniers temps la rue des pyrénées prend des airs du mail de saint malo. Sans la mer. Sur le boulevard richard lenoir un peu avant la rue oberkampf, sur la droite quand tu viens de bastille, deux boutiques côte à côte semble échanger, se parler, se distraire. Je me dis que c'est un concept que le roi de la capote soit juste à coté de la librairie de la langue. Je me demande. Je me rends compte à quel point je m'enfonce dans une sorte de langoureuse asociabilité, et si en fin de compte j'aimais tant l'été parce qu'il n'y à plus personne, parce que les gens ont quittés la ville, disparus. Pour pas toujours. Ta mère il faut la protéger dit un type pas à casquette à un type à casquette au deux cent quatre vingt dix huit rue des pyrénées devant la boulangerie qui est pas bonne. La mienne c'est trop tard je pense. La fille dit au type qui est en train de biper le code barre de ma bouteille à lentilles mais moins huit c'est pas la mort, je comprends pas pourquoi il flippe autant. Non je lui dis moi j'ai moins huit et demie depuis trente ans et je suis toujours vivant. La fille rigole et je me dis que ça ne plairait pas trop au fantôme. Je rentre à la maison pour la rejoindre. Elle nage dans la mer je crois bien, ou elle lit sur le sable de l'île, alors je me verse un verre de vacqueyras et je lui verse un verre de pineau de charente et j'attends qu'elle vienne trinquer avec moi. C'est tout ce qui me tient en fait. C'est le seul lien que j'ai encore avec les autres, même si c'est pas les autres c'est juste toi. J'attends que tu viennes trinquer avec moi.

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Published by ma vie en biture - dans paris
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