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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 21:59
Nos nuits sont des lueurs...

Le quartier résonne du bruit de la fin de la miroiterie. Je n'y allais plus, comme beaucoup d'autres, parce que je trouvais que le squat était devenu une gigantesque machine a cash. Mais je suis triste quand même. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons. J'ai un peu de mal avec le dernier lamalattie, comme j'avais un peu de mal avec le dernier harrison, je me demande toujours ce qui ne va pas quand j'ai un peu de mal à lire. Le lecture est mon oméga, comme l'écriture, aussi je m'inquiète toujours quand l'un ou l'autre me lâche. Je me dis que l'écriture prend le dessus. Je me sens épuisé et je comprends que je n'ai plus l'âge pour enchaîner deux concerts en trois jours, me coucher a l'aube, picoler un peu plus que de raisons. Je me rends compte aussi de mon appétence différente pour la vie. Etre jeune c'est foncer tête la première sur une piste noire sans se poser de questions, grandir c'est foncer tête la première sur une piste noire avec un casque sur le crâne, mûrir c'est foncer sur la piste rouge avec un casque sur la tête en tremblant un peu. Vieillir c'est encore autre chose. Jusqu'ici je n'ai pas vu la différence, avoir 20 ou 40 ans, c'est pareil, la même inconséquence, la même fatuité, vieillir c'est encore autre chose. Quoi je ne sais pas mais c'est encore autre chose. Un arbre a fait tomber un mur de la miroiterie. Je me demande si le fric qui a été amassé au bar aurait pu permettre de sauver le mur. C'est vrai que le squat devenait limite insalubre mais quel squat peut tenir quinze ans ? J'ai l'impression parfois aussi que je pourrais m'effondrer. Enfin que j'aurais pu m'effondrer. Alors que je rentre chez nous, je regarde le fantôme, la plus belle des femmes que ce putain de monde ait porté, je regarde son sommeil léger et son corps aérien, son visage d'une beauté a couper le souffle. Mais je ne suis pas très fort en apnée. Alors je continue de respirer et je reste a regarder et je sais que je ne vais pas encore m'effondrer. Pas tant que la plus belle femme du monde me tiendra la main et qu'elle sera dans mon lit. Tant que je sentirais son souffle près de moi et qu'elle me fera respirer. Le mur ne s'effondrera pas. Ma vie restera debout. Tant que tu seras la. Je resterais debout.

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Published by ma vie en biture - dans La vie belleville
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