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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 08:36
Requiem pour une autre fois

Je commence l'histoire triste et camé de fatty dans le train mais le message que j'ai entendu m'empêche de me concentrer. J'ai bien compris que quelqu'un est mort mais je n'ai pas compris qui. Je fais une rapide revue des affectifs et la liste est longue de ceux qui ne sont plus très frais. Je me dirais ça un peu plus tard d'ailleurs, j'en ai pas fini avec les enterrements dans le futur proche. C'est pour ça que la veille quand la plus belle femme du monde m'a donné l'âge des parents qui attendaient un enfant et que j'entendais son bonheur à l'état pur, je ne pouvais m'empêcher de penser que cet enfant irait à beaucoup d'enterrements. Mais peut-être que je ramène tout à mézigue. Je me souviens qu'adolescent mes parents avaient l'âge des grands-parents des autres de ma classe. Et que j'avais pas 20 ans que tous mes grands-parents étaient morts. Plus tard alors que ma sœur me dit que le médecin a confirmé la crise cardiaque, et qu'elle m'ait dit qu'il avait encore une pomme dans la main, je me dis que c'est pas étonnant vu les programmes de merde qu'il regardait. Pas bon pour le cœur. Le fantôme est venu me parler un peu après que je lui annoncé la nouvelle. Elle semblait s’inquiéter pour moi. Je parle avec sœur l'américaine qui semble un peu secoué. Comme souvent dans ce genre de cas j'ai l'impression d'être un peu spectateur du malaise des autres. Je pense qu'on va éviter la case église mais ma sœur dit qu'a la fin de sa vie il était devenu croyant. Tu m'étonnes je dis pas, il croyait aussi qu'il parlait a mes grands parents morts dans les années quatre vingt. Il croyait qu'il ne fallait pas qu'il dorme parfois pour nous protéger dans notre sommeil. Je me souviens de la petite cérémonie dans cette minuscule église de campagne ou j'avais lu un petit texte pour la mère de la mère de mon filleul. On peut juste faire une bénédiction je dis, on va pas se taper une messe. On va être 30 a tout casser je dis pas. Peut-être moins. Je culpabilise un peu plus tard, alors que je remonte la rue boyer puis la rue de l'ermitage et que je sens la fatigue me tomber dessus, je culpabilise car je ne pense pas a celui qui est mort mais à la plus belle femme du monde et aux tempêtes dans son crâne. Je me dis qu'un jour il faudra que je m'occupe de ça. Je ne sais pas comment, mais il faudra, que je m'occupe de toi. Je m'occupe enfin de toi.

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Published by ma vie en biture - dans exercice d'admiration
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