Samedi 21 novembre 2009

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Tellement de choses à faire. Tellement. Bien simple même pas le temps de picoler quasi, ou alors des petits verres de ci de là, ou alors. Tellement à lire, lui écrire, lui dire comment j'ai aimé ce livre, comme j'ai aimé la grand-mère et belgrade. Lui dire non pas le brésil bof. Pourquoi le brésil, comme écrirait l'autre. Les films qui se succèdent, le réalisateur me dit non mais une fois que tu as vu cavalier tout te paraît vain, tu vois haneke, c'est tellement sous contrôle, tellement, alors le brut le cavalier, le au commencement était l'émotion ça balaie tout le reste. Tu vois des films intéressants comme dirait l'autre mais il ne reste que cavalier forcément. Hier soir, tu as fait ton beaujolais nouveau tout seul dans la cuisine, tu faisais la vaisselle, rangeait des restes dans le frigo, préparait des plats, le podcast sur les oreilles tu écoutais le masque et la plume. L'écrivain de droite te fait de plus en plus rire, tu te dis il est vraiment génial comme critique, c'est vrai tu l'aime bien, tu essaies de te convaincre que si ça se trouve il aime le petit empereur, après tout. Le masque et la plume cinéma tu peux pas t'empêcher t'es pas tout seul. Surtout s'il y a l'écrivain de droite, tu n'es pas tout seul, toute l'émission tu penses un peu a celle.  C'est peut-être son influence tu te dis. Tu écris aussi, tu réponds à ton beau Lo, qui dit cette fois c'est fini, je fais mes paquets et je pars, tu le savais, tu l'as compris la dernière fois, tu savais qu'elle te détestait, car elle savait que tu étais l'ami de celui qui allait partir. Tu savais en quittant Prague la dernière fois, enfin en fuyant plutôt, tu savais que c'était un adieu. Il dit je vais venir à Paris. Je vais passer à Paris. Tu ris aux éclats quand les critiques dézinguent le film qui se passe au louvre, tu es obligé de t'arrêter, l'économe suspendu en l'air, les épluchures qui pendent de la patate pour des lambeaux de vie un peu fragile. Heu tout va bien. Tu aimes ce moment irréel, quand tout les enfants s'assoient au pied des globes, comme elle raconte l'histoire tout doucement, ces si petits corps dans ce si grand endroit, la très grande bibliothèque semble un peu plus humaine, un peu plus vivante, avec tous ces enfants qui dessinent allongés sur la moquette. Les statues au dessus du parc, il fait gris clair, les voitures en dessous, la seine en dessous. Tu aimes ce moment. La tête de l'enfant malade qui se pause sur ton épaule. Tout va trop vite, un moment est à peine arrivé que le suivant doit passer, tu commences à comprendre, plus on vieillit plus le temps passe vite, tu commences à comprendre, tu évites le beaujolais nouveau, ou tu oublies, enfin tu ne sais plus trop en fait, le lendemain tu bois un bon buzet en faisant la cuisine. Tu ressens de plus en plus de nostalgie pour ces moments déjà envolés, tu as marché un peu avec celle qui ressemble à un petit oiseau fragile de l'extérieur, mais qui te semble d'une force incroyable à l'intérieur. Vous remontez la rue de tolbiac il fait un peu froid. Tu n'aimerais pas l'avoir comme ennemie tu te dis, elle semble si forte, elle te fais presque même un peu peur, sans que tu comprennes la rationalité de ce sentiment. En plus elle t'écrira et créera un mot pour te dire son amitié. Le cinéaste te plaît par sa radicalité, il te dit comme tout à changé, je lui dis oui moi aussi quand je suis revenu je n'ai pas reconnu la ville.  L'inverse de toi. Le type du politburo qui dit a mes collègues, faut me le soigner hein, il y a tellement peu d'hommes, une autre qui me dit, c'est un métier de femme. Une fille assez jolie j'imagine, une grande blonde, avec les cheveux comme la belle des champs, habillée moderne et toc, je la trouve particulièrement chaleureuse, c'est un  métier de femme elle me dit avec un sourire entendu. Je comprends qu'elle est sympa avec moi car elle me croit homo. En classe déjà, les filles soit disant belles que tout le monde draguait devenaient potes avec moi car elles me croyaient homo car je les draguais pas. Elles voyaient comme je m'en foutais. En fait non c'est juste que j'ai pas le même sens de la jolitude que les autres. Tout le passage sur ta grand-mère, tout le passage sur ta famille c'est formidable. C'est pour ça que j'aime pas le brésil, il n'y a plus ta famille. La famille tiens. Ma mère qui semble donner le change, je sais qu'elle sera en forme jusque Noël, elle reverra sa fille, sa petite fille. C'est après je me demande. Quand tout le monde sera reparti. Tiens comme moi. Quand elle sera partie, je me demande comment je vais réagir. Il me restera la littérature. J'ai plus le temps de rien. Plus le temps d'écrire, de me poser, de lire, de chercher, de travailler. Mais en fait c'est ce qui me plaît. Je cours, je cours, je ne supporte pas l'absence du mouvement, alors je continue comme le hamster en cage, monter et remonter les escaliers, faire tourner la roue. Fais tourner comme disait l'autre. Donne moi un peu de souffle et fais tourner. Je peux plus m'arrêter.


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Vendredi 20 novembre 2009

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Ce qui caractérise cette époque c'est avant tout son absence de repères : les souvenirs sont des morceaux de vie arrachés au vide. Nulle amarre. Rien ne les ancre, rien ne les fixe. Presque rien ne les entérine. Nulle chronologie sinon ce que j'ai, au fil du temps, arbitrairement reconstituée : du temps passait. Il y avait des saisons.


                                                                                   Georges PEREC

 


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Jeudi 19 novembre 2009

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Rue de crimée. Je débouche place de bitche, passe devand l'auberge de jeunesse et enquille le quai de seine. Jamais compris que ça s'appelle le quai de seine alors que ça longe l'ourcq. Va comprendre. Il fait encore jour, il fait plus tout a fait jour, il a peine nuit, il fait pas tout à fait nuit, il fait gris, tu sais ce gris entre le jour et la nuit, il fait un peu frais mais sans plus. J'aime bien. On voit le soleil qui disparaît au loin. Des types jouent aux boules le long du quai,  sur une sorte de sable, ça rigole pas trop, moi je marche sur les pavés, un type verse la fin d'un pack de lait dans le canal et puis jette le pack vide dans une poubelle. On se croirait dans un film de lynch. Je croise des filles à vélo, des garçons à vélo, une femme donne une forte poussée à son landau puis marche en le suivant. Elle est habillée tout en noir comme une veuve portugaise. Un gars demande à un autre qui tient sa canne a pêche about de bras s'il a cassé ? Ils ont chacun une sorte de trépied de canne à pêche ou on peut  poser trois ou quatre cannes . Un autre groupe un peu plus loin qui joue aussi aux boules mais visiblement beaucoup plus détendu. En rigolant.  Je longe des gens assis sur les péniches, avec moult pulls et camionneurs, des gens qui semblent attendre que ça démarre. Je marche sur le pavé. Je suis presque au cinéma. Je croise alain rémond qui semble avoir un peu froid, un peu fripé, il porte des gants, peut-être qu'il sort du mk2 quai de seine je me dis, je regarde les films à l'affiche, il a du aller voir le resnais. Ou pas. Peut-être même qu'il n'était pas au cinéma. Il n'a pas une gueule à sortir d'un film de resnais.  Ca rends joyeux non ? Je passe devant les terrasses chauffés, aujourd'hui il y a ce type assis sur le banc un peu avant la place de stalingrad qui fabrique des sortes de djembé. Je bifurque à gauche, je pense a cet endroit un peu abrité ou se terrent quelques précaires alcooliques comme qui dirait l'autre. Tout les jours je le place ça précaire alcoolique. Je pense au film d'e la veille. Après le film je dis a hell t'as vu c'était françois négret le type avec la moustache, celui qui raconte l'histoire de philippe. Hell me dit c'est bien ce que je pensais mais j'ai eu un doute je le croyais mort. En tout cas je dis il avait disparu. Je traverse la place entre stalingrad et jaurès avec tous ces gens qui paraissent pas aller très bien, marrant comme ça craint plus maintenant, avant c'était place de la came maintenant c'est place de la loose. La place des gens à l'ouest qui ne savent plus ou aller. Je prends le 26, le bus ou  ça gueule, ou jacte trop fort, ou les poussettes volent, ou ça suinte un peu le malaise des fois. Quand je descends du bus, je me dis que c'est mon monde ici. Forcément. C'est déjà ça.

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Mardi 17 novembre 2009

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Tu rencontres tellement de gens ces temps ci, que tu ne sais plus par quel bout les prendre, par quel phrase ouvrir les hostilités, par quel morceau les dévorer. Le réalisateur qui ressemble un peu à denis lavant te donne rendez-vous au même endroit. Tu lis le livre d'une autre. Tu as un peu de mal avec le brésil. La troisième que tu as rencontré l'autre jour te dit qu'elle viendra peut-être à la journée sur le grand écrivain. Tu laisses la quatrième dans le métro sans lui avoir beaucoup parlé, tu te souviens juste que tu as bu une pinte pendant qu'elle buvait une bière. Tu commences à confondre les gens les lieux, tu ne sais plus trop si tu arrives à parler à tes amis, tu lis cette autre histoire d'argentine avec ces millions de psys qui semblent quadrillés la capitale, tu erres hagard dans le brésil d'une grande blonde avec des talons noirs. Les jours se succèdent dans cette salle un peu grise du politburo, tu erres dans ton esprit avec ces femmes auxquelles tu ne peux rien raconter, elles lisent des livres que tu ne connais pas, tu vas voir des films dont elles ignorent l'existence, elles parlent de l'évolution de leurs enfants, vous n'avez rien en commun, rien de rien, c'est même pas la faute de personne, c'est juste la vie ainsi. Tu penses que maintenant tu ne peux plus quitter ton boulot dès que ça t'ennuie, tu n'es plus en âge de partir, de repartir, de recommencer. Tu sais dorénavant que tu ne quitteras plus paris, tu sais dorénavant que tu ne vas pas chercher encore un nouveau boulot, tu sais maintenant que tu es dans le dur, l'âge des possibles semblent s'éloigner, quand à l'inconnu... Tu crois encore au pouvoir de découverte de la ville, tu crois encore que tu peux découvrir des lieux des gens des émotions. Tu te demandes si tu y crois encore. Ca te rappelle ce qu'hell te dit, elle a peur de finir comme une vieille bique. Tu te demandes si toi tu n'as peur de finir tout simplement. Tu te demandes si on est pas déjà sur la fin, sur la pente descendante. Bordel, tu croyais depuis une petite vingtaine d'années que la vie allait enfin démarrer mais c'était une illusion tout ça, la vie ne démarre jamais, elle continue, elle ne s'arrête pas non plus hein comprenons-nous bien, mais elle s'écoule. Ni plus ni moins. Alors c'est comme pour la cuisine, tu mets ce poivre du cambodge dans tous les plats pour les relever un peu, ben là c'est la même, tu essaies de mettre un peu de poivre dans ta vie, mais il n'y a plus grand chose a épicer. Quelques émotions sur une exposition, quelques errances des corps dans la nuit, quelques battements de tempo a des concerts, quelques illusions de vie. Cette croyance débile de rater sa vie comme si on pouvait décider de la réussir. Tu as l'impression que le peu de gens que tu aimais s'éloignent de toi mais non c'est juste toi qui est incapable du moindre signe, de la moindre émotion, du moindre geste. Il ne faut pas t'étonner, toi aussi tu finiras comme une vieille bique. C'est sans doute pas si grave. Ouvre les yeux en attendant. Ce serait con de rater l'hiver.


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Lundi 16 novembre 2009

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Je descends dans le métro. Un peu en retard. Déjà en retard. En descendant les escaliers après le passage du tourniquet magique je me dis merde j'ai rien à lire. Je viens de finir mon dernier livre, j'ai pas le libé du jour, merde j'ai rien à lire, ce qui pour moi  dans le métro est un catastrophe absolu, je préfère encore aller chez le médecin faire vérifier ma prostate que d'être dans le métro sans rien avoir à me mettre sous les yeux. Bon je remonte. En retard pour en retard elle m'attendra je me dis. Je pourrais lire le figaro devant tout le monde dans le métro tellement je suis prêt à tout pour ne pas m'ennuyer et regarder les tunnels et les stations défilés dans un morne et métronomique ennui. Plus de livres, c'est curieux j'en ai toujours un d'avance voire quinze. Et là non, je ne sais pas encore que je vais entrer dans l'argentine des ténèbres, après le chili de la dictature et avant le brésil des vacances. Je remonte au kiosque. Justement je vais chercher des livres, c'est un peu l'argument de la rencontre les deux livres qu'elle doit me donner. Je ressors du métro. Achète libé. Je lis le sms ou elle me dit royal, et puis l'heure du rendez-vous, je crois que royal c'est le nom du café, j'achète libé et elle me dit je n'aurais pas libé sous le bras. Je redescends dans le métro. Mon pass navigo bloque car visiblement les cons comme moi qui ressortent du métro après avoir passé le tourniquet ne sont pas envisageables. Putain faut se rendre au guichet pour demander au type de passer et il vous regarde avec cet air réprobateur que tous les cons qui ont le moindre pouvoir en ce bas-monde prennent pour se venger des vicissitudes de leur  vie. Visiblement. Je lui envoie un sms dans le métro pour dire je suis en retard. Elle le recevra bien plus tard, beaucoup plus tard, bien après que je sois arrivé. Quiproquo. Le métro se traïne. Je descends a jacques bonsergent, alors que j'aurai du descendre à république. Ensuite je vais faire un autre tuc improbable. Je prends la rue de lancry dans le mauvais sens. je m'éloigne. Je deboule sur le boulevard et pas du tout sur le canal. Retour. Retraverser magenta, je me dis merde j'ai habité la pendant 5 ans comment je peux me tromper. Je traverse le canal, j'ai compris que c'était a droite quand on partait de république. Encore une erreur. Je remonte, encore une erreur, quand j'arrive vers l'hôtel du nord je me dis ça doit être plus bas. Bordel le retard. Un quart d'heure maintenant. Je veux appeler. Oh non je vais arriver je me dis. Tu parles, je redescends le canal, j'arrive presque en bas, de l'autre côté du canal je repère le magasin qu'elle m'a indiqué pour me répèrer. Traversée du canal. Bordel c'était presque à république. Merde j'ai 20 minutes de retard. Elle va se barrer je me dis et puis je me souviens du sms qui dit je suis en retard elle va pas s'inquièter. Je rentre dans le café. Je cherche une personne esseulée, j'en vois pas, à droite du zinc je devine vaguement une personne blonde qui pourrait correspondre mais elle est à une table isolé avec un type, et je me dis  quand tu attends quelqu'un tu prends une table pour trois ou quatre si t'es pas toute seule. Là ils sont tous les deux. Le type mange. Bon c'est pas elle. Je ressors du café. Bordel je vais rentrer je me dis, une demi-heure de retard. Bordel. Aucun autre café à l'horizon, bordel je l'appelle, ce qui chez un autiste comme moi est carrèment un effort surhumain. Ca répond pas. Bordel. On peut pas laisser de messages la boîte est pleine. Rebordel de rebordel. J'envoie un sms. Heu je suis perdu je trouve pas. Alors je reste devand ce café c'est celui là c'est sur, merde, pas un autre café à l'horizon enfin je remonte vaguement le canal. Personne dans le rade quand je suis rentré ne semblait m'attendre. Merde elle s'est barrée ? Mon téléphone sonne, ouf c'est elle, elle prononce mon prénom une, deux fois, semble totalement hallucinée, c'est toi elle dit c'est toi, ben merde je me dis c'est quoi cette cinglé avec laquelle j'ai rendez vous qui m'appelle sur mon portable pour me demander si c'est bien moi, ben qui veux-tu que ce soit, oui c'est moi je dis. Un type qui se fait passer pour toi est en face de moi depuis une demi-heure elle me dit. Bon c'est le bon café, elle se lève, me tombe presque dans les bras, j'ai l'impression qu'elle est soulagé. Le type en face d'elle continue de manger, explique qu'il est écrivain. Très satisfait de lui. Je comprends rien, je m'accoude au zinc je commande un picon. Le type est mort de rire, très fier de lui il explique au barman qu'elle à cru qu'elle avait rendez-vous avec lui. Mais il est vieux je dis, il est pas du tout roux. Il est même pas blond. Elle est débile je me dis. Elle est tendue surtout. Le type très à l'aise, très auto-satisfait, je commence à comprendre, elle me dit il est entré à 8 heures s'est installé en face de moi, j'ai cru que c'était toi. On reste pas longtemps au bar, elle est mal à l'aise, le type est toujours à la table. Il mange tranquille. Elle me dit on va ailleurs c'est pas possible de rester là. Elle m'emmène au restaurant. Plus tard, je commence à comprendre, même si je ne comprends pas . J'en rigole, elle explique à sa copine qui nous à rejoint. Je prends ça en rigolant. Je raconte à coloc. Au restaurant elle hallucinée, elle raconte à sa copine, elle raconte au téléphone. On fume une clope dehors, je me rends compte que les deux filles font une bonne tête de plus que moi. Je me demande si je suis nain ou si toutes les filles que je rencontre sont grandes. Une semaine avant j'ai ramené la bouteille de vodka à cette fille, j'ai fais le messager et c'est pareil, la fille c'est plié quasi en deux pour me claquer la bisette. Tout le repas elle est hallucinée. Elle parle de sandra. Je me rends pas compte du choc qu'elle a ressenti. Je comprends pas trop. Je trouve ça comique. Je raconte à coloc' en rigolant. Elle me dit et alors si tu n'étais pas toi qu'est ce que ça change. C'est juste ça, je me dis, au bout de toutes ces années, on croit se connaître. Le peu de gens que j'ai rencontré dans ma vie de blogs m'ont tous parus cohérents. C'est juste ça. Elle comprenait pas. Elle me dédicace ses livres. Elle me dit tu te rends compte si tu n'étais jamais venu. Non pas trop. J'arrive pas à toucher son trouble. Le type là, ça ne pouvait pas être moi. C'est ce que je me dis. Mais peut-être que si au fond. C'aurait pu être moi. Je sais pas.  Je suis content que tu sois toi je me dis en pensant à elle. Et je suis content d'être moi. Pour une fois. Si si.

 

 

 



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