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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 06:56
Brèves de pyrénées

Tu veux bien obéir a maman demande une petite vieille a ce qui semble être son chien, une sorte de ragondin avec des poils. Il fait un peu gris mais je m'en fous, je suis un garçon de l'hiver, je fuis les vacances en été pour éviter toutes ces conneries de plage, de soleil, de tourisme. Je n'ai jamais compris cette fascination pour le beau temps, c'est sans doute pour ça que j'ai jamais compris les bouducons quand j'habitais dans le sud. Il y a un café qui s'appelle saint malo après le quatre cent rue des Pyrénées donc ce n'est plus la rue des Pyrénées. C'est simon bolivar même si c'est la même rue qui continue. Victor m'offre un digestif dans son restaurant au deux cent quatre vingt quatorze rue des Pyrénées, il me donne toujours du cher monsieur. Je regarde ma propre vie dans le miroir de mes illusions. La vie pyrénées s’écoule, les deux russes ont installés leur matelas à l'abri, un peu après l'angle de la rue de ménilmontant, ils sont déjà la le matin quand je pars à l'aube, et ils sont toujours là le soir même quand je reviens tard. Un jour ou le fantôme me tenait par la main en chantant comme elle fait souvent, je l'ai vu sur une échelle en train de repeindre une devanture mais ce fut éphémère. La cantine des Pyrénées qui propose trois plats pour trois euros midi continue de s'accrocher, je crois toujours qu'ils vont se faire virer mais ils sont toujours là. Au bout du bout de la rue des pyrénées je ne vais plus manger au café du métro. Juste à la sortie du métro pyrénées. Le prochain hiver je me dis. J'aime bien leur cuisine simple et vieillotte. Mais c'est mieux en hiver, ils n'ont pas de terrasse et la cuisine n'est pas légère. J'envoie chlore mon corps en allées et venues à la piscine rouvet pour retrouver une forme humaine. On ne mange jamais rue des pyrénées avec la plus belle femme du monde, elle veut toujours aller boire un faux coca à la mer à boire, regarder la tour eiffel depuis le belvédère du parc de belleville et courir après les pigeons en haut de la rue piat. Alors que je marche sous le ciel gris anthracite, ma main cherche la main du fantôme pour être sûr qu'elle est toujours là. Pour être sur que tu es toujours là.

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Published by ma vie en biture - dans La vie belleville
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