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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 20:13
Anatomie bousculaire 35 (Cioran)

Quand je vois un vieillard qui pleure, je ne peux m'empêcher de penser qu'il retourne en enfance. Une vie entière pour arriver au même résultat.

Les jolies femmes sont comme des fantômes dont nous ne pouvons nous détacher l'âme, il nous reste les yeux pour ne les regarder. Et l'esprit pour ne pas les imaginer.

Quand je croise une porteuse de cadavre dans la rue, avec son air satisfait et son ventre rebondi, je ne peux m'empêcher que l'amour finit toujours mal.

Après les lèvres du fantôme, même l'air me semble empreint d'un goût fade et vicié, comme si la nature ne pouvait surmonter l'anormalité.

Les gens croient qu'un échange de bave peut définir une relation. Un semblant de sentiment qui n'est que mirage. Une illusion factice.

J'échange mon cœur chaque jour avec le fantôme. Comme si nous n'en avions qu'un. Car sans doute que nous ne sommes qu'un. Sans doute que nous ne sommes qu'une.

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Published by ma vie en biture - dans Anatomie bousculaire
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